Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA77-2411310(TA77-2411310)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de M. B C. Ce dernier contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour, mais la préfète du Val-de-Marne a démontré que son récépissé avait été renouvelé et que sa carte de séjour pluriannuelle était en cours de fabrication. Le juge a donc estimé que les conclusions aux fins de suspension et d'injonction étaient devenues sans objet. L'État a été condamné à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2411217(TA77-2411217)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par des époux turcs demandeurs d'asile pour contester la décision du directeur général de l'OFII du 31 juillet 2024 mettant fin à leurs conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par l'OFII, estimant que la requête était recevable car le recours préalable adressé à l'administration contenait des moyens suffisants. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de l'OFII, jugeant que l'administration avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la vulnérabilité des requérants, notamment de l'insalubrité du logement proposé et de son inadaptation à l'état de santé de leur enfant. Cette solution est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2203774(TA77-2203774)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la société "Renover Maçonnerie" d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Neufmoutiers-en-Brie du 9 février 2022 retirant un permis de construire délivré le 12 novembre 2021 pour neuf maisons individuelles. La société a finalement présenté un désistement pur et simple de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 11 octobre 2024, mettant ainsi fin à l'instance. Les conclusions de la commune au titre des frais de justice ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2307155(TA77-2307155)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la société immobilière 3F rejetant sa demande de logement social. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 18 septembre 2024. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions de la société immobilière 3F au titre des frais de justice. Aucun texte spécifique n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée par le désistement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2410791(TA77-2410791)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 5 juillet 2024 par laquelle le SDIS de Seine-et-Marne avait mis fin à l'attribution gratuite d'un logement de fonction à M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu des conséquences graves et immédiates de cette décision sur la situation financière et familiale de l'agent, notamment en raison de sa privation temporaire de traitement. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, celle-ci étant susceptible d'être entachée d'un défaut de motivation, d'un non-respect du contradictoire ou d'une erreur de droit. La suspension est prononcée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA77-2003299(TA77-2003299)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi par le préfet du Val-de-Marne, a constaté que M. C avait été relogé le 23 octobre 2019, soit avant le 1er décembre 2019, date limite fixée par le jugement du 17 avril 2019. Ce jugement avait enjoint au préfet de loger M. C sous astreinte de 100 euros par mois. L'exécution de l'injonction étant intervenue dans le délai imparti, le tribunal a décidé, sur le fondement de l'article R. 778-8 du code de justice administrative, qu'il n'y avait pas lieu de liquider l'astreinte.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2410127(TA77-2410127)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du 27 mai 2024 du directeur général du CROUS de Créteil refusant le renouvellement de son logement universitaire. En cours d’instance, le CROUS a renouvelé le logement par une décision du 21 août 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté la demande de frais d’instance, faute de justificatifs. Cette solution repose sur le code de l’éducation et le code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA77-2206414(TA77-2206414)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi par le préfet de Seine-et-Marne d’une demande de liquidation et de suppression de l’astreinte prononcée à son encontre pour défaut d’hébergement de Mme C, constate que cette dernière a été radiée du fichier des demandeurs de logement social à compter du 1er mai 2021, soit antérieurement à l’injonction. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal estime que l’astreinte n’est plus due à compter de cette radiation, faute de demande active de logement. Il fait droit à la demande du préfet et liquide définitivement l’astreinte, sans qu’il y ait lieu de prononcer de nouvelles sommes.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA77-2102950(TA77-2102950)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi par la préfète du Val-de-Marne d’une demande de liquidation définitive de l’astreinte prononcée à l’encontre de l’État pour le relogement de Mme B, constate que l’administration a justifié du relogement de l’intéressée à compter du 22 mai 2020. Bien que cette exécution soit intervenue après le délai imparti par le jugement du 19 décembre 2019, le tribunal, en application de l’article R. 778-8 du code de justice administrative, décide de ne pas liquider l’astreinte en raison du faible retard d’exécution. Les conclusions de Mme B tendant à l’octroi de dommages et intérêts sont rejetées comme irrecevables dans le cadre de cette procédure de liquidation d’astreinte.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2410870(TA77-2410870)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de violation du principe du contradictoire, en retenant que la signataire disposait d'une délégation régulière et que l'arrêté était suffisamment motivé. Il a également jugé que la menace à l'ordre public était établie au regard des condamnations pénales de l'intéressé et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute d'attaches familiales stables en France. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 613-1 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2207794(TA77-2207794)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 25 juillet 2022 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a refusé de délivrer une autorisation de travail à la société Aktum travaux pour un ressortissant algérien. