Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2209097(TA77-2209097)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B épouse A, qui contestait le refus du préfet de Seine-et-Marne de lui accorder le regroupement familial pour ses trois enfants. La décision préfectorale du 18 août 2022, fondée sur l'insuffisance des conditions de logement, a été jugée suffisamment motivée et régulière en la forme. Le tribunal a notamment écarté les moyens tirés de l'absence de communication des avis du maire et de l'OFII, et a confirmé que le préfet avait bien vérifié les conditions légales, notamment au regard des articles L. 434-7 et L. 434-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2212043(TA77-2212043)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A, ressortissant congolais, d’une demande d’annulation de la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne refusant de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant soutenait que cette décision était entachée d’un défaut de motivation, faute pour l’administration d’avoir répondu à sa demande de communication des motifs. Le tribunal rappelle qu’une décision implicite n’est pas illégale du seul fait qu’elle est dépourvue de motivation, et que le requérant n’a pas formé de demande de communication des motifs dans les délais requis. Par conséquent, le tribunal rejette la requête de M. A.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2305976(TA77-2305976)

Le Tribunal administratif de Melun était saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre la délibération du jury national du 9 janvier 2023 l’ayant déclaré ajourné à l’épreuve d’aptitude d’expert-comptable, ainsi que contre le rejet de son recours gracieux. En cours d’instance, le service interacadémique des examens et concours d’Île-de-France a informé le requérant qu’une nouvelle correction de sa copie de droit fiscal, motivée par des erreurs matérielles, lui avait permis d’obtenir la note de 9/20 et d’être déclaré admis. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales et à fin d’injonction, et a rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande de frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2411076(TA77-2411076)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 2 septembre 2024 par laquelle le directeur général de l'OFII a refusé d'accorder à M. A, demandeur d'asile camerounais, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal retient que M. A s'est rétracté le jour même de son refus d'hébergement, et que l'OFII ne pouvait légalement lui refuser ces conditions sans prendre en compte sa vulnérabilité, en application des articles L. 551-10 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint à l'OFII d'accorder ces conditions avec effet rétroactif au 2 septembre 2024 dans un délai d'un mois.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2303937(TA77-2303937)

Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 24 mars 2023 par lequel le préfet de Seine-et-Marne avait refusé de délivrer un titre de séjour "salariée" à Mme B, ressortissante marocaine, et l'avait obligée à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les stipulations de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, dès lors que Mme B présentait un contrat de travail à durée indéterminée et une autorisation de travail valide. En conséquence, l'arrêté préfectoral a été annulé. Le tribunal a également enjoint au préfet de délivrer à Mme B une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié".

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2303284(TA77-2303284)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant marocain, au motif que la préfète du Val-de-Marne n'a pas communiqué les motifs de ce refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour, sans toutefois que celle-ci doive l'autoriser à travailler.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2302861(TA77-2302861)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la demande de la SNC LNC Babel Promotion visant à annuler le refus de permis de construire pour un ensemble de 60 logements à Gretz-Armainvilliers. La société contestait notamment l'insuffisance de motivation de l'arrêté et la méconnaissance des orientations d'aménagement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le projet était incompatible avec l'orientation d'aménagement et de programmation thématique "habitat" du plan local d'urbanisme, notamment en raison de la largeur insuffisante de la rampe d'accès au stationnement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du plan local d'urbanisme applicable.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2411315(TA77-2411315)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, la préfète du Val-de-Marne ayant délivré le titre de séjour sollicité en cours d'instance. Le juge a toutefois condamné l'État à verser 1 500 euros au requérant au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du code de justice administrative), estimant que les circonstances de l'espèce le justifiaient. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur le fond du référé, le litige ayant perdu son objet.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2302860(TA77-2302860)

Le Tribunal Administratif de Melun a examiné le refus de permis de construire opposé par le maire de Gretz-Armainvilliers à la SNC LNC Babel Promotion pour un projet de 60 logements. La requérante contestait la motivation insuffisante de l'arrêté et la méconnaissance alléguée de l'orientation d'aménagement et de programmation (OAP) thématique "habitat". Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que le projet méconnaissait effectivement l'OAP, notamment en raison de l'insuffisance du rayon de la rampe d'accès au stationnement. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme relatives aux OAP et au règlement du plan local d'urbanisme.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2301376(TA77-2301376)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet de Seine-et-Marne sur la demande de titre de séjour « vie privée et familiale » présentée par une ressortissante congolaise. Le tribunal estime que le préfet a méconnu l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, compte tenu de l’entrée en France à 14 ans, de la scolarité suivie jusqu’au baccalauréat et à l’université, et de la présence de toute sa famille sur le territoire. Il enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2211345(TA77-2211345)

