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Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé la décision du 23 avril 2024 du président directeur général de La Poste prononçant une exclusion temporaire de deux ans contre un agent. La juridiction a retenu un vice de procédure, l'agent s'étant vu refuser l'assistance d'un défenseur de son choix lors d'un entretien managérial qui s'inscrivait dans le cadre de la procédure disciplinaire, en méconnaissance des articles L. 530-1 et L. 532-4 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête d'un ressortissant togolais visant à annuler le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la décision préfectorale, fondée sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, était suffisamment motivée par l'absence de relevés de notes et de justificatifs de ressources. Les moyens tirés d'une erreur sur la nature de la demande et d'une méconnaissance des conventions internationales ont également été écartés.
Sujet principal : Désistement d'un recours contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Juridiction : Tribunal Administratif de Nancy (formation de référé). Solution retenue : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple du requérant, mettant fin à la procédure. Textes appliqués : Article R. 922-17 du code de justice administrative (procédure de désistement en matière d'éloignement).
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. E... visant à annuler son placement à l'isolement de trois mois au centre de détention de Montmédy. Le tribunal a jugé que la décision du directeur de l'établissement était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence du signataire et le respect des droits de la défense. La solution s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire, en particulier ses articles L. 213-8 et R. 213-18 à R. 213-23, relatives aux conditions du placement à l'isolement.
Le Tribunal Administratif de Nancy donne acte du désistement de la requérante, Mme B..., dans son recours contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction constate que la requérante, invitée à confirmer le maintien de sa demande, n'a pas répondu dans le délai imparti. Elle est donc réputée s'être désistée en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. B... qui demandait l'injonction au préfet de délivrer un récépissé. Le juge relève que l'administration a, pendant la procédure, délivré le récépissé sollicité, rendant la demande sans objet. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant de constater l'absence de lieu à statuer.
Le Tribunal administratif de Nancy, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'interdiction de retour sur le territoire français, a statué sur sa compétence territoriale. Considérant que la requérante avait été ultérieurement assignée à résidence à Argenteuil (Val-d'Oise) par une décision judiciaire, le tribunal a appliqué les articles R. 922-4 du CESEDA et R. 221-3 du CJA. Il a en conséquence ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, compétent en raison du lieu de l'assignation à résidence.
Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé le licenciement d'une adjointe de sécurité prononcé pendant sa période d'essai pour insuffisance professionnelle. La juridiction a jugé que la décision de la préfète était insuffisamment motivée, en violation de l'article 9 du décret du 17 janvier 1986 et des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal n'a pas examiné les autres moyens soulevés par la requérante.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le retrait de son autorisation de visite en unité de vie familiale. Le tribunal a jugé que la décision du directeur du centre de détention, prise en application des articles L. 341-7 et R. 341-5 du code pénitentiaire pour des motifs liés au bon ordre et à la sécurité, n'était pas une simple mesure d'ordre intérieur mais un acte faisant grief, ouvrant ainsi la voie à un recours. Cependant, après examen, le tribunal a estimé que le retrait était légalement justifié et que les moyens soulevés (incompétence, vice de procédure, erreur d'appréciation) n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Nancy a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le refus de délivrer un permis de visite à une compagne d'un détenu. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le refus initial, fondé sur les impératifs de bon ordre, de sécurité et de prévention des infractions au sein de l'établissement pénitentiaire, était légal. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire, notamment celles relatives aux conditions de délivrance des permis de visite.
Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé la décision du 25 octobre 2023 notifiant le montant de l'indemnité RIFSEEP à un attaché d'administration de l'État. Le juge a retenu l'incompétence de l'autorité signataire, le directeur départemental adjoint des territoires, car cet acte individuel n'entrait pas dans le champ des délégations prévues par l'arrêté préfectoral du 15 septembre 2023. La décision a été annulée sur le fondement des dispositions du décret n° 2009-1484 et des textes relatifs à la déconcentration et à la délégation des pouvoirs en matière de gestion des fonctionnaires.
