Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2410493(TA77-2410493)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 19 décembre 2023 par lequel le maire de Nemours avait accordé un permis de construire à la société "LNC Orion" pour un ensemble de 85 logements. La société requérante, propriétaire d'un terrain voisin, invoquait l'urgence et plusieurs moyens relatifs à l'incomplétude du dossier de demande et à la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme (PLU). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les travaux n'ayant pas commencé et ne devant débuter qu'après l'obtention d'une autorisation définitive, et a également considéré qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La requête a été rejetée, et la société requérante a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune de Nemours et 1 500 euros à la société "LNC Orion" au titre des frais de justice.
N° TA77-2410793(TA77-2410793)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de Mme B, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de traiter sa demande de titre de séjour en qualité de conjointe de français. Le juge a estimé que la demande était dépourvue d'utilité, car le silence de l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, et que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur le défaut d'utilité et l'obstacle à l'exécution d'une décision administrative. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que les articles R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2308151(TA77-2308151)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par l'association Le Mur espace de création d'une requête en excès de pouvoir visant à annuler une décision du maire de Moret-Loing-et-Orvanne du 26 juin 2023 et à obtenir une indemnité de 25 000 euros. Par un mémoire du 3 octobre 2024, l'association s'est désistée purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.
N° TA77-2412595(TA77-2412595)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 9 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant, entré en France muni d'un visa de circulation Schengen, ne justifiait pas d'une entrée régulière au sens de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car il ne remplissait pas les conditions de durée de séjour prévues par le code frontières Schengen. La décision a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA77-2412490(TA77-2412490)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. A B, ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 7 octobre 2024 ordonnant sa remise aux autorités italiennes et lui interdisant de circuler en France pour un an. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), et une violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal, après avoir examiné les moyens soulevés, a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions de remise et d'interdiction de circulation fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2412641(TA77-2412641)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante marocaine qui n'avait pas reçu son titre de séjour étudiant renouvelé, malgré une décision favorable de la préfète du Val-de-Marne. Le juge a constaté que, postérieurement à la requête, la préfète avait convoqué l'intéressée pour la remise du titre et le dépôt d'une demande de renouvellement, faisant ainsi droit à sa demande. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. L'ordonnance a également condamné l'État à verser 2 000 euros à la requérante au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2410992(TA77-2410992)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de M. B, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour l'enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le juge a considéré que la demande de M. B, dont le titre de séjour avait expiré en février 2023, devait être regardée comme une première demande et non un renouvellement, et qu'il ne justifiait pas avoir épuisé les démarches nécessaires, notamment en signalant son changement d'adresse. En l'absence d'utilité de la mesure sollicitée, la condition d'urgence n'a pas été examinée et la requête a été rejetée.
N° TA77-2205973(TA77-2205973)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la société Byblos Human Security Ile-de-France, qui demandait l'annulation de la décision implicite de la ministre du travail refusant d'autoriser le licenciement de M. B, un salarié protégé. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par la société, notamment l'erreur de fait et l'insuffisance de gravité des griefs, n'étaient pas fondés. Il a également estimé que la société ne pouvait utilement invoquer la méconnaissance des articles L. 111-2 et L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, car la décision ministérielle ne se substitue pas à celle de l'inspecteur du travail. La solution retenue confirme ainsi le refus d'autorisation de licenciement, en application des dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés représentants du personnel.
N° TA77-2205223(TA77-2205223)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 4 février 2022 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé d’étendre le regroupement familial au fils de M. C, ressortissant pakistanais. Le tribunal juge que l’administration a inexactement apprécié la condition de ressources, dès lors que les revenus du demandeur, appréciés sur les douze mois précédant la demande, étaient suffisants au regard des articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il enjoint à la préfète d’accorder le regroupement familial sollicité dans un délai de deux mois.
N° TA77-2205500(TA77-2205500)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d’une demande d’indemnisation pour un choc anaphylactique subi le 6 mai 2020 à l’hôpital Henri-Mondor, suite à l’administration d’amoxicilline malgré une allergie connue. L’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) a reconnu sa faute, mais contestait l’imputabilité du préjudice. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’AP-HP sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, estimant que les souffrances endurées (évaluées à 2/7) étaient imputables à cette faute. Il a condamné l’AP-HP à verser 1 000 euros à M. A en réparation de son préjudice, ainsi que 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA77-2210240(TA77-2210240)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, un salarié protégé, qui demandait l'annulation de la décision de l'inspecteur du travail du 5 septembre 2022 autorisant son licenciement pour motif disciplinaire. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article R. 2421-4 du code du travail avait été respectée, l'inspecteur ayant communiqué les pièces au salarié et entendu les témoins. Il a également estimé que la matérialité des faits de harcèlement sexuel (propos et gestes inappropriés) était établie par des témoignages précis et concordants. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée et M. A a été condamné à verser 500 euros à la société au titre des frais de justice.
