Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2408807(TA77-2408807)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus d’admission au bachelor universitaire de technologie « Métiers du multimédia et de l’internet » à l’IUT de Sénart-Fontainebleau pour l’année 2024-2025. Le requérant invoquait l’injustice de la décision, mais n’a apporté aucun élément probant à l’appui de ses allégations. L’université a justifié ce refus par la capacité d’accueil limitée et l’insuffisance du dossier de M. C. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l’éducation et du code de justice administrative.
N° TA77-2413154(TA77-2413154)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, qui demandait au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de l'Essonne de lui délivrer un récépissé et d'accélérer l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a constaté son incompétence territoriale, car Mme A réside dans l'Essonne, et qu'en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du même code, le litige relève du tribunal administratif de Versailles. La requête a donc été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence ou le bien-fondé de la demande.
N° TA77-2210027(TA77-2210027)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, un ressortissant afghan, qui contestait la décision du 7 octobre 2022 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et que le requérant ne justifiait pas son absence à l'embarquement pour un transfert vers l'Autriche, pays responsable de sa demande d'asile. Cette absence constituait un manquement aux exigences des autorités, justifiant la cessation des conditions matérielles d'accueil sur le fondement de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été déclarée sans objet, M. D ayant déjà obtenu l'aide juridictionnelle totale.
N° TA77-2409952(TA77-2409952)
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par les parents d’un enfant, A, d’une demande d’annulation du refus de la directrice académique de Seine-et-Marne de les autoriser à instruire leur fils en famille pour l’année 2024-2025. Les requérants invoquaient notamment l’état de santé de l’enfant, suivi pour un trouble du spectre autistique. Le tribunal a examiné la demande au regard des articles L. 131-5 et R. 131-11-5 du code de l’éducation, qui subordonnent l’autorisation à l’existence d’une situation propre à l’enfant motivant un projet éducatif adapté. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision se fonde sur les dispositions du code de l’éducation et du code de justice administrative.
N° TA77-2312225(TA77-2312225)
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) de lui accorder la prime "MaPrimeRénov" pour l'installation d'une pompe à chaleur. La solution retenue est fondée sur l'article 2 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020, qui subordonne l'octroi de la prime au dépôt de la demande avant le début des travaux. En l'espèce, les travaux ayant été réalisés avant le dépôt de la demande le 13 septembre 2022, et aucune dérogation exceptionnelle n'étant applicable, le tribunal a jugé la décision de rejet légale.
N° TA77-2312114(TA77-2312114)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que les conclusions de Mme B, de nationalité ukrainienne, tendant à obtenir la remise de son titre de séjour "étudiant" et un rendez-vous pour son renouvellement, étaient devenues sans objet. En effet, la préfecture du Val-de-Marne a justifié avoir remis à l'intéressée son titre de séjour le 23 janvier 2024, puis un nouveau titre valable jusqu'en février 2025 le 20 mars 2024. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2409530(TA77-2409530)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative par M. B, qui sollicitait une indemnité de 100 000 euros pour un accident de la route imputé à un défaut de signalisation d'un séparateur de voie appartenant au département du Val-de-Marne, constate que sa demande est devenue sans objet. En effet, un jugement au fond du 7 octobre 2024 a déjà statué sur les droits du requérant en condamnant le département. Par conséquent, le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur la demande de provision et rejette les conclusions accessoires au titre des frais de justice.
N° TA77-2413153(TA77-2413153)
Cette requête, examinée par le Tribunal administratif de Melun, concerne une demande de référé-liberté présentée par Mme A, ressortissante iranienne, qui sollicite la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour afin de justifier de la régularité de son séjour et de pouvoir travailler. La juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête comme manifestement mal fondée. Elle estime que la condition d’urgence n’est pas caractérisée, la requérante ne démontrant pas de circonstances particulières justifiant une intervention dans les quarante-huit heures, et que l’administration n’a pas porté une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales. La décision s’appuie notamment sur l’article R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui distingue l’attestation de dépôt de l’attestation de prolongation d’instruction.
