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Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme A, ressortissante turque, contestant le refus implicite du préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 421-1, L. 435-1 et L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, la préfète avait délivré à Mme A une carte de séjour temporaire, rendant sans objet les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nancy annule l'arrêté du préfet de Meurthe-et-Moselle du 25 novembre 2022 ordonnant la remise aux autorités grecques de M. A, ressortissant albanais, ainsi que les décisions d'interdiction de circulation sur le territoire français et de saisie de ses documents de voyage. Le tribunal retient un défaut d'examen de la situation personnelle du requérant, le préfet n'ayant pas pris en compte la présence de ses deux filles de nationalité grecque sur le territoire français. En conséquence, il enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. A et de lui restituer son passeport et son titre de résident dans un délai d'un mois. La décision se fonde notamment sur les articles L. 621-1 et L. 622-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Nancy a été saisi par M. C, ressortissant algérien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de Meurthe-et-Moselle du 2 novembre 2022 abrogeant son certificat de résidence de dix ans obtenu en qualité de conjoint d’une Française. Le requérant invoquait notamment des vices de procédure, une erreur de fait et de droit, ainsi qu’une méconnaissance de l’accord franco-algérien. La préfète a sollicité une substitution de base légale en se fondant sur les articles 7 bis et 6-2 de cet accord et sur l’intention frauduleuse de l’intéressé. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision était légalement justifiée par la rupture de la vie commune et l’absence de communauté de vie, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser une indemnité pour des préjudices résultant d'une décision de refus de mutation et de discriminations syndicales. La requête a été jugée irrecevable car tardive, M. B n'ayant pas saisi le tribunal dans le délai de deux mois suivant la notification du rejet de sa demande indemnitaire préalable. Le tribunal a rappelé que, selon l'article R. 421-1 du code de justice administrative, le contentieux indemnitaire est lié par la décision de rejet de l'administration et que les nouveaux préjudices invoqués, nés postérieurement à ce rejet, ne pouvaient être pris en compte dans le cadre de cette instance.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de la préfète des Vosges de délivrer une autorisation de travail à son profit. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire ayant reçu délégation régulière. Il a également jugé que la décision, signée électroniquement via un téléservice, était régulière et ne méconnaissait pas les dispositions du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les textes applicables, notamment le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code du travail.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné le recours en excès de pouvoir de M. A, un surveillant pénitentiaire, contre sa suspension de quatre mois pour manquements professionnels. Le juge a reconnu une erreur de fait dans la décision initiale concernant la localisation de l'agent lors de l'incident. Cependant, le tribunal a estimé que les autres griefs, notamment l'absence d'intervention face à un détenu sur une rambarde et lors d'une agression du chef d'établissement, ainsi que le défaut de déclenchement de l'alarme, constituaient des faits suffisamment vraisemblables pour justifier la suspension au regard de l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 24 juin 2024 plaçant M. B à l'isolement au centre de détention de Montmédy. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, violation des droits de la défense, erreur d'appréciation et erreur de fait) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. B, ressortissant malien, contestant l'arrêté du 5 mars 2024 de la préfète des Vosges lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une méconnaissance des droits de la défense et des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que des erreurs de fait et de droit. La préfète a conclu au rejet de la requête. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, confirmant la légalité de l'arrêté attaqué, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B, ressortissant kosovar, qui contestait l'arrêté du préfet du Doubs du 9 août 2024 fixant le pays de destination de son éloignement, en exécution d'une interdiction judiciaire définitive du territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet était tenu de mettre à exécution cette peine, sans pouvoir apprécier l'opportunité du retour. Il a estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés, faute pour le requérant d'établir des risques personnels et actuels au Kosovo ou une rupture disproportionnée de sa vie privée et familiale. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 641-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 131-30 du code pénal.
