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Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par la SARL Moya pour obtenir le paiement de prestations réalisées pour le SIVOS Henry Paul Eydoux, lequel avait déjà versé les fonds à un tiers frauduleux suite à une usurpation d'identité numérique. Le tribunal rappelle que la personne publique est tenue de payer son véritable cocontractant, même en cas de fraude, et ne peut se prévaloir de la théorie du créancier apparent issue du code civil. En conséquence, le SIVOS est condamné à verser à la SARL Moya la somme due, sans que sa bonne foi ou le dépôt d'une plainte ne l'exonèrent de cette obligation contractuelle. La solution se fonde sur les principes généraux de la commande publique et l'obligation de paiement en exécution d'un contrat administratif.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, saisi par l'association Sea Shepherd d'un recours pour excès de pouvoir, a annulé les autorisations implicites accordées par les préfets de l'Aude et des Pyrénées-Orientales pour la pose de barrages à poissons sur l'étang de Salses-Leucate en 2023. Le tribunal a jugé que ces autorisations méconnaissaient les dispositions de l'article D. 922-18 du code rural et de la pêche maritime, qui prohibent ce type d'installation, et a également relevé une violation du principe de précaution prévu à l'article L. 414-4 du code de l'environnement, en l'absence d'étude d'incidences sur la zone Natura 2000. La solution retenue est l'annulation des décisions implicites, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution des décisions des 19 mai et 24 juin 2025 refusant à Mme B... et M. C... l'autorisation d'instruire en famille leur fille E.... Le juge a estimé qu'aucun des moyens invoqués n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La requête, présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été jugée manifestement infondée. En outre, le tribunal a infligé une amende de 100 euros aux requérants pour caractère abusif de la requête, en application de l'article R. 741-12 du même code.
Le juge des référés du Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la société New A, qui demandait la suspension de l'exécution d'un arrêté du maire de Montpellier du 5 juin 2025. Cet arrêté mettait en demeure la société de supprimer des dispositifs publicitaires sous astreinte. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société n'ayant pas justifié de circonstances l'empêchant de se conformer à la mise en demeure ni démontré que la dépose des dispositifs entraînerait une perte financière mettant en péril son activité. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans instruction contradictoire ni audience publique.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision 48 SI du ministre de l’intérieur invalidant le permis de conduire de M. A..., militaire. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, malgré les conséquences professionnelles invoquées, en raison de la gravité et de la réitération des infractions routières commises (excès de vitesse, usage du téléphone, sens interdit) qui justifient la priorité de l’intérêt public de sécurité routière. La requête a été rejetée par ordonnance motivée sans audience, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de l'Hérault du 29 juillet 2025 refusant l'admission au séjour de M. B, ressortissant algérien, et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le recours en annulation de l'obligation de quitter le territoire avait un effet suspensif et que l'intéressé n'avait pas justifié de l'impossibilité de solliciter un visa de long séjour en Algérie pour poursuivre ses études. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. A..., qui contestait sa prise en charge par le centre hospitalier de Carcassonne le 5 avril 2024. La mesure a été jugée utile pour déterminer l’origine des complications subies et les éventuels préjudices, en vue d’un futur litige. L’expertise, confiée à un chirurgien orthopédiste et un infectiologue, portera sur la conformité des soins et diagnostics aux données acquises de la science, ainsi que sur l’existence d’une infection nosocomiale. La décision se fonde sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d’ordonner toute mesure utile d’expertise.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 23 juin 2025 refusant à Mme et M. D... l’autorisation d’instruire en famille leur fils C..., pour l’année scolaire 2025/2026. Les requérants invoquaient l’urgence liée à l’état de santé de l’enfant (trouble anxieux sévère et maladie gastrique) et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l’article L. 131-5 du code de l’éducation. Le juge a estimé que l’urgence n’était pas caractérisée, faute d’atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation de l’enfant, les pièces médicales ne contre-indiquant pas une scolarisation en établissement. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d’injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la commune de Salses-le-Château, qui demandait l’annulation de l’arrêté préfectoral du 5 décembre 2022 réduisant ses droits de prélèvement d’eau potable dans la nappe du Pliocène. La juridiction a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment les vices de procédure, l’insuffisance de motivation, le défaut de base légale, l’erreur d’appréciation, la rupture d’égalité, l’atteinte au droit à l’eau potable et à la libre administration des collectivités. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’environnement, en particulier les articles L. 214-1, L. 214-3 et L. 181-14, ainsi que sur les objectifs du schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) des nappes plio-quaternaires de la plaine du Roussillon.