N° TA77-2312157(TA77-2312157)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-de-Marne de fixer un rendez-vous à M. A, ressortissant congolais, dans un délai d'un mois, pour lui permettre de déposer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a constaté que M. A justifiait d'une urgence, en raison de l'absence de rendez-vous depuis plus d'un an malgré ses nombreuses tentatives et de sa situation personnelle et familiale. La solution retenue s'appuie sur le droit de tout étranger de voir sa situation examinée dans un délai raisonnable, conformément aux articles R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2413071(TA77-2413071)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par les parents d'un enfant autiste afin d'obtenir sa scolarisation provisoire dans un institut médico-éducatif (IME) ou un hôpital de jour. Les requérants invoquaient une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l'éducation de leur enfant, garanti par le Préambule de la Constitution de 1946 et le code de l'éducation. La rectrice de l'académie de Créteil a opposé l'incompétence de l'État pour l'affectation en IME ou hôpital de jour. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie et que l'atteinte invoquée n'était pas manifestement illégale, l'administration ayant accompli les diligences nécessaires dans la limite de ses compétences.
N° TA77-2401792(TA77-2401792)
Le Tribunal administratif de Melun a constaté le désistement d’office de M. A, qui contestait une obligation de quitter le territoire français sans délai, une fixation du pays de renvoi et une interdiction de retour. Saisi d’un recours pour excès de pouvoir, le juge a appliqué l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, après avoir invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions. Faute de réponse dans le délai imparti, M. A est réputé s’être désisté. L’ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l’instance.
N° TA77-2308812(TA77-2308812)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, un ressortissant soudanais demandeur d'asile, qui contestait le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de sa situation de précarité et de l'absence de proposition d'hébergement. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour M. B d'avoir demandé la communication des motifs de la décision implicite. Il a également jugé que le refus était légal, dès lors que M. B avait refusé l'orientation en région qui lui avait été proposée, ce qui constitue un motif de refus prévu par l'article L. 551-15 du code précité.
N° TA77-2401772(TA77-2401772)
Le Tribunal administratif de Melun a constaté le désistement d'office de M. B, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Val-de-Marne. Ce désistement est intervenu en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de sa requête dans le mois suivant le rejet de son référé-suspension. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement par une ordonnance.
N° TA77-2308090(TA77-2308090)
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun concerne le désistement d’office de Mme et M. B, qui contestaient un titre de recette émis par le département du Val-de-Marne pour le recouvrement de 1 221 euros. Faute pour les requérants d’avoir confirmé le maintien de leurs conclusions après une mise en demeure fondée sur l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, ils sont réputés s’être désistés. Le tribunal donne acte de ce désistement par application de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA77-2209948(TA77-2209948)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, qui contestait l'arrêté du 3 octobre 2022 par lequel le maire de Crécy-la-Chapelle s'était opposé à sa déclaration préalable de travaux. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, jugeant que le maire démissionnaire pouvait légalement continuer à exercer ses fonctions jusqu'à la désignation de son successeur, conformément à l'article L. 2122-15 du code général des collectivités territoriales. Le second moyen, relatif au caractère non définitif d'un jugement mentionné dans l'arrêté, a été rejeté faute de précisions suffisantes. En conséquence, la requête a été rejetée et Mme A a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA77-2306532(TA77-2306532)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite du préfet de Seine-et-Marne refusant de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante congolaise. Le juge estime que ce refus méconnaît l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la présence continue en France depuis plus de sept ans, de la vie familiale avec son concubin titulaire d’un titre de séjour et de leurs quatre enfants nés en France. Il enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois, sans astreinte.
N° TA77-2410805(TA77-2410805)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A contestant l'affectation de sa fille au lycée Flora Tristan de Montereau pour l'année 2024-2025. La requérante invoquait des difficultés de transport, cet établissement étant plus éloigné que le lycée Thibaut de Champagne à Provins. Le tribunal a jugé que l'argument du temps de transport était inopérant et que la décision d'affectation, fondée sur les articles D. 211-10 et D. 211-11 du code de l'éducation, ne révélait pas d'erreur d'appréciation, la fille de la requérante ayant un barème inférieur au dernier élève admis dans le lycée souhaité.
N° TA77-2313672(TA77-2313672)
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement pur et simple de Mme A, qui contestait le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour "vie privée et familiale" par la préfète du Val-de-Marne. Par une ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 2ème chambre a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement et en a donné acte, mettant ainsi fin à l'instance.
N° TA77-2404722(TA77-2404722)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la préfète du Val-de-Marne refusant d’enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Par un mémoire du 18 octobre 2024, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucune des conclusions accessoires (injonction ou frais de justice) n’a été examinée au fond.
N° TA77-2301377(TA77-2301377)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne rejetant la demande de renouvellement du titre de séjour "étudiant" de M. A, ressortissant marocain. Le tribunal estime que la préfète a commis une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A justifiait de la réalité de ses études (admission en master 2) et de moyens d'existence suffisants (contrat d'apprentissage). En conséquence, il enjoint à la préfète de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.