Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2400853(TA77-2400853)

Sursis à délivrance de passeport et CNI pour mineur. Tribunal administratif de Melun. Incompétence territoriale constatée, transmission au tribunal administratif de Paris. Application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, fondée sur le lieu de résidence du demandeur à Paris.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2109300(TA77-2109300)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C, adjointe administrative au tribunal judiciaire de Créteil, qui contestait le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une irrégularité de l'avis de la commission de réforme (absence de médecin spécialiste et de représentant du personnel), ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a examiné ces moyens à la lumière des dispositions du décret n°86-442 du 14 mars 1986, mais a estimé qu'ils n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions des 26 mars et 27 juillet 2021.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2413137(TA77-2413137)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré que le délai de 48 heures pour quitter les lieux, combiné à l'absence de solution de relogement, créait une situation nécessitant une intervention dans les 48 heures. Il a également jugé que l'arrêté du maire, fondé sur son pouvoir de police générale pour des motifs de sécurité et de salubrité publiques, ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales invoquées, comme le droit à une vie familiale normale. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2111965(TA77-2111965)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 21 décembre 2021 par laquelle le recteur de l'académie de Créteil avait placé M. B, professeur, en autorisation spéciale d'absence (ASA) après une suspension de quatre mois. Le tribunal juge que cette mesure, prise d'office et sans demande de l'intéressé, visait à prolonger artificiellement la suspension au-delà du délai légal de quatre mois prévu par l'article 30 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983, en l'absence de poursuites pénales. Cette décision méconnaît également l'article 21 de la même loi, l'ASA étant réservée à des motifs familiaux ou parentaux. L'État est condamné à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2000841(TA77-2000841)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, enseignant vacataire, qui contestait un titre exécutoire de 459,91 euros émis par l’Université Paris Descartes pour un indu de salaire suite à un double versement de ses vacations de 2018. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir tirée de l’absence de recours préalable obligatoire, le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ne s’appliquant pas aux établissements publics comme l’université. Sur le fond, il a jugé le titre suffisamment motivé et a estimé que le moyen relatif au prélèvement à la source était sans incidence sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2107861(TA77-2107861)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui contestait les arrêtés du ministre de l'intérieur du 1er juin 2021 prorogeant son stage puis y mettant fin avec radiation du corps des ingénieurs des systèmes d'information et de communication. Le tribunal a écarté les moyens soulevés contre la prorogation de stage, estimant que le vice de procédure n'était pas précisé, que l'erreur de fait n'était pas établie au vu des évaluations professionnelles, et que le détournement de pouvoir n'était pas démontré. Concernant la décision de fin de stage et de radiation, le tribunal a jugé que l'administration était tenue de radier M. B des cadres suite à sa demande de réintégration au ministère des armées, et que le moyen tiré d'un vice de consentement n'était pas assorti de précisions suffisantes. La requête a donc été rejetée, les textes appliqués étant la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA77-2411972(TA77-2411972)

Cette requête, examinée par le Tribunal Administratif de Melun, concerne la demande de M. B de modifier des ordonnances antérieures pour obtenir la restitution de son titre de circulation aéroportuaire et la liquidation d’une astreinte. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a constaté que le préfet de police avait délivré une nouvelle habilitation et que le badge était disponible, rendant sans objet la demande de modification des injonctions. En revanche, le tribunal a fait droit à la demande de liquidation de l’astreinte, prononcée par l’ordonnance du 19 septembre 2024, en raison du retard dans l’exécution de l’injonction de restitution. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code de l’aviation civile et du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2300171(TA77-2300171)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée, qu'elle avait été précédée d'un examen particulier de sa situation et que la procédure, incluant l'avis du collège de médecins de l'OFII, était régulière. Il a également estimé que le préfet ne s'était pas estimé en situation de compétence liée et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme étaient infondés. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi ont été validées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2302260(TA77-2302260)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant ghanéen, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 14 février 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, l'erreur de fait, la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2302002(TA77-2302002)

Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 25 janvier 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant marocain, et l'a obligé à quitter le territoire. La juridiction retient que la préfète a commis un défaut d'examen sérieux en s'estimant liée par l'utilisation d'un faux document d'identité, sans vérifier si des motifs exceptionnels justifiaient une admission au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination sont également annulées. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. A.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2306913(TA77-2306913)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A, ressortissante camerounaise, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète du Val-de-Marne d’enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une incompétence, une erreur de fait et de droit, ainsi qu’une méconnaissance de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a constaté, par une ordonnance de référé du 18 juillet 2023, que la préfecture avait finalement convoqué Mme A, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes et rejeté le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2300197(TA77-2300197)

Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de la société Entreprise Boraine de Mécanique, qui contestait la résiliation de son accord-cadre avec Météo-France pour la fourniture de supports pour stations automatiques. Le tribunal a estimé que la décision de résiliation n'était pas entachée d'incompétence du signataire et que les manquements reprochés (retards de livraison répétés, défauts de conformité) étaient suffisamment graves et établis pour justifier la résiliation. Il a également jugé que la sanction n'était pas disproportionnée, les difficultés économiques invoquées par la société ne constituant pas un cas de force majeure l'exonérant de ses obligations contractuelles. La demande de la société a donc été rejetée dans son intégralité.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2110691(TA77-2110691)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 30 septembre 2021 par laquelle le ministre des armées a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident de travail de M. A survenu le 25 mai 2021. Le tribunal estime que le ministre a commis une erreur d'appréciation en considérant que la blessure était sans lien avec le service ou liée à un état antérieur, alors que les deux accidents (19 et 25 mai 2021) sont survenus dans le temps et le lieu du service et sont liés aux fonctions de déménageur de l'intéressé. La décision s'appuie sur l'article 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983, qui présume imputable au service tout accident survenu dans ces conditions. En conséquence, le tribunal enjoint au ministre des armées de reconnaître l'imputabilité au service de cet accident.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2404404(TA77-2404404)

Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun concerne un litige portant sur le refus implicite de délivrance d’un passeport et d’une carte nationale d’identité pour une mineure. Le tribunal se déclare incompétent territorialement au profit du Tribunal administratif de Montreuil, en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Il retient que le requérant résidait à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, ce qui relève du ressort de Montreuil. En conséquence, le dossier est transmis à cette juridiction.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2305475(TA77-2305475)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné le recours de M. A contre le refus du préfet des Yvelines de délivrer une carte nationale d'identité et un passeport à sa fille, au motif que la reconnaissance de filiation paternelle serait frauduleuse. Le tribunal rappelle que si la délivrance de ces titres est un droit pour tout Français, l'administration peut écarter un acte de droit privé (reconnaissance de paternité) lorsqu'une fraude est établie, sous le contrôle du juge. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le jugement s'appuie sur les articles 18, 310-3, 321 et 335 du code civil, ainsi que sur les décrets n° 55-1397 et n° 2005-1726.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2408733(TA77-2408733)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par les parents de l'enfant C A B, né avec une lésion du plexus brachial suite à une dystocie des épaules lors de son accouchement à l'hôpital Jean-Rostand (AP-HP) le 28 mars 2008. Par un jugement du 25 mars 2022, la responsabilité de l'AP-HP avait déjà été engagée pour défaut d'évaluation du risque et abstention de proposer une césarienne, constituant une faute au sens de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. Les requérants demandent une provision complémentaire pour des préjudices temporaires et permanents (tierce personne, déficit fonctionnel, préjudice esthétique). Le tribunal, après avoir rappelé le principe de responsabilité non sérieusement contestable, doit se prononcer sur le bien-fondé de la demande de provision au vu des éléments du dossier.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2304097(TA77-2304097)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi en référé provision par la société RPM TP, qui réclamait le paiement d'une facture de 36 354 euros TTC à l'établissement public d'aménagement Orly Rungis-Seine Amont (EPA ORSA), dans le cadre d'un accord-cadre de travaux conclu en 2018. Le juge des référés a fait droit à la demande, estimant que l'obligation de payer n'était pas sérieusement contestable, l'EPA ORSA n'ayant pas produit d'observations en défense. Il a condamné l'EPA ORSA à verser la somme principale, assortie des intérêts moratoires au taux légal majoré de huit points à compter de la mise en demeure du 31 mai 2022, avec capitalisation, ainsi que l'indemnité forfaitaire de 40 euros pour frais de recouvrement. Cette décision se fonde sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de la commande publique relatives aux intérêts moratoires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2104809(TA77-2104809)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A D, brigadier-chef de la police nationale, qui contestait son exclusion temporaire de fonctions de 24 mois (dont 18 avec sursis) prononcée par le ministre de l'intérieur le 23 décembre 2020. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, en application du décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et d'indemnisation.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2413298(TA77-2413298)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C qui demandait d'enjoindre au préfet de l'Essonne de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate que la requérante réside dans l'Essonne, département relevant du ressort du tribunal administratif de Versailles en vertu des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par conséquent, le tribunal de Melun se déclare territorialement incompétent et rejette l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2306954(TA77-2306954)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, contestant l'arrêté du 30 mai 2023 de la préfète du Val-de-Marne lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a estimé que la décision de refus n'était pas entachée d'erreur d'appréciation quant à la menace pour l'ordre public, en raison de la nature et de la récence des condamnations pénales de l'intéressé pour trafic de stupéfiants et vols avec violence. Il a également jugé que cette décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la gravité des faits. La solution s'appuie sur les articles L. 432-1 et L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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