Le Tribunal Administratif de Melun annule l'arrêté du 18 août 2022 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a refusé de délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" à M. B, ressortissant ivoirien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge estime que le préfet a fait une inexacte application des articles L. 423-22 et L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en considérant que l'intéressé représentait une menace pour l'ordre public, compte tenu de l'absence de réitération et du caractère ancien des faits reprochés. La solution retenue est l'annulation de la décision pour erreur d'appréciation.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2211249(TA77-2211249)

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne refusant à Mme B, ressortissante congolaise, la délivrance d’une carte de séjour temporaire « vie privée et familiale ». Cette annulation est fondée sur le non-respect de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, le préfet n’ayant pas communiqué les motifs de sa décision implicite dans le mois suivant la demande de l’intéressée. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B dans un délai de deux mois et de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2207029(TA77-2207029)

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision du 25 mai 2022 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne refusait à M. A, ressortissant ivoirien, le bénéfice du regroupement familial pour son épouse et son enfant. Le tribunal a jugé que les condamnations pénales du requérant (conduite sans permis et défaut d’assurance) ne caractérisaient pas une méconnaissance des principes essentiels régissant la vie familiale en France au sens de l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également estimé que le préfet ne pouvait subordonner le regroupement familial à une condition générale de respect des « valeurs républicaines ». En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2411373(TA77-2411373)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante mauritanienne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil dans le cadre d'une demande de réexamen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen de sa vulnérabilité, en se fondant sur les articles L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la requérante n'avait pas établi d'erreur d'appréciation de son état de vulnérabilité, faute d'avoir signalé ses problèmes de santé lors de l'entretien d'évaluation. En conséquence, la décision de l'OFII a été confirmée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2207017(TA77-2207017)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision verbale du 1er juillet 2022 par laquelle la préfecture du Val-de-Marne a refusé d’enregistrer la demande de certificat de résidence de M. B, ressortissant algérien. Le tribunal juge que ce refus, motivé par l’inscription de l’intéressé au fichier des personnes recherchées, est entaché d’une erreur de droit, aucun texte applicable (accord franco-algérien, code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile) ne permettant un tel motif. Il enjoint à la préfète d’enregistrer la demande et de délivrer un récépissé autorisant le travail sous un mois, et condamne l’État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2206869(TA77-2206869)

Le Tribunal administratif de Melun était saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du 21 janvier 2022 par lequel le maire de Bois-le-Roi avait retiré son permis de construire. En défense, la commune a opposé un non-lieu à statuer, faisant valoir que cet arrêté avait été retiré par un nouvel arrêté du 4 avril 2023, devenu définitif. Le tribunal a constaté que ce retrait était définitif et a donc jugé qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête. Les demandes de frais de procédure ont été rejetées.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA77-2000326(TA77-2000326)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi par la préfète de Seine-et-Marne, a statué sur la demande de liquidation de l'astreinte prononcée à l'encontre de l'État pour le relogement de Mme D. L'administration a justifié avoir relogé l'intéressée le 20 décembre 2019, soit avant le délai imparti par le jugement du 9 décembre 2019. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal a constaté l'exécution complète de l'injonction dans les délais. Par conséquent, il a ordonné qu'il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA77-2010141(TA77-2010141)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi par le préfet de Seine-et-Marne, a constaté que l'injonction de relogement de M. D, prononcée par un jugement du 9 novembre 2020 sous astreinte de 400 euros par mois, avait été exécutée avant le 1er janvier 2021. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal a décidé qu'il n'y avait pas lieu de liquider l'astreinte, l'exécution étant intervenue dans le délai imparti.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2203984(TA77-2203984)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la société Toyota Material Handling France, qui demandait l'annulation du refus de l'inspectrice du travail d'autoriser le licenciement de M. A, un salarié protégé. La société contestait également la décision de la ministre du travail confirmant ce refus. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle était suffisamment motivée et a confirmé le motif de refus tiré du non-respect du délai minimal de cinq jours ouvrables entre la convocation et l'entretien préalable, prévu par l'article L. 1232-2 du code du travail. Cette irrégularité de procédure a été considérée comme une formalité substantielle viciant la procédure de licenciement.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2202492(TA77-2202492)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme B et de Mme C, qui demandaient l'annulation d'un arrêté du 21 janvier 2022 du maire de Lescherolles leur délivrant un certificat d'urbanisme opérationnel négatif pour la division de parcelles en sept terrains à bâtir. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment le vice de procédure tiré de l'avis défavorable du maire avant celui des autres autorités, estimant qu'aucune disposition légale n'imposait un ordre particulier de consultation. La solution retenue est fondée sur les articles L. 410-1 et R. 410-10 du code de l'urbanisme.

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