N° TA77-2300695(TA77-2300695)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet née du silence de la préfète du Val-de-Marne sur la demande de carte de séjour "vie privée et familiale" de Mme B, ressortissante tunisienne. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir de la préfète, estimant que le dossier avait été complété et qu'une décision implicite était née. Il a jugé que le refus méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la vie familiale établie en France depuis 2017 et de la présence d'un enfant français né en 2020. La décision s'appuie sur les stipulations de l'article 8 de la CESDH.
N° TA77-2303246(TA77-2303246)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant soudanais, qui contestait la décision du 2 mars 2023 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin à ses conditions matérielles d'accueil de demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, qu'elle n'était pas entachée d'un défaut d'examen de la situation personnelle de l'intéressé et que la procédure contradictoire prévue à l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avait été respectée. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 20 de la directive 2013/33/UE était inopérant, la décision ne portant pas atteinte à la dignité de M. B. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA77-2312906(TA77-2312906)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, un ressortissant guinéen, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 4 octobre 2023 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait procédé à un examen réel de sa situation. Il a également estimé que le requérant avait été informé des risques de cessation des conditions matérielles d'accueil dans une langue qu'il comprenait, conformément aux articles L. 551-10 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, la décision de l'OFII n'a pas été jugée entachée d'erreur de fait ou d'inexacte application de l'article L. 551-16 du même code.
N° TA77-2111147(TA77-2111147)
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné les requêtes de la société Airport Handling Partner contestant les décisions implicites de rejet de l'inspection du travail et de la ministre du travail concernant des demandes d'autorisation de transfert conventionnel de dix-sept salariés protégés. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la société requérante, jugeant que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'erreur de droit et l'incompétence de l'administration, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions administratives, sans faire droit aux demandes d'annulation ou d'injonction. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'extrait, mais la décision s'inscrit dans le cadre du code du travail et du code de justice administrative.
N° TA77-2109258(TA77-2109258)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné les demandes de la société Airport Handling Partner visant à obtenir l'annulation des décisions implicites de rejet de l'inspection du travail concernant le transfert conventionnel de 17 salariés protégés, ainsi que des décisions confirmatives de la ministre du travail. La société requérante soutenait notamment que l'administration avait commis une erreur de droit en se fondant sur une ordonnance du juge des référés et en requalifiant sa demande. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a également rejeté les conclusions de la société intervenante Onet Airport Services au titre des frais de justice. Cette décision s'inscrit dans le cadre du contrôle de l'autorisation administrative de transfert de salariés protégés, en application des articles L. 1224-1 du code du travail et des dispositions relatives au licenciement des salariés protégés.
N° TA77-2202491(TA77-2202491)
Désistement de requête. Tribunal administratif de Melun. Donne acte du désistement pur et simple de M. A de son recours contre la mise en demeure de la commune d'Ivry-sur-Seine d'enlever un dépôt, sous peine d'un titre exécutoire de 160 euros. Application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2310475(TA77-2310475)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la société Food NST d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 7 août 2023 retirant son autorisation d’activité partielle. En cours d’instance, l’administration a retiré cette décision en accordant une nouvelle autorisation identique le 29 avril 2024. Le juge a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA77-2310589(TA77-2310589)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante chinoise, qui demandait l’annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de carte de séjour « étudiant ». La requérante invoquait des moyens inopérants, comme la précarité de sa situation ou son engagement dans ses études, sans incidence sur la légalité de la décision. Le tribunal a appliqué l’article R. 222-1 du code de justice administrative, constatant que les moyens soulevés étaient soit inopérants, soit manifestement insusceptibles de venir au soutien de la requête.
N° TA77-2104313(TA77-2104313)
Le Tribunal Administratif de MELUN était saisi par la société Airport Handling Partner de demandes d'annulation des décisions implicites de rejet de l'inspection du travail, confirmées par la ministre du travail, refusant d'autoriser le transfert conventionnel de dix-sept salariés protégés. La société requérante soutenait notamment que l'administration avait commis une erreur de droit en se fondant sur une ordonnance du juge des référés et en requalifiant sa demande. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans se prononcer sur la qualification du transfert (légal ou conventionnel) au regard de l'article L. 1224-1 du code du travail. La demande de la société Onet Airport Services au titre des frais de justice a également été rejetée.