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Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... contre la décision implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son admission au séjour. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré du défaut de motivation, car le requérant n'avait pas demandé la communication des motifs dans le délai légal. Il a ensuite jugé que la seule présence en France depuis 2012, non justifiée, ne constituait ni un motif exceptionnel ni une considération humanitaire au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, la décision n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de M. A... au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Montreuil (12ème chambre) a examiné la requête de M. A..., ressortissant malien, contestant le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, estimant que la délivrance de simples récépissés de demande ne prive pas d'objet le recours contre le refus implicite. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de refus au motif que le préfet n'a pas saisi la commission du titre de séjour, en méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. A... justifiait résider habituellement en France depuis plus de dix ans. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.