Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2107438(TA44-2107438)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B C, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 21 mai 2021 confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment précise. Sur le fond, il a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence de ressources suffisantes et stables de M. C, dont les revenus provenaient essentiellement de prestations sociales, pour ajourner sa demande. La solution retenue s'appuie sur les articles 21-15 et 27 du code civil, ainsi que sur l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2107320(TA44-2107320)
Le Tribunal Administratif de Nantes a condamné le CHU de Nantes à indemniser Mme B, aide-soignante, pour les préjudices subis du fait de deux pathologies professionnelles (tendinopathie de l'épaule et lombo-sciatique) reconnues imputables au service. La responsabilité sans faute de l'établissement hospitalier n'était pas contestée. Le tribunal a accordé une indemnisation pour divers préjudices extrapatrimoniaux, incluant le déficit fonctionnel permanent, les souffrances endurées, le préjudice moral, esthétique, sexuel et d'agrément, tout en rejetant la demande relative à l'aménagement du logement. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité administrative et les textes applicables, notamment le code de la santé publique et le code de la sécurité sociale.
N° TA44-2010426(TA44-2010426)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, agent du centre hospitalier universitaire d'Angers, qui demandait réparation pour harcèlement moral. Le tribunal a estimé que les éléments fournis par M. B, notamment ses notes personnelles et témoignages, ne suffisaient pas à établir l'existence d'un harcèlement moral ou d'une faute de l'administration. La solution retenue est le rejet de la demande indemnitaire, sans ordonner d'expertise médicale.
N° TA44-2009081(TA44-2009081)
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur la demande de la société Biscotte Pasquier, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2017 et 2018. La société soutenait que des immobilisations correspondant à des biens d'équipements spécialisés et à des équipements mobiliers avaient été incluses à tort dans les bases d'imposition. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les biens en litige ne relevaient pas de l'exonération prévue au 11° de l'article 1382 du code général des impôts, car ils n'étaient pas spécifiquement adaptés à l'activité industrielle de la société ou constituaient des éléments d'assiette imposables. La solution retenue confirme l'imposition contestée, en application des articles 1380, 1381 et 1382 du code général des impôts.
N° TA44-2005483(TA44-2005483)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par les parents et grands-parents d’un enfant décédé des suites d’une hémorragie intracrânienne survenue lors de l’accouchement par forceps au CHU de Nantes. La requête visait à obtenir la condamnation de l’Office national des accidents médicaux (ONIAM) à réparer les préjudices au titre de la solidarité nationale. Le tribunal a rejeté la demande, estimant que l’accident médical n’était pas indemnisable par l’ONIAM, soit en raison d’une faute médicale imputable au CHU, soit parce que le lien de causalité entre l’utilisation des forceps et le décès n’était pas établi. Aucune condamnation n’a été prononcée, et les frais d’expertise ont été laissés à la charge des requérants.
N° TA44-2005015(TA44-2005015)
Le Tribunal Administratif de Nantes a condamné l'ONIAM à indemniser M. A, victime d’un accident médical non fautif (perforation duodénale et pancréatite aiguë) survenu au CHU de Nantes, au titre de la solidarité nationale. La juridiction a fixé l’indemnisation totale des préjudices de M. A à 40 141,86 euros, après déduction des provisions déjà versées, et a accordé 1 000 euros à son épouse, Mme B, au titre du préjudice moral et d’accompagnement. Les demandes relatives aux frais divers, à la perte de gains professionnels et aux dépenses de santé futures ont été rejetées. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à l’indemnisation des accidents médicaux non fautifs.
N° TA44-2109490(TA44-2109490)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B D, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 4 juin 2021 confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre, en se fondant sur l'irrégularité du séjour de l'intéressé de 2002 à 2013, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, eu égard à son large pouvoir d'appréciation en la matière. La décision a été prise en application des articles 21-15 et 27 du code civil, ainsi que de l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2108490(TA44-2108490)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C épouse A, ressortissante algérienne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation pour insertion professionnelle insuffisante. Le tribunal a jugé que le ministre avait légalement fondé sa décision sur l'absence de ressources suffisantes, constatant que la requérante ne produisait aucun justificatif de revenus. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de circulaires, inopposables ou non constitutives de lignes directrices. La décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2105697(TA44-2105697)
Le Tribunal Administratif de Nantes (4ème Chambre) a statué sur les requêtes de la SAS Samab, qui contestait l’intégration de certaines immobilisations dans le calcul de la valeur locative de ses biens industriels pour les cotisations foncières des entreprises et la taxe foncière sur les propriétés bâties des années 2019 et 2020. La société soutenait que des travaux de reconstruction, des biens d’équipement spécialisés et des immobilisations démontables devaient être exclus du calcul en application des articles 1381, 1382 et 1517 du code général des impôts, et invoquait la doctrine administrative. Le tribunal a partiellement admis un non-lieu à statuer en raison de dégrèvements partiels déjà accordés par l’administration, et a rejeté le surplus des conclusions comme irrecevables ou non fondées, sans faire droit à la demande de compensation de l’administration.
