Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2311727(TA77-2311727)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B contestant le refus du président du conseil départemental de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n'a pas justifié avoir formé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, comme l'exige l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation du tribunal, l'intéressé n'a pas produit la preuve de ce recours. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2310008(TA77-2310008)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus implicite de la CAF du Val-de-Marne de lui accorder le revenu de solidarité active (RSA) pour 2022. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, conformément à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation du tribunal, M. A n'a pas produit les pièces requises dans le délai imparti. L'ordonnance, fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, rejette la requête sans examen au fond.
N° TA77-2307677(TA77-2307677)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de carte de séjour temporaire. En cours d’instance, la préfète du Val-de-Marne lui a délivré le titre de séjour sollicité. Le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 1 000 euros à son avocat.
N° TA77-2404428(TA77-2404428)
Le Tribunal administratif de Melun a constaté le désistement d'office de Mme B, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le juge des référés avait rejeté sa demande de suspension le 11 avril 2024, faute de moyen sérieux. Faute pour la requérante d'avoir confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois suivant la notification de cette ordonnance, comme l'exige l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. L'ordonnance donne acte de ce désistement.
N° TA77-2300297(TA77-2300297)
Le Tribunal administratif de Melun a constaté que la requête de M. B, qui demandait l’annulation du refus implicite de la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour autorisant à travailler, était devenue sans objet. En effet, l’administration a délivré en cours d’instance le récépissé sollicité, puis la carte de séjour temporaire elle-même. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 1 000 euros au conseil du requérant, sous réserve de renonciation à l’aide juridictionnelle.
N° TA77-2208861(TA77-2208861)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B pour contester le refus implicite de la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". En cours d'instance, le décès de la requérante a été constaté. Le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet. Les conclusions accessoires, notamment celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées. La décision se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2412073(TA77-2412073)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante birmane, pour contester la décision de la préfète du Val-de-Marne de "classer sans suite" sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la préfète, estimant que la simple convocation de l'intéressée à un rendez-vous ne privait pas la requête d'objet. Il a ensuite fait droit à la demande de suspension, considérant que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, la préfète n'ayant pas produit d'observations sur le fond.
N° TA77-2411892(TA77-2411892)
Refus de renouvellement de carte professionnelle. Tribunal administratif de Melun. Rejet de la demande de suspension. Le juge des référés a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence de l'auteur de l'acte, irrégularité de la procédure de consultation du TAJ, erreur d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision du CNAPS. Application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.
N° TA77-2411886(TA77-2411886)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'une décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour formée par Mme A. Le juge a relevé d'office que la préfète du Val-de-Marne avait fait droit à la demande de renouvellement moins de quatre mois après son dépôt, conformément à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, empêchant ainsi la naissance d'une décision implicite de rejet. Par conséquent, les conclusions de la requérante étaient dépourvues d'objet et irrecevables.
N° TA77-2403034(TA77-2403034)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant ukrainien, contestant l'arrêté du préfet de police de Paris du 28 décembre 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et fondée sur les dispositions du 1° et du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'entrée irrégulière de l'intéressé et de la menace pour l'ordre public que constituait son comportement. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du droit à un permis de conduire ukrainien, ce dernier n'étant pas un titre de séjour. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA77-2403007(TA77-2403007)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 11 mars 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne obligeait M. B, ressortissant roumain, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et lui interdisait de circuler pour deux ans. La juridiction a jugé que la préfète n'avait pas établi que le comportement de M. B, fondé sur une unique infraction de conduite sans permis non suivie de condamnation pénale, constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision d'obligation de quitter le territoire français a été annulée, entraînant par voie de conséquence l'annulation des décisions subséquentes.
N° TA77-2403016(TA77-2403016)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé, qu'il ne révélait ni défaut d'examen ni erreur d'appréciation, et qu'il ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier d'attaches familiales stables en France. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA77-2403019(TA77-2403019)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 21 février 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et considère que la décision ne méconnaît ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3 de cette même convention. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2403020(TA77-2403020)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant moldave, qui contestait l'arrêté du préfet de la Moselle du 23 février 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la convention européenne précitée. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
N° TA77-2411144(TA77-2411144)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du recteur de l'académie de Créteil refusant l'affectation d'une aide humaine individuelle de 24 heures par semaine pour l'enfant B, scolarisé en ULIS. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'enfant bénéficiant déjà d'un accompagnement individualisé de 8 heures par semaine et d'un suivi mutualisé au sein d'une structure ULIS adaptée, permettant de répondre à ses besoins malgré l'absence de mise en œuvre intégrale de la notification de la MDPH. La requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2403681(TA77-2403681)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A d’une requête en excès de pouvoir visant à contester la décision du président du tribunal judiciaire de Créteil fixant son complément indemnitaire annuel pour 2022. Par un mémoire du 12 juin 2024, la requérante s’est désistée purement et simplement de son instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 29 octobre 2024. Aucune autre solution au fond n’a été retenue.
N° TA77-2403012(TA77-2403012)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 14 février 2024 lui refusant le séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal écarte l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il retient que la décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) a été régulièrement notifiée et que la préfète du Val-de-Marne disposait d'une délégation de signature valable. La solution est fondée sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA77-2411998(TA77-2411998)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision 48SI du 11 juillet 2024 invalidant le permis de conduire de M. B pour solde de points nul. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés du défaut de notification de la décision et de l'illégalité des retraits de points antérieurs, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La condition d'urgence, bien que potentiellement remplie compte tenu de la profession de chauffeur de taxi du requérant, n'a pas été retenue comme suffisante pour justifier la suspension. La requête a donc été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions accessoires.
N° TA77-2412761(TA77-2412761)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par M. C, un jeune majeur malien, pour demander la suspension de la décision du 1er octobre 2024 par laquelle le président du conseil départemental de Seine-et-Marne a mis fin à sa prise en charge au titre de l’aide sociale à l’enfance. Le juge a constaté l’urgence, M. C se trouvant isolé, sans hébergement, sans ressources et sans titre de séjour, et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 222-5 du code de l’action sociale et des familles était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a ordonné la suspension de la décision attaquée et enjoint au département de réexaminer la situation de M. C dans un délai de sept jours, tout en lui procurant sans délai un hébergement et une prise en charge de ses besoins fondamentaux.
N° TA77-2413300(TA77-2413300)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour présentée par M. A, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas démontré d'atteinte grave et immédiate à sa situation, malgré le risque d'éloignement invoqué, compte tenu de son maintien en situation irrégulière pendant plusieurs années. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.