Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
42 802 décisions disponibles — page 999/2141
N° TA77-2300317(TA77-2300317)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi par la préfète du Val-de-Marne d'une demande de liquidation de l'astreinte prononcée le 11 juillet 2022 pour enjoindre le relogement de Mme A, constate que l'intéressée a été relogée le 24 novembre 2022, soit avec un retard de près de deux mois sur le délai imparti. En application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et de l'article R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal estime que ce faible retard ne justifie pas une liquidation de l'astreinte. Il ordonne donc qu'il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte.
N° TA77-2200777(TA77-2200777)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun porte sur une demande de la préfète du Val-de-Marne visant à mettre fin et à liquider définitivement l'astreinte prononcée contre l'État pour défaut de logement de M. B. La solution retenue est que l'administration est considérée comme ayant exécuté le jugement, car M. B a été radié du fichier des demandeurs de logement social à compter du 13 octobre 2019, sans contestation de sa part. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal constate l'exécution de l'injonction et liquide l'astreinte en conséquence.
N° TA77-2301563(TA77-2301563)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi par la préfète du Val-de-Marne, a statué sur une demande de liquidation d’astreinte prononcée à l’encontre de l’État pour défaut de relogement de M. A. L’administration a justifié avoir relogé l’intéressé le 14 septembre 2022, soit avant le délai imparti par l’ordonnance du 12 septembre 2022, ce que M. A n’a pas contesté. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal a constaté l’exécution de l’injonction dans les délais et a décidé qu’il n’y avait pas lieu de liquider l’astreinte.
N° TA77-2208221(TA77-2208221)
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait l'arrêté du 7 septembre 2022 par lequel le maire de Champagne-sur-Seine s'était opposé à sa déclaration préalable. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, l'ordonnance constate ce désistement et rejette la demande de la commune tendant à la condamnation de M. A au titre de l'article L. 761-1 du même code.
N° TA77-2401123(TA77-2401123)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté préfectoral du 23 janvier 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2401646(TA77-2401646)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 5 février 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne obligeait M. A, ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que la décision était entachée d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation, la préfète ayant retenu à tort que l'intéressé était célibataire, sans charge de famille et sans liens stables en France, alors qu'il justifiait de son mariage, de son insertion professionnelle et de la présence de nombreux membres de sa famille sur le territoire. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
N° TA77-2207503(TA77-2207503)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi par la préfète du Val-de-Marne d'une demande de liquidation définitive de l'astreinte prononcée à l'encontre de l'État, constate que Mme A a été relogée le 15 juin 2022, soit avant le 1er septembre 2022, date limite fixée par l'ordonnance d'injonction du 30 juin 2022. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal estime que l'exécution étant intervenue dans le délai imparti, il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte. La solution retenue est donc de ne pas procéder à la liquidation de l'astreinte.
N° TA77-2310186(TA77-2310186)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 24 août 2023 de la commission de discipline du BTS interacadémique lui infligeant un blâme pour complicité de fraude. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, une erreur de droit et une disproportion de la sanction. Le tribunal a constaté qu’après l’introduction du recours, la commission de discipline a prononcé la relaxe de M. A le 6 novembre 2023, ce qui a rendu sans objet sa demande d’annulation de la sanction initiale. En application des principes régissant le non-lieu à statuer, le tribunal a donc décidé qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête.
N° TA77-2202696(TA77-2202696)
Le Tribunal administratif de Melun a constaté le désistement d'office de la société Française Roulement Manutention (S.F.R.M.), qui contestait un arrêté du maire de Thorigny-sur-Marne imposant un sursis à statuer sur sa demande de permis de construire. La société n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande en ce sens fondée sur l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions de la commune présentées au titre de l'article L. 761-1 du même code.
N° TA77-2410127(TA77-2410127)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du 27 mai 2024 du directeur général du CROUS de Créteil refusant le renouvellement de son logement universitaire. En cours d’instance, le CROUS a renouvelé le logement par une décision du 21 août 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté la demande de frais d’instance, faute de justificatifs. Cette solution repose sur le code de l’éducation et le code de justice administrative.
