Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2105915(TA77-2105915)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de Mme B, agent contractuelle de la chambre des métiers et de l'artisanat d'Île-de-France, qui contestait le non-renouvellement de son contrat à durée déterminée. Le tribunal rappelle qu'un agent n'a aucun droit au renouvellement de son contrat et que la décision de ne pas le renouveler, fondée sur l'intérêt du service, n'est pas soumise à une obligation de motivation ni au respect du principe du contradictoire, dès lors qu'elle ne constitue pas une sanction disciplinaire. Il estime que le motif tiré des insuffisances professionnelles de l'intéressée, établi par les pièces du dossier, n'est entaché ni d'inexactitude matérielle ni d'erreur manifeste d'appréciation. La décision est fondée sur les principes généraux du droit applicables aux agents contractuels publics.
N° TA77-2110691(TA77-2110691)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 30 septembre 2021 par laquelle le ministre des armées a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident de travail de M. A survenu le 25 mai 2021. Le tribunal estime que le ministre a commis une erreur d'appréciation en considérant que la blessure était sans lien avec le service ou liée à un état antérieur, alors que les deux accidents (19 et 25 mai 2021) sont survenus dans le temps et le lieu du service et sont liés aux fonctions de déménageur de l'intéressé. La décision s'appuie sur l'article 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983, qui présume imputable au service tout accident survenu dans ces conditions. En conséquence, le tribunal enjoint au ministre des armées de reconnaître l'imputabilité au service de cet accident.
N° TA77-2305475(TA77-2305475)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné le recours de M. A contre le refus du préfet des Yvelines de délivrer une carte nationale d'identité et un passeport à sa fille, au motif que la reconnaissance de filiation paternelle serait frauduleuse. Le tribunal rappelle que si la délivrance de ces titres est un droit pour tout Français, l'administration peut écarter un acte de droit privé (reconnaissance de paternité) lorsqu'une fraude est établie, sous le contrôle du juge. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le jugement s'appuie sur les articles 18, 310-3, 321 et 335 du code civil, ainsi que sur les décrets n° 55-1397 et n° 2005-1726.
N° TA77-2408733(TA77-2408733)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par les parents de l'enfant C A B, né avec une lésion du plexus brachial suite à une dystocie des épaules lors de son accouchement à l'hôpital Jean-Rostand (AP-HP) le 28 mars 2008. Par un jugement du 25 mars 2022, la responsabilité de l'AP-HP avait déjà été engagée pour défaut d'évaluation du risque et abstention de proposer une césarienne, constituant une faute au sens de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. Les requérants demandent une provision complémentaire pour des préjudices temporaires et permanents (tierce personne, déficit fonctionnel, préjudice esthétique). Le tribunal, après avoir rappelé le principe de responsabilité non sérieusement contestable, doit se prononcer sur le bien-fondé de la demande de provision au vu des éléments du dossier.
N° TA77-2302123(TA77-2302123)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C D, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du 25 janvier 2023 de la préfète du Val-de-Marne lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, l'irrégularité de la procédure et la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA77-2300171(TA77-2300171)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée, qu'elle avait été précédée d'un examen particulier de sa situation et que la procédure, incluant l'avis du collège de médecins de l'OFII, était régulière. Il a également estimé que le préfet ne s'était pas estimé en situation de compétence liée et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme étaient infondés. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi ont été validées.
N° TA77-2300197(TA77-2300197)
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de la société Entreprise Boraine de Mécanique, qui contestait la résiliation de son accord-cadre avec Météo-France pour la fourniture de supports pour stations automatiques. Le tribunal a estimé que la décision de résiliation n'était pas entachée d'incompétence du signataire et que les manquements reprochés (retards de livraison répétés, défauts de conformité) étaient suffisamment graves et établis pour justifier la résiliation. Il a également jugé que la sanction n'était pas disproportionnée, les difficultés économiques invoquées par la société ne constituant pas un cas de force majeure l'exonérant de ses obligations contractuelles. La demande de la société a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA77-2301680(TA77-2301680)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A, qui contestait le refus partiel de remise de sa dette de prime d’activité (4 218,92 euros) par la caisse d’allocations familiales de Seine-et-Marne. Le juge, statuant sur le fondement de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, a examiné la situation de précarité et la bonne foi du requérant. Il a estimé que M. A n’apportait pas de justificatifs suffisants de ses ressources et charges, malgré une invitation en ce sens, pour justifier une remise totale ou partielle supplémentaire. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et de remise totale.
N° TA77-2202713(TA77-2202713)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus de la commission de recours de l'invalidité de lui accorder une pension militaire d'invalidité pour son hypoacousie bilatérale. Le tribunal a rappelé qu'en matière de pensions militaires, il statue en plein contentieux et doit apprécier les droits de l'intéressé. Il a appliqué les articles L. 2 et L. 3 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, qui imposent au demandeur de prouver l'imputabilité de l'infirmité au service, sans que la seule survenance pendant le service ne suffise. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la décision de la commission de recours de l'invalidité.