N° TA44-2104611(TA44-2104611)
Le Tribunal Administratif de Nantes (4ème Chambre) a été saisi par M. A d'une demande en décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2010 et 2011, issues d'une vérification de comptabilité de sa société. Le tribunal a requalifié le litige en contentieux d'assiette, écartant les moyens relatifs au recouvrement (prescription, mise en demeure) comme irrecevables. Il a ensuite rejeté le moyen tiré d'une insuffisance de motivation de la décision de rejet de la réclamation préalable, en application de l'article R. 198-10 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est le rejet de la requête de M. A.
N° TA44-2111811(TA44-2111811)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 22 juillet 2021 confirmant l'ajournement de deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale initiale, celle-ci ayant été substituée par la décision ministérielle. Sur le fond, il a estimé que la décision ministérielle était suffisamment motivée et que le ministre avait pu légalement se fonder sur une procédure pour exercice illégal d'activité de transporteur routier, sans que le requérant ne démontre une erreur de fait ou de droit. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA44-2406323(TA44-2406323)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant géorgien, contestant l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre par le préfet de Maine-et-Loire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que les risques personnels invoqués par le requérant en cas de retour en Géorgie n’étaient pas suffisamment établis, écartant ainsi la violation des articles 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, l’ensemble des conclusions de M. A, y compris celles à fin d’injonction et au titre des frais de justice, ont été rejetées.
N° TA44-2406189(TA44-2406189)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait un arrêté du préfet de Maine-et-Loire lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que les risques personnels invoqués par la requérante en cas de retour dans son pays d'origine n'étaient pas suffisamment établis. En conséquence, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été rejetés.
N° TA44-2406164(TA44-2406164)
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes (4ème chambre) annule l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 15 septembre 2023 refusant un titre de séjour à Mme A, ressortissante tchadienne. Le tribunal retient que le refus méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, en raison de l'aide indispensable apportée par la requérante à sa mère malade, titulaire d'un titre de séjour pour raisons de santé. La solution annule également l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de destination, et enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
N° TA44-2405820(TA44-2405820)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté du 29 mars 2024 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant gabonais, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que cette décision méconnaissait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que le préfet avait porté une atteinte disproportionnée au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale, compte tenu de sa relation de concubinage stable avec une ressortissante française.
N° TA44-2412726(TA44-2412726)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C A B contestant le refus de la caisse primaire d'assurance maladie de Maine-et-Loire de lui accorder l'aide médicale d'État. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun exposé de moyens de droit ou d'argumentation, et le requérant n'a pas régularisé sa demande après y avoir été invité par le tribunal. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.
N° TA44-2407382(TA44-2407382)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A B, ressortissant soudanais, qui contestait un arrêté du préfet de Maine-et-Loire lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens communs tirés de l'incompétence du signataire, du défaut d'examen particulier et de l'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulier. Il a également rejeté les moyens spécifiques contre l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de renvoi et l'obligation de présentation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA44-2107657(TA44-2107657)
Le Tribunal Administratif de Nantes a donné acte du désistement de Mme B, qui contestait le rejet de sa demande de remise de dette relative à un indu de prime d'activité par la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire. Saisi en plein contentieux, le tribunal a constaté que la requérante n'avait pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une invitation fondée sur l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de cet article, ce silence vaut désistement d'office, ce qui a conduit à clore l'affaire sans examen au fond.
N° TA44-2503640(TA44-2503640)
Le Tribunal Administratif de Nantes a liquidé et taxé les frais et honoraires d’expertise à la somme de 1 163,60 euros TTC, à la suite d’un constat judiciaire. En application des articles R. 621-11, R. 761-4, R. 761-5 et R. 621-13 du code de justice administrative, ces frais ont été mis à la charge de la commune de Saint Calais. La décision précise que l’ordonnance est exécutoire dès son prononcé et peut être recouvrée par les voies de droit commun.
N° TA44-2502813(TA44-2502813)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de la Loire-Atlantique a informé le tribunal que l'instruction de la demande était toujours en cours et a délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 18 mai 2025. Le juge des référés a constaté que la requête était devenue sans objet, dès lors qu'aucun refus n'était intervenu et que la situation de M. A était régularisée par cette attestation. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et a condamné l'État à verser 550 euros à M. A au titre des frais de justice.