Le Tribunal administratif de Nancy, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral d’éloignement, a constaté que l’intéressé avait été libéré du centre de rétention de Metz et assigné à résidence dans le département de la Moselle. En application des articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal a estimé que la compétence territoriale relevait désormais du tribunal administratif de Strasbourg, dans le ressort duquel se situe le lieu d’assignation. Par ordonnance, il a donc transmis le dossier à cette juridiction sans statuer sur le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Nancy, saisi d’une requête de Mme D contestant le refus implicite de la chambre régionale d’agriculture Grand-Est de lui accorder une protection fonctionnelle, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, il estime que le litige, concernant un agent dont la dernière affectation se situe à Chaumont (Haute-Marne), relève de la compétence du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. Par ordonnance, il transmet donc le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Nancy, saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la CAF des Vosges de lui accorder la majoration pour la vie autonome, se déclare incompétent. Il rappelle que les litiges relatifs à l’allocation aux adultes handicapés et à ses majorations relèvent du contentieux de la sécurité sociale, donc de la compétence du juge judiciaire. En application de l’article 32 du décret du 27 février 2015, il transmet le dossier au tribunal judiciaire d’Épinal.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. A, ressortissant tunisien, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de l’Yonne du 2 août 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de dix-huit mois. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait pris en compte la durée de présence de l’intéressé en France depuis 2014. Il a estimé que l’interdiction n’était pas disproportionnée, en application des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d’éloignement.
Retrait de points du permis de conduire. Le Tribunal administratif de Nancy se déclare incompétent territorialement. Il transmet l'affaire au Tribunal administratif de Strasbourg, compétent en raison du lieu de résidence du requérant (Moselle). Application des articles R. 312-8, R. 221-3 et R. 351-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait une décision de suspension de ses fonctions par le Centre psychothérapique de Nancy. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions ni moyens, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le président de la 2ème chambre a prononcé le rejet sans invitation à régulariser.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de M. F B, Mme A B et M. C B, ressortissants albanais, qui demandaient l'annulation des arrêtés préfectoraux du 6 juin 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que les décisions ne méconnaissaient pas le droit au recours effectif, ni l'intérêt supérieur des enfants, et que les requérants n'établissaient pas de risques réels de traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en cas de retour en Albanie. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et des demandes subsidiaires de suspension, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. A B d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler plusieurs décisions de retrait de points de son permis de conduire. Le ministre de l’intérieur a soulevé un non-lieu à statuer, arguant que le requérant avait bénéficié d’une reconstitution totale de son capital de points (12 points) le 2 décembre 2023. Constatant que cette reconstitution rendait les conclusions de la requête sans objet, le tribunal a fait application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de Mme C, ressortissante kosovare, contestant les arrêtés du 11 juin et du 26 juin 2024 par lesquels la préfète des Vosges lui a retiré son attestation de demande d’asile, l’a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a jugé que la décision d’obligation de quitter le territoire français, fondée sur le 4° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ne méconnaissait pas le droit au recours effectif, car elle est intervenue après le rejet de sa demande d’asile par l’OFPRA et avant la décision de la CNDA, ce qui est conforme à la procédure accélérée. Il a également estimé que les moyens tirés de l’inexactitude matérielle des faits et des risques de traitements contraires à l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme n’étaient pas fondés, et a rejeté la demande de suspension de l’exécution
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les requêtes de Mme D A, épouse B, et de M. E B, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Meuse du 18 juillet 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français, assortis d'une interdiction de retour d'un an et d'une assignation à résidence. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées, que la procédure contradictoire avait été respectée et que les mesures n'étaient pas disproportionnées au regard de la situation personnelle et familiale des intéressés. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, de sursis à statuer et d'injonction, et n'a pas fait droit aux conclusions présentées au titre de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 8 février 2024 par lequel le maire de Heillecourt a délivré un permis de construire à la SCI des Prunus pour une maison individuelle. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants, voisins du projet, n'ayant pas justifié d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à leurs conditions de jouissance, et que les moyens soulevés, tirés notamment des articles R. 431-8, R. 431-9, R. 431-10, R. 431-16 du code de l'urbanisme et des dispositions du plan local d'urbanisme, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune et 1 500 euros à la SCI au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.