N° TA77-2206864(TA77-2206864)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 31 mai 2022 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusait à M. A, ressortissant afghan, le rétablissement des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a relevé que la décision attaquée était fondée sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, inapplicable en l'espèce, et a substitué à cette base légale erronée les dispositions de l'article L. 744-8 du même code, dans sa rédaction antérieure au 1er janvier 2019. Il a jugé que l'OFII avait méconnu ces dispositions en refusant le rétablissement sans motif valable, alors que M. A avait obtenu le statut de réfugié. La décision a été annulée, et il a été enjoint à l'OFII de réexaminer la demande de M. A dans un délai d'un mois.
N° TA77-2204744(TA77-2204744)
Le Tribunal Administratif de MELUN annule la décision du 15 mars 2022 par laquelle le maire de Tigeaux a exercé le droit de préemption sur une parcelle appartenant à M. D. La décision est annulée pour insuffisance de motivation, car elle ne mentionne pas l'objet précis du projet justifiant la préemption, en méconnaissance des articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme. Le tribunal accueille ainsi le moyen soulevé par le requérant, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA77-2306394(TA77-2306394)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné le recours de Mme C épouse B, de nationalité indienne, qui contestait le refus implicite de la préfète du Val-de-Marne de renouveler son titre de séjour "étudiante" et son récépissé. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation, arguant de la nécessité de ces documents pour effectuer un stage de fin d'études. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, la préfecture avait délivré à l'intéressée une carte de séjour temporaire valable jusqu'en janvier 2025. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction, celles-ci étant devenues sans objet.
N° TA77-2306352(TA77-2306352)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite du préfet de Seine-et-Marne refusant de renouveler le titre de séjour de M. A. Le tribunal a jugé que la demande de renouvellement, présentée par courrier le 23 février 2023, était complète et a fait naître une décision implicite de rejet le 23 juin 2023. M. A avait demandé la communication des motifs de cette décision avant son intervention, le 19 juin 2023, rendant cette demande sans objet et privant la décision implicite d'illégalité sur ce point. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA77-2306471(TA77-2306471)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par deux ressortissants algériens, Mme D épouse A et M. A, contestant des décisions implicites de refus de délivrance de certificats de résidence algériens. En cours d'instance, les requérants se sont désistés de leurs requêtes, ce désistement étant pur et simple. Le tribunal a donné acte de ce désistement, sans examiner le fond des moyens soulevés, notamment la violation de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Aucune des conclusions des requérants n'a donc été accueillie.
N° TA77-2209948(TA77-2209948)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, qui contestait l'arrêté du 3 octobre 2022 par lequel le maire de Crécy-la-Chapelle s'était opposé à sa déclaration préalable de travaux. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, jugeant que le maire démissionnaire pouvait légalement continuer à exercer ses fonctions jusqu'à la désignation de son successeur, conformément à l'article L. 2122-15 du code général des collectivités territoriales. Le second moyen, relatif au caractère non définitif d'un jugement mentionné dans l'arrêté, a été rejeté faute de précisions suffisantes. En conséquence, la requête a été rejetée et Mme A a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA77-2308812(TA77-2308812)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, un ressortissant soudanais demandeur d'asile, qui contestait le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de sa situation de précarité et de l'absence de proposition d'hébergement. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour M. B d'avoir demandé la communication des motifs de la décision implicite. Il a également jugé que le refus était légal, dès lors que M. B avait refusé l'orientation en région qui lui avait été proposée, ce qui constitue un motif de refus prévu par l'article L. 551-15 du code précité.
N° TA77-2309527(TA77-2309527)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la société C.E.F et Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision de la directrice générale de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) du 11 juillet 2023 rejetant leur recours préalable. Cette décision confirmait le retrait de la prime "MaPrimeRénov" accordée à Mme B, au motif que les travaux d’isolation avaient débuté avant le dépôt de la demande, en méconnaissance de l’article 2 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. Les requérantes invoquaient une simple erreur matérielle sur la date de la facture, les travaux ayant en réalité été achevés après le dépôt. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable en raison de sa tardiveté, sans examiner le fond du moyen.
N° TA77-2306472(TA77-2306472)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par deux ressortissants algériens, Mme D épouse A et M. A, contestant des décisions implicites de refus de délivrance de certificats de résidence algériens. En cours d'instance, les requérants ont obtenu les titres de séjour sollicités et se sont désistés purement et simplement de leurs requêtes. Le tribunal a donné acte de ce désistement, sans examiner le bien-fondé des moyens soulevés, notamment la violation de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA77-2301377(TA77-2301377)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne rejetant la demande de renouvellement du titre de séjour "étudiant" de M. A, ressortissant marocain. Le tribunal estime que la préfète a commis une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A justifiait de la réalité de ses études (admission en master 2) et de moyens d'existence suffisants (contrat d'apprentissage). En conséquence, il enjoint à la préfète de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA77-2312157(TA77-2312157)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-de-Marne de fixer un rendez-vous à M. A, ressortissant congolais, dans un délai d'un mois, pour lui permettre de déposer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a constaté que M. A justifiait d'une urgence, en raison de l'absence de rendez-vous depuis plus d'un an malgré ses nombreuses tentatives et de sa situation personnelle et familiale. La solution retenue s'appuie sur le droit de tout étranger de voir sa situation examinée dans un délai raisonnable, conformément aux articles R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.