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête des sociétés Hypromat Lavage et Hypromat France. Les sociétés demandaient l'annulation de l'arrêté-cadre du préfet de l'Hérault du 24 mai 2023, qui interdit le lavage des véhicules dans les stations non équipées de système de recyclage de l'eau dès le seuil d'alerte. Le tribunal a jugé que la procédure de consultation du public avait été régulière et que l'arrêté était suffisamment motivé. Il a également estimé que la mesure n'était pas disproportionnée, qu'elle ne méconnaissait pas le principe d'égalité et qu'elle était fondée sur les articles L. 211-1 et R. 211-66 à R. 211-67 du code de l'environnement.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (5ème Chambre) a rejeté les requêtes des sociétés exploitant des stations de lavage automobile contestant les arrêtés préfectoraux des 7 et 30 août 2023. Ces arrêtés, pris par le préfet de l'Hérault, plaçaient plusieurs zones du département en alerte, alerte renforcée ou crise sécheresse, entraînant l'interdiction de l'exploitation des stations de lavage. Le tribunal a jugé que la mesure n'était pas disproportionnée et ne méconnaissait pas les articles R. 211-66 et R. 211-67 du code de l'environnement, en raison de la nécessité de préserver la ressource en eau face à une situation de sécheresse grave.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (5ème chambre) a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable à une formation d'agent privé de sécurité. Le tribunal a jugé que le CNAPS n'avait commis ni erreur d'appréciation ni méconnaissance des articles L. 612-20 et L. 612-22 du code de la sécurité intérieure. Il a estimé que la condamnation de M. B pour conduite sous l'emprise de stupéfiants en 2020, bien qu'isolée et ancienne, était incompatible avec l'exercice des fonctions d'agent de sécurité privée, compte tenu des exigences d'honneur, de probité et de sécurité publique. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé la décision implicite de rejet du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) refusant la délivrance d'une carte professionnelle d'agent de sécurité à M. A. Le tribunal a constaté que le CNAPS, bien que mis en demeure, n'a pas produit de mémoire en défense, ce qui l'a conduit à acquiescer aux faits exposés par le requérant. La solution retenue repose sur les dispositions de l'article R. 612-6 du code de justice administrative, combinées aux articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi qu'à l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de Mme B D et M. E, ressortissants colombiens, contestant les arrêtés du préfet des Pyrénées-Orientales du 2 octobre 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que l'état de santé de leur enfant, souffrant de séquelles périnatales, ne justifiait pas la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de démontrer l'indisponibilité des soins nécessaires en Colombie. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant et de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme, jugeant que les décisions attaquées ne portaient pas une atteinte disproportionnée à l'intérêt supérieur de l'enfant et que les craintes invoquées en cas de retour en Colombie n'étaient pas établies.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen individuel de la situation. Enfin, l'interdiction de retour a été validée au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'entrée récente de l'intéressé en France.
Le Tribunal administratif de Montpellier a examiné les requêtes de M. A B, qui contestait d'abord le refus implicite du préfet des Pyrénées-Orientales de lui délivrer une carte de séjour "salarié", puis l'arrêté du 15 mai 2024 lui refusant ce titre, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. B. Il a estimé que le refus de titre de séjour était justifié, notamment au regard des articles L. 435-4 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les décisions contestées ne portaient pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la commune de Limoux sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert pour examiner deux immeubles menaçant ruine, situés rue Mauconseil. Le juge a fait droit à cette demande en ordonnant une expertise pour constater l'état des bâtiments, évaluer l'existence d'un péril grave et imminent, et proposer des mesures de sécurité. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Frontignan. Celle-ci sollicitait la désignation d’un expert pour examiner le balcon d’un immeuble présentant un danger pour la sécurité des personnes. Sur le fondement des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 556-1 du code de justice administrative, le juge a ordonné une expertise pour constater l’état du balcon, déterminer l’existence d’un péril grave et imminent, et proposer des mesures de nature à y mettre fin.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet de l'Hérault de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour le requérant de justifier d'un préjudice suffisamment grave et immédiat lié à l'absence de réponse de la préfecture. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 10 septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et d'examen particulier de la situation. Il a jugé que la décision d'éloignement était fondée sur les articles L. 613-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'entrée irrégulière de M. C, de l'absence de demande de titre de séjour et de sa déclaration de ne pas se conformer à l'obligation de quitter le territoire.