Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2201489(TA44-2201489)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A, ressortissant centrafricain, contestant la décision du ministre de l'intérieur du 13 octobre 2021 ajournant à trois ans sa demande de naturalisation en raison de condamnations pénales pour conduite en état alcoolique et défaut de permis. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur ces faits, malgré leur ancienneté et l'insertion sociale du requérant, au regard des dispositions des articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993. La requête a été rejetée dans son intégralité.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2410321(TA44-2410321)

Le Tribunal administratif de Nantes annule l'arrêté du 5 juin 2024 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique avait obligé M. A, ressortissant guinéen débouté du droit d'asile, à quitter le territoire français, fixé le pays de renvoi et prononcé une interdiction de retour de six mois. Le juge retient que le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle et familiale de l'intéressé, notamment de son concubinage et de ses trois enfants, ce qui entache la procédure d'irrégularité. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans les huit jours. L'État est condamné à verser 1 000 euros à l'avocate de M. A au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2408794(TA44-2408794)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre par le préfet de la Sarthe. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de sa courte présence en France et de l’absence d’attaches familiales stables. Enfin, le moyen fondé sur l’article 3 de la même Convention, relatif aux risques en cas de retour en République démocratique du Congo, a été rejeté.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2408180(TA44-2408180)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B E, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet de la Loire-Atlantique. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que la procédure d'avis médical de l'OFII était régulière, le requérant ne démontrant pas que son état de santé nécessitait une prise en charge indisponible au Tchad. Il a également jugé que l'obligation de quitter le territoire ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de cette même convention concernant le pays de destination. Les textes appliqués sont notamment les articles L. 425-9 et L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA44-2107657(TA44-2107657)

Le Tribunal Administratif de Nantes a donné acte du désistement de Mme B, qui contestait le rejet de sa demande de remise de dette relative à un indu de prime d'activité par la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire. Saisi en plein contentieux, le tribunal a constaté que la requérante n'avait pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une invitation fondée sur l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de cet article, ce silence vaut désistement d'office, ce qui a conduit à clore l'affaire sans examen au fond.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2503326(TA44-2503326)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire du 3 janvier 2025 refusant un visa de retour à M. A, ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressé n'a pas démontré une urgence particulière justifiant de saisir le juge avant la décision de la commission de recours, saisie le 20 janvier 2025. La séparation d'avec sa famille en France et la perte de sa carte de séjour n'ont pas été jugées suffisantes pour caractériser cette urgence, d'autant que sa carte de séjour expire le 22 avril 2025, après le délai de deux mois de la commission. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2502329(TA44-2502329)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 3 février 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à Mme B E et à sa fille le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'OFII n'avait pas procédé à un examen individuel et complet de la situation de vulnérabilité de la requérante, notamment en ne tenant pas compte des violences psychologiques et sexuelles subies et de son isolement en tant que mère d'un enfant en bas âge. Cette carence constitue une erreur d'appréciation et une méconnaissance des articles L. 522-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de réexaminer la demande dans un délai de quinze jours et de lui accorder provisoirement les conditions matérielles d'accueil.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2502331(TA44-2502331)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. G, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités néerlandaises, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (dit "Dublin III"). Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance du droit à l'information (article 4 du règlement), de l'irrégularité de l'entretien individuel (article 5), et de l'absence d'habilitation pour le relevé d'empreintes. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant de faire application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2412726(TA44-2412726)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C A B contestant le refus de la caisse primaire d'assurance maladie de Maine-et-Loire de lui accorder l'aide médicale d'État. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun exposé de moyens de droit ou d'argumentation, et le requérant n'a pas régularisé sa demande après y avoir été invité par le tribunal. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2502336(TA44-2502336)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme C contestant le refus de l'OFII de leur accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le dépôt tardif de la demande d'asile, plus de trois ans après l'entrée en France, ne constituait pas un motif légitime, même en l'absence d'information sur la procédure. Il a également estimé que les problèmes de santé invoqués (déficience intellectuelle et insuffisance rénale) ne remettaient pas en cause la légalité de la décision, qui avait pris en compte la vulnérabilité du demandeur. La solution s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA44-2503640(TA44-2503640)

Le Tribunal Administratif de Nantes a liquidé et taxé les frais et honoraires d’expertise à la somme de 1 163,60 euros TTC, à la suite d’un constat judiciaire. En application des articles R. 621-11, R. 761-4, R. 761-5 et R. 621-13 du code de justice administrative, ces frais ont été mis à la charge de la commune de Saint Calais. La décision précise que l’ordonnance est exécutoire dès son prononcé et peut être recouvrée par les voies de droit commun.

