Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2307357(TA77-2307357)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 30 mars 2023 par lequel le préfet de Seine-et-Marne refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant sierra-léonais, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a retenu que le préfet avait méconnu l'intérêt supérieur des enfants de M. B, protégé par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en ne tenant pas compte de ses liens familiaux avec ses cinq enfants, dont deux de nationalité française. En conséquence, le tribunal a annulé l'ensemble des décisions contestées et enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. B dans un délai d'un mois.
N° TA77-2203078(TA77-2203078)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la société L'Atelier d'une demande d'indemnisation pour le préjudice subi du fait de l'illégalité fautive de l'arrêté préfectoral du 23 août 2019, qui avait prononcé la fermeture administrative de son restaurant pour trois semaines. Le tribunal a examiné la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique. Il a reconnu que l'illégalité de l'arrêté constituait une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. La solution retenue est que l'État est condamné à réparer les préjudices directs et certains résultant de cette faute.
N° TA77-2412987(TA77-2412987)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de traiter sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a considéré que la demande était manifestement mal fondée, car la requérante n'avait pas justifié de l'urgence nécessaire à l'obtention des mesures sollicitées, ni démontré que l'administration aurait commis une carence caractérisée dans le traitement de son dossier. L'ordonnance s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles R. 431-5 et R. 431-15-1, relatifs aux délais de dépôt des demandes et à la délivrance des attestations de prolongation d'instruction.
N° TA77-2203077(TA77-2203077)
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la demande de la société L'Atelier, qui réclamait 336 933 euros à la commune d'Ivry-sur-Seine pour le préjudice subi du fait de l'illégalité d'un arrêté municipal du 30 juin 2019 limitant les horaires d'ouverture des débits de boisson. Le tribunal a rappelé que l'illégalité de cet arrêté, déjà annulé par un jugement définitif, constitue une faute de nature à engager la responsabilité de la commune. Cependant, la société requérante n'a pas apporté la preuve d'un lien direct et certain entre cette illégalité et le préjudice économique allégué, l'attestation d'expert-comptable produite étant jugée insuffisante pour établir un manque à gagner. Par conséquent, la requête a été rejetée, et la société a été condamnée à verser 3 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA77-2412952(TA77-2412952)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle. Le juge estime que le refus implicite de renouvellement du titre de séjour, né du silence de l'administration, ne constitue pas, par lui-même, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, même en l'absence de renouvellement de l'attestation de prolongation d'instruction. La condition d'urgence n'est pas caractérisée au sens de l'article L. 521-2, la simple suspension du contrat de travail ne suffisant pas à établir une nécessité de bénéficier à très bref délai d'une mesure de sauvegarde. La décision se fonde sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2412986(TA77-2412986)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui demandait à être convoquée pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas satisfaite, car la requérante n'a pas suivi la procédure de prise de rendez-vous en ligne ou par courrier postal mise en place par la préfecture du Val-de-Marne, se limitant à des courriels sans réponse. Il relève également qu'elle a saisi le tribunal plus d'un an après sa demande initiale. La requête est rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA77-2412959(TA77-2412959)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant centrafricain, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui remettre son titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas satisfaite, car l'attestation de décision favorable délivrée en décembre 2023, conformément à l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, permet déjà à l'intéressé de justifier de la régularité de son séjour et d'effectuer les démarches nécessaires à ses études. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA77-2412543(TA77-2412543)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 16 septembre 2024 suspendant le permis de conduire de M. B pour six mois. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la situation invoquée par le requérant, qui a besoin de son permis pour son activité professionnelle itinérante, résulte de son propre comportement : il a été contrôlé à 144 km/h sur une route limitée à 80 km/h, soit un excès de vitesse de près du double. Cette circonstance, au regard des impératifs de sécurité routière, ne permet pas de caractériser une urgence justifiant la suspension. La requête est donc rejetée sans examen des moyens de légalité.
N° TA77-2413007(TA77-2413007)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun, rendue par le juge des référés, rejette la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales (droit au séjour, au travail, à la formation) en raison du non-renouvellement de son récépissé. Le juge a rejeté la requête après avoir constaté que la condition d'urgence n'était pas suffisamment établie et que la demande était mal fondée, sans ordonner les mesures sollicitées.
