Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2403012(TA77-2403012)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 14 février 2024 lui refusant le séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal écarte l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il retient que la décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) a été régulièrement notifiée et que la préfète du Val-de-Marne disposait d'une délégation de signature valable. La solution est fondée sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA77-2105915(TA77-2105915)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de Mme B, agent contractuelle de la chambre des métiers et de l'artisanat d'Île-de-France, qui contestait le non-renouvellement de son contrat à durée déterminée. Le tribunal rappelle qu'un agent n'a aucun droit au renouvellement de son contrat et que la décision de ne pas le renouveler, fondée sur l'intérêt du service, n'est pas soumise à une obligation de motivation ni au respect du principe du contradictoire, dès lors qu'elle ne constitue pas une sanction disciplinaire. Il estime que le motif tiré des insuffisances professionnelles de l'intéressée, établi par les pièces du dossier, n'est entaché ni d'inexactitude matérielle ni d'erreur manifeste d'appréciation. La décision est fondée sur les principes généraux du droit applicables aux agents contractuels publics.
N° TA77-2305475(TA77-2305475)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné le recours de M. A contre le refus du préfet des Yvelines de délivrer une carte nationale d'identité et un passeport à sa fille, au motif que la reconnaissance de filiation paternelle serait frauduleuse. Le tribunal rappelle que si la délivrance de ces titres est un droit pour tout Français, l'administration peut écarter un acte de droit privé (reconnaissance de paternité) lorsqu'une fraude est établie, sous le contrôle du juge. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le jugement s'appuie sur les articles 18, 310-3, 321 et 335 du code civil, ainsi que sur les décrets n° 55-1397 et n° 2005-1726.
N° TA77-2304097(TA77-2304097)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi en référé provision par la société RPM TP, qui réclamait le paiement d'une facture de 36 354 euros TTC à l'établissement public d'aménagement Orly Rungis-Seine Amont (EPA ORSA), dans le cadre d'un accord-cadre de travaux conclu en 2018. Le juge des référés a fait droit à la demande, estimant que l'obligation de payer n'était pas sérieusement contestable, l'EPA ORSA n'ayant pas produit d'observations en défense. Il a condamné l'EPA ORSA à verser la somme principale, assortie des intérêts moratoires au taux légal majoré de huit points à compter de la mise en demeure du 31 mai 2022, avec capitalisation, ainsi que l'indemnité forfaitaire de 40 euros pour frais de recouvrement. Cette décision se fonde sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de la commande publique relatives aux intérêts moratoires.
N° TA77-2104809(TA77-2104809)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A D, brigadier-chef de la police nationale, qui contestait son exclusion temporaire de fonctions de 24 mois (dont 18 avec sursis) prononcée par le ministre de l'intérieur le 23 décembre 2020. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, en application du décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et d'indemnisation.
N° TA77-2306954(TA77-2306954)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, contestant l'arrêté du 30 mai 2023 de la préfète du Val-de-Marne lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a estimé que la décision de refus n'était pas entachée d'erreur d'appréciation quant à la menace pour l'ordre public, en raison de la nature et de la récence des condamnations pénales de l'intéressé pour trafic de stupéfiants et vols avec violence. Il a également jugé que cette décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la gravité des faits. La solution s'appuie sur les articles L. 432-1 et L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2302123(TA77-2302123)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C D, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du 25 janvier 2023 de la préfète du Val-de-Marne lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, l'irrégularité de la procédure et la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA77-2408733(TA77-2408733)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par les parents de l'enfant C A B, né avec une lésion du plexus brachial suite à une dystocie des épaules lors de son accouchement à l'hôpital Jean-Rostand (AP-HP) le 28 mars 2008. Par un jugement du 25 mars 2022, la responsabilité de l'AP-HP avait déjà été engagée pour défaut d'évaluation du risque et abstention de proposer une césarienne, constituant une faute au sens de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. Les requérants demandent une provision complémentaire pour des préjudices temporaires et permanents (tierce personne, déficit fonctionnel, préjudice esthétique). Le tribunal, après avoir rappelé le principe de responsabilité non sérieusement contestable, doit se prononcer sur le bien-fondé de la demande de provision au vu des éléments du dossier.
