12 528 décisions disponibles — page 275/627
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nancy rejette la requête de Mme A contestant des titres exécutoires émis en 2014 par la commune d'Essey-lès-Nancy et une saisie à tiers détenteur de 2023. Le tribunal a constaté que les conclusions dirigées contre les titres exécutoires étaient manifestement irrecevables, faute pour la requérante d’avoir articulé le moindre moyen à leur soutien. S’agissant de la contestation de l’acte de poursuite (saisie à tiers détenteur), le juge administratif s’est déclaré incompétent, renvoyant ce litige au juge de l’exécution, conformément aux articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. et Mme B d’une demande d’indemnisation et d’injonction contre la communauté d’agglomération de Longwy, en raison de dysfonctionnements du raccordement de leur propriété au réseau d’assainissement collectif. Les requérants invoquaient des fautes du service public industriel et commercial lors des travaux de 2016 et la responsabilité sans faute pour dommages causés par un ouvrage public. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs conclusions, considérant que les litiges relatifs aux rapports entre un service public industriel et commercial et ses usagers relèvent de la compétence du juge judiciaire. En conséquence, la requête a été rejetée, incluant les demandes d’injonction et celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Cette décision du Tribunal Administratif de Nancy concerne le recours de M. A, agent de maîtrise principal territorial, contre son licenciement par le maire de Damelevières pour faute disciplinaire. Le tribunal a examiné la légalité de la sanction de révocation, fondée sur le code général de la fonction publique (articles L. 530-1, L. 121-1, L. 121-9, L. 121-10 et L. 533-1). La solution retenue par le tribunal est que les faits reprochés, notamment le défaut d'information de sa hiérarchie sur des problèmes techniques dangereux et l'utilisation de ces informations pour exercer un chantage, constituent des fautes justifiant la sanction. Le tribunal a donc rejeté la requête de M. A, confirmant la proportionnalité de la révocation à la gravité des fautes commises.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A B, ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement apprécié le caractère réel et sérieux des études, constatant un défaut de progression et de cohérence dans le parcours universitaire du requérant. La décision a été prise en application des articles L. 422-1 et R. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et les moyens tirés du défaut de motivation, de l'erreur d'appréciation au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de la compétence liée ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du 19 mars 2024 de la préfète des Vosges lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du droit à être représenté par un avocat, le vice de procédure lié à l'absence de report de la commission du titre de séjour, et l'erreur d'appréciation au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions contestées. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme, et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme E, ressortissante congolaise, qui contestait son transfert aux autorités polonaises et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision de transfert, fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013, n'était entachée d'aucune illégalité, notamment en ce qui concerne la compétence du signataire, l'absence d'entretien individuel ou d'information préalable, et l'absence de défaillances systémiques en Pologne. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
Le Tribunal administratif de Nancy, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 14 août 2024 obligeant une étrangère à quitter le territoire français, a constaté que l’intéressée avait été libérée de la rétention administrative et assignée à résidence à Cambrai. En application des articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Lille, territorialement compétent en raison du lieu d’assignation à résidence.
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de France Travail Grand Est refusant à M. A le remboursement de frais de transport pour des entretiens d'embauche. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer l'impact financier réel du refus, malgré ses allégations de précarité. Les conclusions tendant au versement d'une provision de 30 000 euros ont été jugées irrecevables car présentées dans le cadre d'une procédure de référé suspension et non d'une requête distincte. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée en raison du caractère manifestement infondé de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par la communauté d'agglomération d'Epinal pour obtenir l'expulsion de gens du voyage occupant sans titre un parking public. La demande a été déclarée sans objet, car les occupants avaient quitté les lieux avant l'audience. En conséquence, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la mesure d'expulsion sollicitée.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme E, ressortissante gabonaise, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision explicite du 11 avril 2023 s'était substituée à la décision implicite initiale. Il a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et les erreurs de droit et d'appréciation au regard des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. C, qui contestait l'arrêté du 15 juin 2022 de la préfète de la Meuse lui refusant le séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les erreurs manifestes d'appréciation. Il a jugé que la décision était légalement fondée et que les moyens invoqués n'étaient pas établis. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. C, y compris celles relatives aux injonctions et aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. C, qui contestait la remise en cause de la réduction d'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux dont il avait bénéficié au titre de l'année 2016 pour des investissements outre-mer. Le juge a écarté la fin de non-recevoir soulevée par l'administration, considérant que la requête était recevable car elle ne visait pas l'annulation d'une décision annulée mais la décharge des impositions. Sur le fond, le tribunal a estimé que la condition prévue à l'article 199 undecies C du code général des impôts n'était pas remplie, le produit des souscriptions n'ayant pas été intégralement investi dans le délai de dix-huit mois suivant la clôture de celles-ci. La solution retenue est donc le rejet des conclusions de M. C.
Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé la décision implicite de rejet du préfet de Meurthe-et-Moselle refusant un titre de séjour à M. D, ressortissant bosnien marié à une Française. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d’appréciation, compte tenu de la durée de présence en France (plus de sept ans) et du mariage (plus de cinq ans), sans menace pour l’ordre public. Il a enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » sous deux mois, sur le fondement de l’article L. 423-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme D, qui contestait le refus de l'administration fiscale de lui accorder le crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE) au titre de l'année 2020 pour l'installation d'une pompe à chaleur. Le tribunal a jugé que les conditions légales, notamment l'article 200 quater du code général des impôts et l'article 46 AX de son annexe III, n'étaient pas remplies. En effet, l'entreprise ayant réalisé l'installation (la SARL Pierron) ne disposait pas de la certification "RGE" requise, et seule l'entreprise sous-traitante (Aérofroid), qui n'avait procédé qu'à la mise en service, était certifiée. Par conséquent, la solution retenue est le rejet de la demande de Mme D.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme B contre un arrêté préfectoral du 22 février 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de son droit à être entendue, une erreur de droit et d'appréciation, ainsi qu'une violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision attaquée était légale.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme C, qui contestait la décision du directeur du centre psychothérapique de Nancy la reclassant dans le corps des aides médico-psychologiques (catégorie C) au lieu du corps des aides-soignants (catégorie B). Le tribunal a jugé que la titularisation de l’agent en 2011 dans l’ancien corps unique ne lui conférait pas un droit à être reclassée dans le nouveau corps des aides-soignants, en l’absence de preuve qu’elle exerçait ces fonctions ou possédait les diplômes requis. La solution s’appuie sur les décrets n°2007-1188 du 3 août 2007 et n°2021-1257 du 29 septembre 2021, qui ont scindé le corps unique en deux corps distincts. Les conclusions aux fins d’injonction et la demande de frais de l’établissement ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme C, ressortissante congolaise, contestant le retrait de sa carte de résident par le préfet de Meurthe-et-Moselle, motivé par le caractère frauduleux de la reconnaissance de paternité de son enfant français. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut de communication de l'avis de la commission du titre de séjour, et l'erreur d'appréciation au regard des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision préfectorale fondée sur le CESEDA et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Nancy annule un avis des sommes à payer émis par le centre hospitalier de Remiremont à l'encontre d'une ancienne infirmière contractuelle, pour un montant de 807,74 euros. La juridiction retient que le titre exécutoire est insuffisamment motivé, car il ne précise pas les bases de liquidation de la créance ni les éléments de calcul, en méconnaissance de l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. En revanche, les conclusions à fin de décharge de la somme sont rejetées, l'annulation pour vice de forme n'impliquant pas l'extinction de la créance. Le centre hospitalier est condamné à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi en référé-suspension par M. Dé, étudiant en chirurgie dentaire, contestant son ajournement aux examens de 5e année par le jury de l'université de Lorraine. En cours d'instance, l'université a retiré la délibération litigieuse et déclaré l'étudiant admis, rendant sans objet la demande de suspension. Le juge des référés a donc constaté un non-lieu à statuer sur la suspension et rejeté la demande d'injonction, l'université s'étant engagée à inscrire l'étudiant à un stage. L'université a été condamnée à verser 1 000 euros à l'avocat de M. Dé au titre des frais de justice, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, contestant un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la durée de séjour en France et l'obtention d'un CAP ne constituaient pas des motifs exceptionnels justifiant une admission exceptionnelle au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle et familiale de l'intéressé.