Le Tribunal Administratif de Nancy a statué sur une demande d'indemnisation d'un détenu suite au retrait de son autorisation de visite en unité de vie familiale. Le tribunal a jugé que la décision du directeur du centre de détention, fondée sur le passage du requérant en commission de discipline, était illégale car elle ne relevait pas des motifs de maintien de l'ordre ou de sécurité prévus par le code pénitentiaire (articles L. 341-7 et R. 341-5). En conséquence, l'État a été reconnu responsable et condamné à verser une indemnité pour préjudice moral, dont le montant a été fixé par le juge.
**Sujet principal** : Recours d'une société prestataire de services contre des pénalités financières infligées par une université pour non-respect des obligations contractuelles (déficit d'heures de travail et irrégularités de pointage). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nancy (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société Caronet et confirme le bien-fondé des pénalités, estimant que la décision de l'université était suffisamment motivée et que les stipulations contractuelles (CCAG FCS et CCAP) autorisaient leur application. **Textes appliqués** : Les dispositions du code de la commande publique, de l'arrêté du 30 mars 2021 (CCAG FCS), et les clauses spécifiques des cahiers des clauses administratives particulières (CCAP) des marchés.
**Sujet principal** : Recours en responsabilité décennale et contractuelle engagé par une commune contre l'entrepreneur et la maîtrise d'œuvre suite à des désordres affectant une voirie. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nancy (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal, statuant en plein contentieux, devra déterminer la responsabilité des sociétés Eiffage (entrepreneur), Setecba Ingénierie et Atelier Paysage (maîtrise d'œuvre) concernant les désordres allégués, fixer le montant de l'indemnisation due à la commune et se prononcer sur les demandes de garantie entre les codéfendeurs. **Textes appliqués** : Les dispositions sur la responsabilité décennale (article 1792 du Code civil) et contractuelle sont invoquées, ainsi que l'article L. 761-1 du Code de justice administrative pour la condamnation aux frais irrépétibles.
Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé la décision du 15 avril 2024 plaçant un détenu à l'isolement pour trois mois. Le juge a retenu un vice de procédure, constatant que l'autorité signataire de la décision n'avait pas justifié de sa qualité de directeur par intérim ni d'une délégation de signature, méconnaissant ainsi l'article R. 213-23 du code pénitentiaire. Les conclusions demandant une injonction sous astreinte ont été rejetées comme dépourvues d'objet, la mesure d'isolement étant terminée.
Le Tribunal Administratif de Nancy a statué sur deux requêtes d'un détenu contestant son placement à l'isolement et une sanction disciplinaire. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation des décisions de placement à l'isolement des 15 et 18 juillet 2024, ainsi que celle visant la sanction de cellule disciplinaire, considérant que les procédures étaient régulières. Les décisions ont été prises en application des dispositions du code pénitentiaire, notamment concernant les mesures d'isolement et la discipline.
Le Tribunal Administratif de Nancy a statué sur deux requêtes d'un détenu contestant son placement à l'isolement et une sanction disciplinaire. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation des décisions de placement à l'isolement des 15 et 18 juillet 2024, ainsi que celle visant la sanction de cellule disciplinaire, considérant que les procédures étaient régulières et les mesures justifiées. Les textes appliqués étaient principalement le code pénitentiaire, notamment ses articles relatifs au régime disciplinaire et à l'isolement.
Le Tribunal administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour. La juridiction a jugé que la requérante, dont la situation administrative était irrégulière et les précédentes demandes rejetées, ne remplissait pas les conditions légales pour obtenir un titre de séjour au titre de sa vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus de titre de séjour et à en obtenir un. Le juge a estimé que la décision expresse du 17 avril 2025 de la préfète, qui se substituait au rejet implicite, était régulière, notamment sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a considéré que la motivation était suffisante et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. C... B... visant à annuler le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) qui l'accompagnait. Le juge a estimé que le préfet de Meurthe-et-Moselle n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission exceptionnelle au séjour au titre de l'article L. 435-1 du CESEDA, et que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH. La demande d'indemnité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.