12 528 décisions disponibles — page 275/627
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, ressortissant gambien, qui contestait le refus de la préfète de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen particulier et la violation du contradictoire. Il a jugé que la décision était fondée sur le manque d'investissement scolaire et une condamnation pénale, et qu'elle ne méconnaissait ni les articles L. 435-3 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a estimé que les éléments produits par le requérant ne permettaient pas d'établir une résidence continue en France depuis plus de dix ans, condition nécessaire pour obtenir un certificat de résidence sur le fondement de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par conséquent, les moyens tirés de la méconnaissance de cet accord, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été écartés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. B, un ressortissant malien, contestant le refus de titre de séjour du préfet de Meurthe-et-Moselle. La décision initiale du 17 avril 2023, confirmée implicitement après recours gracieux, est attaquée pour méconnaissance des articles L. 435-3 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a annulé la décision préfectorale, estimant que M. B justifiait suivre depuis septembre 2022 une formation qualifiante pour un CAP, et que ses absences étaient médicalement justifiées, remplissant ainsi les conditions de l'article L. 435-3. Il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour portant la mention "salarié" ou "travailleur temporaire" dans un délai de deux mois.
Le Tribunal administratif de Nancy a été saisi par la commune de Ernéville-aux-Bois d’une requête en injonction visant à obtenir l’expulsion de M. B, occupant sans titre depuis le 31 décembre 2022 d’un logement communal relevant du domaine public. La commune demandait également le prononcé d’une astreinte de 50 euros par jour de retard. Toutefois, la commune s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 17 juin 2024. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sans appliquer d’autre texte que le code de justice administrative.
Cette décision du Tribunal Administratif de Nancy concerne le recours en excès de pouvoir de Mme F contre la suspension de son agrément d'assistante familiale pour quatre mois, prononcée par le président du conseil départemental de la Meuse le 17 janvier 2023. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, un vice de procédure (absence de saisine de la commission consultative paritaire et défaut d'accès à son dossier), ainsi qu'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal rejette l'ensemble des moyens : il écarte l'incompétence en raison d'une délégation de signature régulière, et juge que la procédure de suspension conservatoire n'impose ni la communication préalable du dossier ni la saisine de la commission consultative, contrairement à une procédure de retrait. La solution retenue est donc le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision de suspension fondée sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. et Mme C, qui demandaient le remboursement de 15 576 euros versés au titre d’une astreinte annulée par la cour administrative d’appel de Nancy, ainsi que des indemnités pour préjudice moral. Le tribunal a jugé que la demande relevait de l’exécution d’un arrêt de la cour administrative d’appel, ce qui relève de la compétence de cette dernière en vertu de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, et non de celle du tribunal. Par conséquent, l’exception d’incompétence soulevée par la préfète a été accueillie, et la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête du centre hospitalier de Sarreguemines. Le requérant demandait la suspension de l'arrêté de l'Agence régionale de santé Grand Est fixant à zéro les implantations de chirurgie oncologique complexe (mentions B1 et B4) pour la zone "Moselle Est". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le centre hospitalier s'étant lui-même placé dans une situation d'urgence en introduisant tardivement son recours. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de vices de procédure et d'erreurs d'appréciation, n'a été examiné au fond, la requête étant rejetée pour défaut d'urgence.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, contestant un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la durée de séjour en France et l'obtention d'un CAP ne constituaient pas des motifs exceptionnels justifiant une admission exceptionnelle au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle et familiale de l'intéressé.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B, un ressortissant guinéen, contestant l'arrêté préfectoral du 11 avril 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour, fondée sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légalement justifiée par la menace pour l'ordre public que constituait le comportement de l'intéressé, et que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. C, qui demandait la réduction de ses impôts sur le revenu pour 2018 et 2019 via la déduction de frais réels de double résidence. Le tribunal a jugé que la double résidence de M. C, qui travaille à Clermont-Ferrand alors que sa famille résidait à Vandœuvre-lès-Nancy, résultait d’une convenance personnelle. En effet, la reprise d’études de son épouse à l’université de Lorraine et son activité professionnelle à temps très partiel ne constituaient pas une circonstance particulière justifiant l’éloignement. La solution s’appuie sur l’article 83 du code général des impôts, qui limite la déduction des frais de déplacement de plus de 40 km sauf circonstances liées à l’emploi.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. E et Mme D d’une demande en décharge de compléments d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de 2016, consécutive à la remise en cause d’une réduction d’impôt pour investissements outre-mer prévue à l’article 199 undecies C du code général des impôts. L’administration fiscale avait estimé que le produit des souscriptions n’avait pas été intégralement investi dans le délai de dix-huit mois requis. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par l’administration, jugeant que la requête, dirigée contre les impositions et non contre une décision annulée, était recevable. Sur le fond, il a rejeté la demande des requérants, considérant que la condition d’investissement dans les délais n’était pas remplie au niveau des sociétés civiles immobilières maîtres d’ouvrage.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'exécution du jugement du 20 octobre 2021 annulant une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a constaté que la préfète de Meurthe-et-Moselle avait bien réexaminé la situation de l'intéressé et pris une nouvelle décision de refus de séjour le 15 mai 2024, exécutant ainsi complètement l'injonction du jugement initial. La solution retenue est fondée sur l'article L. 911-4 du code de justice administrative, qui régit les demandes d'exécution des décisions de justice.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme B, ressortissante gabonaise, qui contestait l'arrêté du 30 novembre 2023 de la préfète de Meurthe-et-Moselle refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant l'arrêté suffisamment motivé, l'auteur compétent, et l'examen de sa situation complet et sérieux. Il a notamment considéré que la demande de renouvellement du titre de séjour étudiant n'était pas fondée, sans se prononcer sur le moyen tiré de l'accord franco-gabonais. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme B, sur la base des articles L. 422-1 et R. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné le recours de M. A, cadre de santé au centre psychothérapique de Nancy, contestant son exclusion temporaire de trois mois pour comportements inappropriés envers des étudiantes lors de formations et manquement au devoir de réserve. Le tribunal a jugé que la matérialité des faits de gestes et propos inacceptables était établie par des témoignages circonstanciés, constituant une faute disciplinaire. Il a estimé que la sanction d'exclusion temporaire de trois mois, prévue par les articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique, n'était pas disproportionnée. En conséquence, la requête de M. A a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme C, qui contestait la décision du directeur du centre psychothérapique de Nancy de la reclasser dans le corps des aides médico-psychologiques (catégorie C). La requérante soutenait que cette décision constituait une rétrogradation illégale, car elle était titulaire du grade d'aide-soignante. Le tribunal a jugé que sa titularisation en 2005 dans l'ancien corps unique ne lui conférait pas un droit à être reclassée dans le nouveau corps des aides-soignants (catégorie B), faute de preuve qu'elle exerçait ces fonctions ou possédait les diplômes requis. La décision a été fondée sur les décrets n°2007-1188 du 3 août 2007 et n°2021-1257 du 29 septembre 2021.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme E, ressortissante gabonaise, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision explicite du 11 avril 2023 s'était substituée à la décision implicite initiale. Il a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et les erreurs de droit et d'appréciation au regard des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait le refus implicite du préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l’article L. 313-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Le tribunal a estimé que le préfet n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en refusant le titre, notamment en raison de l’absence de caractère probant des actes d’état civil produits par le requérant pour justifier de son âge. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du CESEDA relatives à l’admission exceptionnelle au séjour des anciens mineurs confiés à l’aide sociale à l’enfance.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait la décision du 2 mai 2022 du directeur du centre psychothérapique de Nancy la reclassant dans le corps des aides médico-psychologiques (catégorie C) alors qu'elle estimait être titulaire du grade d'aide-soignante (catégorie B). Le tribunal a jugé que la titularisation de Mme B dans l'ancien corps unique des aides-soignants ne lui conférait pas un droit à être reclassée dans le nouveau corps des aides-soignants, scindé par le décret n°2021-1257 du 29 septembre 2021, dès lors qu'elle ne justifiait pas exercer ces fonctions ni posséder les diplômes requis. La solution retenue s'appuie sur les décrets n°2007-1188 du 3 août 2007 et n°2021-1257 du 29 septembre 2021, ainsi que sur les règles générales du retrait des actes administratifs.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. et Mme C, agissant en leur nom et en tant que représentants légaux de leur fils A, contre le centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Nancy. Les requérants contestaient la prise en charge chirurgicale de leur fils en novembre 2020, invoquant des fautes médicales (broches inadaptées, traction prolongée), un défaut d'organisation (retard de soins), un manquement au devoir d'information, et demandaient réparation de divers préjudices. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions des consorts C, estimant que les fautes alléguées n'étaient pas établies et que l'information délivrée était conforme aux obligations légales. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de la santé publique, sans condamner l'hôpital ni faire droit aux demandes indemnitaires.
Le Tribunal Administratif de Nancy annule un avis des sommes à payer émis par le centre hospitalier de Remiremont à l'encontre d'une ancienne infirmière contractuelle, pour un montant de 807,74 euros. La juridiction retient que le titre exécutoire est insuffisamment motivé, car il ne précise pas les bases de liquidation de la créance ni les éléments de calcul, en méconnaissance de l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. En revanche, les conclusions à fin de décharge de la somme sont rejetées, l'annulation pour vice de forme n'impliquant pas l'extinction de la créance. Le centre hospitalier est condamné à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.