N° TA77-2207626(TA77-2207626)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la société Copror, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 25 février 2022 par lequel le maire de Maisons-Alfort a refusé de lui délivrer un permis de construire un immeuble de sept logements collectifs. Le tribunal a jugé que le projet, situé dans le périmètre d’un site patrimonial remarquable, était soumis à l’avis conforme de l’architecte des Bâtiments de France (ABF), dont l’avis défavorable du 15 décembre 2021 a été substitué par celui du préfet de région, rejetant le recours administratif préalable obligatoire de la société. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 621-32 du code du patrimoine et R. 424-14 du code de l’urbanisme.
N° TA77-2411926(TA77-2411926)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A visant à suspendre la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne rejetant sa demande de remise de sa carte de résident. La requête a été rejetée au motif que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d’une situation d’urgence particulière, notamment en raison de l’engagement d’une procédure d’expulsion à son encontre. Le tribunal a également prononcé l’admission provisoire de M. A au bénéfice de l’aide juridictionnelle.
N° TA77-2406070(TA77-2406070)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme C, qui demandait l'annulation du refus de renouvellement de son titre de séjour en qualité de réfugié. La préfète du Val-de-Marne ayant délivré le titre de séjour sollicité le 18 septembre 2024, la requérante a obtenu satisfaction. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, prononce un non-lieu à statuer.
N° TA77-2412134(TA77-2412134)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 24 septembre 2024 mettant en demeure les requérants de quitter les locaux qu'ils occupent sans droit ni titre. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants ne justifiant pas d'une situation de vulnérabilité particulière ou d'un risque immédiat et grave pour leur situation personnelle, malgré leur occupation ancienne. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de l'occupation illicite des locaux d'habitation.
N° TA77-2412174(TA77-2412174)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par M. B A sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative pour obtenir la modification d'une précédente ordonnance du 23 août 2024, en raison de son inexécution partielle par la préfète du Val-de-Marne. Le tribunal a constaté que, si un récépissé avait été délivré, aucune décision sur le fond de la demande de renouvellement de carte de résident n'avait été prise dans le délai imparti, constituant un élément nouveau justifiant une nouvelle intervention. En conséquence, il a fait droit à la demande en modifiant l'ordonnance initiale et en enjoignant à la préfète de réexaminer la demande de titre de séjour, sur le fondement des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2412196(TA77-2412196)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne rejetant la demande de titre de séjour de M. A. Le juge a constaté que la condition d'urgence, invoquée par le requérant en raison du risque pour son emploi suite à l'expiration de son récépissé, n'était pas suffisamment établie, faute de précisions sur son parcours. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de légalité soulevés. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2412195(TA77-2412195)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 18 septembre 2024 par laquelle l'Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France avait suspendu l'agrément de la Sarl FZR Ambulances pour une durée de trois mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société ne pouvant se prévaloir de sa propre situation financière résultant de manquements répétés aux obligations du code de la santé publique (notamment l'article R. 6312-10). Aucun des moyens soulevés, dont l'erreur manifeste d'appréciation, n'a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la sanction, jugée proportionnée.
N° TA77-2412836(TA77-2412836)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension de la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne refusant de lui délivrer une carte de résident. La requête a été jugée irrecevable car le requérant n’a pas produit, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative, une copie de sa requête en annulation de la décision contestée. En l’absence de cette pièce, les conclusions à fin de suspension ont été considérées comme manifestement irrecevables, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’urgence ou le doute sérieux sur la légalité.
N° TA77-2411885(TA77-2411885)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 11 septembre 2024 ordonnant la fermeture pour un mois de l'établissement "Burger Addict" à Créteil. La société requérante n'a soulevé aucun moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, fondée sur le code du travail. Les conclusions subsidiaires présentées sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative ont été jugées irrecevables en raison de l'impossibilité de cumuler les deux procédures de référé dans une même requête.
N° TA77-2411740(TA77-2411740)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de M. A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que cette demande était dépourvue d'utilité, car la demande de titre de séjour de M. A, déposée en février 2024, avait fait l'objet d'une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la délivrance d'un récépissé ferait obstacle à l'exécution de cette décision de rejet. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA77-2411717(TA77-2411717)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de Mme B, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la délivrance sous astreinte d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande de Mme B, déposée le 19 mai 2024, avait fait l'objet d'une décision implicite de rejet à l'issue du délai de trois mois prévu par les articles R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la mesure sollicitée aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, rendant la requête mal fondée.