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en estimant que la société ne pouvait pas se prévaloir de la liste des métiers en tension prévue à l'article R. 5221-20 du code du travail, au motif que cette disposition est applicable aux ressortissants algériens sur le fondement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue est l'annulation de la décision pour erreur de droit.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2206666(TA77-2206666)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre un certificat d’urbanisme délivré par le maire de Saint-Ouen-sur-Morin, qui mentionnait que son terrain se situait en zone d’assainissement collectif. Le requérant soutenait que cette mention était erronée, son terrain relevant en réalité de l’assainissement non collectif, et demandait l’annulation partielle de l’arrêté ainsi que des dommages et intérêts. Le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires comme irrecevables, faute de liaison préalable du contentieux, et a annulé l’arrêté contesté en tant qu’il indiquait un secteur d’assainissement collectif, au motif que la commune n’avait pas démontré que le terrain était inclus dans une telle zone délimitée conformément aux articles L. 2224-10 du code général des collectivités territoriales et L. 1331-1 du code de la santé publique.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA77-2304830(TA77-2304830)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi par la préfète du Val-de-Marne, a statué sur la demande de liquidation d'une astreinte prononcée en 2018 pour enjoindre le relogement de M. B. L'administration a justifié du relogement de l'intéressé le 18 juillet 2018, soit avec un léger retard par rapport au délai fixé au 1er juillet 2018. En application de l'article R. 778-8 du code de justice administrative, le juge a estimé qu'il n'y avait pas lieu de liquider l'astreinte, eu égard au faible retard d'exécution et aux circonstances de l'espèce.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2411373(TA77-2411373)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante mauritanienne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil dans le cadre d'une demande de réexamen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen de sa vulnérabilité, en se fondant sur les articles L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la requérante n'avait pas établi d'erreur d'appréciation de son état de vulnérabilité, faute d'avoir signalé ses problèmes de santé lors de l'entretien d'évaluation. En conséquence, la décision de l'OFII a été confirmée.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA77-2010141(TA77-2010141)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi par le préfet de Seine-et-Marne, a constaté que l'injonction de relogement de M. D, prononcée par un jugement du 9 novembre 2020 sous astreinte de 400 euros par mois, avait été exécutée avant le 1er janvier 2021. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal a décidé qu'il n'y avait pas lieu de liquider l'astreinte, l'exécution étant intervenue dans le délai imparti.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA77-2000326(TA77-2000326)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi par la préfète de Seine-et-Marne, a statué sur la demande de liquidation de l'astreinte prononcée à l'encontre de l'État pour le relogement de Mme D. L'administration a justifié avoir relogé l'intéressée le 20 décembre 2019, soit avant le délai imparti par le jugement du 9 décembre 2019. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal a constaté l'exécution complète de l'injonction dans les délais. Par conséquent, il a ordonné qu'il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2411076(TA77-2411076)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 2 septembre 2024 par laquelle le directeur général de l'OFII a refusé d'accorder à M. A, demandeur d'asile camerounais, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal retient que M. A s'est rétracté le jour même de son refus d'hébergement, et que l'OFII ne pouvait légalement lui refuser ces conditions sans prendre en compte sa vulnérabilité, en application des articles L. 551-10 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint à l'OFII d'accorder ces conditions avec effet rétroactif au 2 septembre 2024 dans un délai d'un mois.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2411315(TA77-2411315)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, la préfète du Val-de-Marne ayant délivré le titre de séjour sollicité en cours d'instance. Le juge a toutefois condamné l'État à verser 1 500 euros au requérant au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du code de justice administrative), estimant que les circonstances de l'espèce le justifiaient. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur le fond du référé, le litige ayant perdu son objet.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2305976(TA77-2305976)

Le Tribunal administratif de Melun était saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre la délibération du jury national du 9 janvier 2023 l’ayant déclaré ajourné à l’épreuve d’aptitude d’expert-comptable, ainsi que contre le rejet de son recours gracieux. En cours d’instance, le service interacadémique des examens et concours d’Île-de-France a informé le requérant qu’une nouvelle correction de sa copie de droit fiscal, motivée par des erreurs matérielles, lui avait permis d’obtenir la note de 9/20 et d’être déclaré admis. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales et à fin d’injonction, et a rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande de frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2411509(TA77-2411509)

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par M. B C d’une demande de suspension de l’arrêté du 5 août 2024 par lequel le maire de Vitry-sur-Seine l’a exclu du marché communal pour dix-huit mois. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation professionnelle ou à ses intérêts. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige une urgence justifiée pour suspendre une décision administrative. Aucun des autres moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, violation du contradictoire, erreur de fait ou disproportion) n’a été examiné au fond, la condition d’urgence n’étant pas satisfaite.

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