N° TA77-2308801(TA77-2308801)
Le Tribunal Administratif de MELUN annule la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne ayant rejeté la demande de titre de séjour de Mme B, ressortissante tunisienne. La juridiction estime que ce refus méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée de séjour de l'intéressée, de son concubinage avec un ressortissant français et de son intégration professionnelle. Le tribunal enjoint à la préfète de délivrer à Mme B un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois.
N° TA77-2308125(TA77-2308125)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation de la décision du 17 avril 2023 par laquelle la commission d'attribution des logements de la société CDC Habitat social avait refusé sa demande de logement social. La requérante invoquait des conditions d'hébergement précaires et un défaut de respect de sa vie privée, mais le tribunal a estimé que ces éléments n'étaient pas de nature à remettre en cause le refus d'attribution. La décision s'appuie sur les articles L. 441, L. 441-2 et L. 441-2-2 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA77-2307155(TA77-2307155)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la société immobilière 3F rejetant sa demande de logement social. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 18 septembre 2024. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions de la société immobilière 3F au titre des frais de justice. Aucun texte spécifique n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée par le désistement.
N° TA77-2211951(TA77-2211951)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de M. A, ressortissant ivoirien, contestant d'une part le refus de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour et d'autre part un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'insuffisance de motivation, n'étaient pas fondés. Il a également relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre des décisions inexistantes concernant l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Convention européenne des droits de l'homme et le code de justice administrative.
N° TA77-2207794(TA77-2207794)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 25 juillet 2022 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a refusé de délivrer une autorisation de travail à la société Aktum travaux pour un ressortissant algérien. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en estimant que la société ne pouvait pas se prévaloir de la liste des métiers en tension prévue à l'article R. 5221-20 du code du travail, au motif que cette disposition est applicable aux ressortissants algériens sur le fondement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue est l'annulation de la décision pour erreur de droit.
N° TA77-2206666(TA77-2206666)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre un certificat d’urbanisme délivré par le maire de Saint-Ouen-sur-Morin, qui mentionnait que son terrain se situait en zone d’assainissement collectif. Le requérant soutenait que cette mention était erronée, son terrain relevant en réalité de l’assainissement non collectif, et demandait l’annulation partielle de l’arrêté ainsi que des dommages et intérêts. Le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires comme irrecevables, faute de liaison préalable du contentieux, et a annulé l’arrêté contesté en tant qu’il indiquait un secteur d’assainissement collectif, au motif que la commune n’avait pas démontré que le terrain était inclus dans une telle zone délimitée conformément aux articles L. 2224-10 du code général des collectivités territoriales et L. 1331-1 du code de la santé publique.
N° TA77-2203774(TA77-2203774)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la société "Renover Maçonnerie" d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Neufmoutiers-en-Brie du 9 février 2022 retirant un permis de construire délivré le 12 novembre 2021 pour neuf maisons individuelles. La société a finalement présenté un désistement pur et simple de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 11 octobre 2024, mettant ainsi fin à l'instance. Les conclusions de la commune au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA77-2304830(TA77-2304830)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi par la préfète du Val-de-Marne, a statué sur la demande de liquidation d'une astreinte prononcée en 2018 pour enjoindre le relogement de M. B. L'administration a justifié du relogement de l'intéressé le 18 juillet 2018, soit avec un léger retard par rapport au délai fixé au 1er juillet 2018. En application de l'article R. 778-8 du code de justice administrative, le juge a estimé qu'il n'y avait pas lieu de liquider l'astreinte, eu égard au faible retard d'exécution et aux circonstances de l'espèce.
N° TA77-2411217(TA77-2411217)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par des époux turcs demandeurs d'asile pour contester la décision du directeur général de l'OFII du 31 juillet 2024 mettant fin à leurs conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par l'OFII, estimant que la requête était recevable car le recours préalable adressé à l'administration contenait des moyens suffisants. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de l'OFII, jugeant que l'administration avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la vulnérabilité des requérants, notamment de l'insalubrité du logement proposé et de son inadaptation à l'état de santé de leur enfant. Cette solution est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile.
N° TA77-2411310(TA77-2411310)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de M. B C. Ce dernier contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour, mais la préfète du Val-de-Marne a démontré que son récépissé avait été renouvelé et que sa carte de séjour pluriannuelle était en cours de fabrication. Le juge a donc estimé que les conclusions aux fins de suspension et d'injonction étaient devenues sans objet. L'État a été condamné à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.