N° TA77-2110691(TA77-2110691)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 30 septembre 2021 par laquelle le ministre des armées a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident de travail de M. A survenu le 25 mai 2021. Le tribunal estime que le ministre a commis une erreur d'appréciation en considérant que la blessure était sans lien avec le service ou liée à un état antérieur, alors que les deux accidents (19 et 25 mai 2021) sont survenus dans le temps et le lieu du service et sont liés aux fonctions de déménageur de l'intéressé. La décision s'appuie sur l'article 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983, qui présume imputable au service tout accident survenu dans ces conditions. En conséquence, le tribunal enjoint au ministre des armées de reconnaître l'imputabilité au service de cet accident.
N° TA77-2404404(TA77-2404404)
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun concerne un litige portant sur le refus implicite de délivrance d’un passeport et d’une carte nationale d’identité pour une mineure. Le tribunal se déclare incompétent territorialement au profit du Tribunal administratif de Montreuil, en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Il retient que le requérant résidait à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, ce qui relève du ressort de Montreuil. En conséquence, le dossier est transmis à cette juridiction.
N° TA77-2306164(TA77-2306164)
Refus de délivrance d’un passeport et d’une carte nationale d’identité. Tribunal administratif de Melun. Incompétence territoriale constatée, transmission au tribunal administratif de Versailles. Application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2413298(TA77-2413298)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C qui demandait d'enjoindre au préfet de l'Essonne de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate que la requérante réside dans l'Essonne, département relevant du ressort du tribunal administratif de Versailles en vertu des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par conséquent, le tribunal de Melun se déclare territorialement incompétent et rejette l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA77-2413292(TA77-2413292)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car le requérant ne justifie pas de circonstances particulières nécessitant une intervention à très bref délai, la seule privation de titre de séjour n'étant pas suffisante. Il rappelle que l'urgence au sens de l'article L. 521-2 est distincte de celle prévue à l'article L. 521-1. Aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'est donc retenue.
N° TA77-2306998(TA77-2306998)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite du préfet de Seine-et-Marne refusant la délivrance d'un titre de séjour à Mme B, ressortissante moldave. Le tribunal retient que le préfet n'a pas communiqué les motifs de ce refus implicite à la requérante, malgré sa demande, ce qui constitue un défaut de motivation au regard des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer à Mme B une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa demande dans un délai de deux mois.
N° TA77-2300171(TA77-2300171)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée, qu'elle avait été précédée d'un examen particulier de sa situation et que la procédure, incluant l'avis du collège de médecins de l'OFII, était régulière. Il a également estimé que le préfet ne s'était pas estimé en situation de compétence liée et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme étaient infondés. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi ont été validées.
N° TA77-2300197(TA77-2300197)
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de la société Entreprise Boraine de Mécanique, qui contestait la résiliation de son accord-cadre avec Météo-France pour la fourniture de supports pour stations automatiques. Le tribunal a estimé que la décision de résiliation n'était pas entachée d'incompétence du signataire et que les manquements reprochés (retards de livraison répétés, défauts de conformité) étaient suffisamment graves et établis pour justifier la résiliation. Il a également jugé que la sanction n'était pas disproportionnée, les difficultés économiques invoquées par la société ne constituant pas un cas de force majeure l'exonérant de ses obligations contractuelles. La demande de la société a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA77-2302002(TA77-2302002)
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 25 janvier 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant marocain, et l'a obligé à quitter le territoire. La juridiction retient que la préfète a commis un défaut d'examen sérieux en s'estimant liée par l'utilisation d'un faux document d'identité, sans vérifier si des motifs exceptionnels justifiaient une admission au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination sont également annulées. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. A.
N° TA77-2307046(TA77-2307046)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à M. B, ressortissant malien, au motif d’un défaut de motivation. La décision est illégale car le préfet n’a pas communiqué les motifs de son refus malgré la demande de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de trois mois.
N° TA77-2306913(TA77-2306913)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A, ressortissante camerounaise, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète du Val-de-Marne d’enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une incompétence, une erreur de fait et de droit, ainsi qu’une méconnaissance de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a constaté, par une ordonnance de référé du 18 juillet 2023, que la préfecture avait finalement convoqué Mme A, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes et rejeté le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux frais de justice.
N° TA77-2301680(TA77-2301680)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A, qui contestait le refus partiel de remise de sa dette de prime d’activité (4 218,92 euros) par la caisse d’allocations familiales de Seine-et-Marne. Le juge, statuant sur le fondement de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, a examiné la situation de précarité et la bonne foi du requérant. Il a estimé que M. A n’apportait pas de justificatifs suffisants de ses ressources et charges, malgré une invitation en ce sens, pour justifier une remise totale ou partielle supplémentaire. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et de remise totale.