Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2411611(TA77-2411611)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante burundaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été jugée suffisamment motivée et non entachée d'irrégularité procédurale, le tribunal estimant que l'absence d'entretien préalable n'était pas établie. Les moyens soulevés, notamment le défaut d'examen de la vulnérabilité et l'erreur d'appréciation liée au refus d'hébergement à Dijon, ont été écartés. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requérante.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2411736(TA77-2411736)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de rejet opposée par le préfet de Seine-et-Marne à M. C, ressortissant capverdien, qui sollicitait un titre de séjour. Le requérant invoquait l'urgence, notamment du fait de la perte de son emploi et de sa situation familiale (mariage avec une Française et naissance d'un enfant français), ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L. 423-1 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas suffisamment établie en l'état, sans se prononcer sur le fond du litige.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2411706(TA77-2411706)

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 13 septembre 2024 par laquelle le directeur territorial de Créteil de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. B, un demandeur d'asile afghan. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée en fait, car elle ne précisait ni l'objet ni la date des entretiens que le requérant aurait manqués, et que l'OFII n'avait pas démontré que les convocations avaient été effectivement reçues par l'intéressé. Cette solution est fondée sur les articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent une motivation écrite et précise ainsi qu'une mise en mesure préalable de présenter des observations.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA77-2202390(TA77-2202390)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B, détenu, d'une demande d'indemnisation pour seize fouilles corporelles intégrales subies entre novembre 2020 et août 2021 au centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin-Neufmontiers. Le requérant invoquait une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions du code de procédure pénale. Le tribunal a rejeté la requête, estimant qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État n'était établie, les fouilles ayant été justifiées par la nécessité de prévenir l'introduction d'objets prohibés. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 6 du code pénitentiaire et R. 57-7-79 du code de procédure pénale.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2411073(TA77-2411073)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C A, ressortissant portugais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 1er septembre 2024 fixant le pays de destination de son expulsion. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. Les autres moyens, relatifs à l'obligation de quitter le territoire, au refus de délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour, ont été déclarés inopérants car non dirigés contre la décision attaquée. La solution se fonde sur les articles L. 922-1 à L. 922-3 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA77-2211992(TA77-2211992)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la demande de M. B, détenu, qui sollicitait la condamnation de l'État pour le préjudice subi du fait de onze fouilles corporelles intégrales pratiquées entre novembre 2021 et juillet 2022. Le requérant invoquait une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire, estimant que ces fouilles n'étaient pas justifiées par son comportement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État n'était établie, les fouilles étant fondées sur des éléments objectifs liés à la sécurité et au bon ordre de l'établissement. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire et de la loi pénitentiaire de 2009.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2206642(TA77-2206642)

Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de Mme B, agente territoriale, qui contestait un blâme infligé le 1er juin 2022 par l'établissement public territorial Grand-Orly Seine Bièvre. La sanction était motivée par l'envoi non autorisé d'un courriel aux usagers, en violation d'une consigne hiérarchique. Le tribunal estime que la matérialité des faits est établie, que ceux-ci constituent une faute disciplinaire et que la sanction de premier groupe (blâme) n'est pas disproportionnée. La décision s'appuie sur les articles L. 121-9, L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2206869(TA77-2206869)

Le Tribunal administratif de Melun était saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du 21 janvier 2022 par lequel le maire de Bois-le-Roi avait retiré son permis de construire. En défense, la commune a opposé un non-lieu à statuer, faisant valoir que cet arrêté avait été retiré par un nouvel arrêté du 4 avril 2023, devenu définitif. Le tribunal a constaté que ce retrait était définitif et a donc jugé qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête. Les demandes de frais de procédure ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2302860(TA77-2302860)

Le Tribunal Administratif de Melun a examiné le refus de permis de construire opposé par le maire de Gretz-Armainvilliers à la SNC LNC Babel Promotion pour un projet de 60 logements. La requérante contestait la motivation insuffisante de l'arrêté et la méconnaissance alléguée de l'orientation d'aménagement et de programmation (OAP) thématique "habitat". Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que le projet méconnaissait effectivement l'OAP, notamment en raison de l'insuffisance du rayon de la rampe d'accès au stationnement. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme relatives aux OAP et au règlement du plan local d'urbanisme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2305976(TA77-2305976)