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DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA44-2502813(TA44-2502813)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de la Loire-Atlantique a informé le tribunal que l'instruction de la demande était toujours en cours et a délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 18 mai 2025. Le juge des référés a constaté que la requête était devenue sans objet, dès lors qu'aucun refus n'était intervenu et que la situation de M. A était régularisée par cette attestation. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et a condamné l'État à verser 550 euros à M. A au titre des frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxNON_LIEU

TA44-2502392(TA44-2502392)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par la SASU Cleaning Compagny d'une demande d'injonction visant à contraindre l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) à convoquer un salarié à une visite médicale. En cours d'instance, l'OFII a convoqué l'intéressé à cette visite, rendant la demande sans objet. Le juge des référés a donc constaté un non-lieu à statuer, sans se prononcer sur le fond.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2208472(TA44-2208472)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le requérant invoquait un défaut de motivation, un défaut d'examen de sa situation et une erreur d'appréciation de son assimilation. Le tribunal a jugé que la motivation avait été régulièrement communiquée, que l'examen avait été sérieux et que le motif tiré d'une connaissance insuffisante de l'histoire et de la société françaises, fondé sur l'article 21-24 du code civil, était justifié. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2201592(TA44-2201592)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre s'était fondé sur des faits de complicité de conduite sans permis, mais que la matérialité de ces faits n'était pas établie, M. B n'ayant fait l'objet d'aucune poursuite pénale. En conséquence, la décision a été annulée pour erreur de fait, en application des articles 21-15 et 27 du code civil et de l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2203380(TA44-2203380)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l’annulation de la décision implicite de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) refusant le versement de la prime « MaPrimeRénov’ » pour des travaux d’isolation. Le tribunal a considéré que les travaux réalisés, consistant en l’isolation du plancher des combles et non du plafond ou des rampants de toiture, n’étaient pas éligibles au regard de l’annexe I du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin d’examiner sa recevabilité.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2208473(TA44-2208473)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant gabonais, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 2 mai 2022 rejetant sa demande de naturalisation. Le ministre s'était fondé sur le fait que les ressources de M. B provenaient de l'étranger (emploi au Luxembourg), ce qui ne permettait pas de le considérer comme ayant fixé durablement sa résidence en France. Le tribunal a jugé que, malgré la résidence en France de l'intéressé, le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son large pouvoir discrétionnaire, conformément à l'article 21-15 du code civil et à l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2107461(TA44-2107461)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme B, auxiliaire de puériculture, d’une demande d’indemnisation des préjudices subis en raison d’une pathologie reconnue imputable au service, engageant la responsabilité sans faute du CHU de Nantes. Le tribunal a condamné le CHU à verser à Mme B une somme totale de 50 771 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 3 mars 2021 avec capitalisation, en réparation de ses préjudices extrapatrimoniaux (déficit fonctionnel permanent et temporaire, souffrances endurées, préjudice esthétique et d’agrément). La solution retenue s’appuie sur les principes de la responsabilité administrative sans faute et sur les dispositions du code de la santé publique et de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 relative aux droits et obligations des fonctionnaires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2107438(TA44-2107438)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B C, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 21 mai 2021 confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment précise. Sur le fond, il a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence de ressources suffisantes et stables de M. C, dont les revenus provenaient essentiellement de prestations sociales, pour ajourner sa demande. La solution retenue s'appuie sur les articles 21-15 et 27 du code civil, ainsi que sur l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2107320(TA44-2107320)

Le Tribunal Administratif de Nantes a condamné le CHU de Nantes à indemniser Mme B, aide-soignante, pour les préjudices subis du fait de deux pathologies professionnelles (tendinopathie de l'épaule et lombo-sciatique) reconnues imputables au service. La responsabilité sans faute de l'établissement hospitalier n'était pas contestée. Le tribunal a accordé une indemnisation pour divers préjudices extrapatrimoniaux, incluant le déficit fonctionnel permanent, les souffrances endurées, le préjudice moral, esthétique, sexuel et d'agrément, tout en rejetant la demande relative à l'aménagement du logement. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité administrative et les textes applicables, notamment le code de la santé publique et le code de la sécurité sociale.

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