Le Tribunal administratif de Melun était saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre la délibération du jury national du 9 janvier 2023 l’ayant déclaré ajourné à l’épreuve d’aptitude d’expert-comptable, ainsi que contre le rejet de son recours gracieux. En cours d’instance, le service interacadémique des examens et concours d’Île-de-France a informé le requérant qu’une nouvelle correction de sa copie de droit fiscal, motivée par des erreurs matérielles, lui avait permis d’obtenir la note de 9/20 et d’être déclaré admis. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales et à fin d’injonction, et a rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande de frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2212043(TA77-2212043)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A, ressortissant congolais, d’une demande d’annulation de la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne refusant de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant soutenait que cette décision était entachée d’un défaut de motivation, faute pour l’administration d’avoir répondu à sa demande de communication des motifs. Le tribunal rappelle qu’une décision implicite n’est pas illégale du seul fait qu’elle est dépourvue de motivation, et que le requérant n’a pas formé de demande de communication des motifs dans les délais requis. Par conséquent, le tribunal rejette la requête de M. A.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2207017(TA77-2207017)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision verbale du 1er juillet 2022 par laquelle la préfecture du Val-de-Marne a refusé d’enregistrer la demande de certificat de résidence de M. B, ressortissant algérien. Le tribunal juge que ce refus, motivé par l’inscription de l’intéressé au fichier des personnes recherchées, est entaché d’une erreur de droit, aucun texte applicable (accord franco-algérien, code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile) ne permettant un tel motif. Il enjoint à la préfète d’enregistrer la demande et de délivrer un récépissé autorisant le travail sous un mois, et condamne l’État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2301376(TA77-2301376)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet de Seine-et-Marne sur la demande de titre de séjour « vie privée et familiale » présentée par une ressortissante congolaise. Le tribunal estime que le préfet a méconnu l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, compte tenu de l’entrée en France à 14 ans, de la scolarité suivie jusqu’au baccalauréat et à l’université, et de la présence de toute sa famille sur le territoire. Il enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2203984(TA77-2203984)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la société Toyota Material Handling France, qui demandait l'annulation du refus de l'inspectrice du travail d'autoriser le licenciement de M. A, un salarié protégé. La société contestait également la décision de la ministre du travail confirmant ce refus. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle était suffisamment motivée et a confirmé le motif de refus tiré du non-respect du délai minimal de cinq jours ouvrables entre la convocation et l'entretien préalable, prévu par l'article L. 1232-2 du code du travail. Cette irrégularité de procédure a été considérée comme une formalité substantielle viciant la procédure de licenciement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2202492(TA77-2202492)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme B et de Mme C, qui demandaient l'annulation d'un arrêté du 21 janvier 2022 du maire de Lescherolles leur délivrant un certificat d'urbanisme opérationnel négatif pour la division de parcelles en sept terrains à bâtir. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment le vice de procédure tiré de l'avis défavorable du maire avant celui des autres autorités, estimant qu'aucune disposition légale n'imposait un ordre particulier de consultation. La solution retenue est fondée sur les articles L. 410-1 et R. 410-10 du code de l'urbanisme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2302861(TA77-2302861)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la demande de la SNC LNC Babel Promotion visant à annuler le refus de permis de construire pour un ensemble de 60 logements à Gretz-Armainvilliers. La société contestait notamment l'insuffisance de motivation de l'arrêté et la méconnaissance des orientations d'aménagement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le projet était incompatible avec l'orientation d'aménagement et de programmation thématique "habitat" du plan local d'urbanisme, notamment en raison de la largeur insuffisante de la rampe d'accès au stationnement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du plan local d'urbanisme applicable.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2411076(TA77-2411076)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 2 septembre 2024 par laquelle le directeur général de l'OFII a refusé d'accorder à M. A, demandeur d'asile camerounais, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal retient que M. A s'est rétracté le jour même de son refus d'hébergement, et que l'OFII ne pouvait légalement lui refuser ces conditions sans prendre en compte sa vulnérabilité, en application des articles L. 551-10 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint à l'OFII d'accorder ces conditions avec effet rétroactif au 2 septembre 2024 dans un délai d'un mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2207029(TA77-2207029)

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision du 25 mai 2022 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne refusait à M. A, ressortissant ivoirien, le bénéfice du regroupement familial pour son épouse et son enfant. Le tribunal a jugé que les condamnations pénales du requérant (conduite sans permis et défaut d’assurance) ne caractérisaient pas une méconnaissance des principes essentiels régissant la vie familiale en France au sens de l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également estimé que le préfet ne pouvait subordonner le regroupement familial à une condition générale de respect des « valeurs républicaines ». En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA77-2206001(TA77-2206001)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi par le préfet de Seine-et-Marne d'une demande de liquidation d'astreinte, constate que l'État a exécuté le jugement du 26 avril 2018 en hébergeant Mme C épouse A à compter du 21 mai 2018, soit avant le délai imparti. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal ordonne qu'il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte initialement prononcée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2407164(TA77-2407164)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 23 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. La requête a été jugée irrecevable car tardive : l'arrêté, notifié le 23 mai 2024 avec mention des voies et délais de recours, devait être contesté dans les 48 heures, alors que la requête n'a été enregistrée que le 29 mai 2024. Le tribunal a appliqué les articles L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 776-2 du code de justice administrative.

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