Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
58 014 décisions disponibles — page 921/2901
N° TA44-2407864(TA44-2407864)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du ministre de l’intérieur suite à l’ajournement de sa demande de naturalisation. En cours d’instance, le ministre a accordé la nationalité française à M. B par un décret du 30 septembre 2024, publié le 2 octobre 2024. Cette attribution a implicitement retiré la décision attaquée, rendant la requête sans objet. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer.
N° TA44-2503499(TA44-2503499)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension du refus de délivrance d’une carte professionnelle d’agent de sécurité privée. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle, la rupture de son contrat de travail restant hypothétique. La décision a été prise sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2418821(TA44-2418821)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. C et Mme A d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler la décision implicite de rejet du maire de Saint-Nazaire concernant un arrêté de non-opposition à déclaration préalable pour un lotissement. Les requérants ont ensuite déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Par une ordonnance du 26 février 2025, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge de la commune.
N° TA44-2500630(TA44-2500630)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D E, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles 4, 5, 21 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement n'avait pas été méconnue et que le transfert vers l'Espagne ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale.
N° TA44-2500631(TA44-2500631)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant azerbaïdjanais, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et l'erreur manifeste d'appréciation au titre de l'article 17 du même règlement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la décision de transfert.
N° TA44-2500664(TA44-2500664)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E, ressortissant soudanais, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités polonaises, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire prévue à l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, et que les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, vice de procédure, erreur de fait) n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert vers la Pologne, pays responsable en application du règlement Dublin III.
N° TA44-2502514(TA44-2502514)
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que le ministre de l'intérieur avait donné instruction aux autorités consulaires de délivrer les visas de long séjour sollicités au titre du regroupement familial. Cette mesure rendant sans objet la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la commission de recours, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. La requête portait sur le refus de visa pour l'épouse et les deux enfants de M. B, dont l'une est atteinte d'un polyhandicap nécessitant des soins urgents.
N° TA44-2217060(TA44-2217060)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A épouse B, représentante légale d'un enfant mineur, d'un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de Maine-et-Loire de délivrer un document de circulation pour étranger mineur. En cours d'instance, le préfet a finalement délivré le document sollicité. Par ordonnance, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte, devenues sans objet. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
N° TA44-2417032(TA44-2417032)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du préfet des Alpes-Maritimes ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le juge a relevé que le recours contentieux était irrecevable car M. B n’avait pas, malgré une demande de régularisation, justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du ministre chargé des naturalisations, conformément à l’article 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. En l’absence de cette formalité, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2501763(TA44-2501763)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par la société Soginov formation d'une demande d'injonction urgente visant à contraindre la Caisse des dépôts et consignations à modifier ses coordonnées bancaires sur la plateforme EDOF. En cours d'instance, la Caisse a procédé à l'enregistrement du nouvel IBAN et aux paiements en attente, ce qui a conduit la société requérante à accepter un non-lieu à statuer. Par conséquent, le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également donné acte du désistement de la société concernant ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2414250(TA44-2414250)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme E et de M. D contestant un permis de construire délivré par le maire de Saint-Michel-Chef-Chef à la SCI PATIO. Les requérants invoquaient une méconnaissance des servitudes de vue prévues par le code civil. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, car le permis de construire est délivré sous réserve des droits des tiers, et les litiges relevant du droit civil ne peuvent être utilement soulevés dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir. En l’absence d’autres moyens, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2502300(TA44-2502300)
Refus de visa de long séjour pour travail salarié. Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision de la commission de recours contre les refus de visa. Le juge estime que la condition d'urgence particulière n'est pas remplie, la requérante n'ayant pas démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en raison du délai écoulé entre l'obtention de l'autorisation de travail et la demande de visa.
N° TA44-2502565(TA44-2502565)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa confirmant le refus de délivrance d’un visa de regroupement familial à l’épouse de M. A. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, le requérant se bornant à invoquer une atteinte à sa vie familiale sans démontrer un préjudice grave et immédiat. L’ordonnance rejette la requête sans instruction ni audience publique sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2400442(TA44-2400442)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 7 décembre 2023 par laquelle le sous-directeur des visas a refusé un visa de court séjour à Mme D B, ressortissante algérienne de 70 ans. Le motif retenu par l'administration, à savoir un risque de détournement du visa à des fins migratoires fondé sur l'absence d'attaches familiales en Algérie et la présence de sa belle-fille en France, est jugé insuffisant. Le tribunal estime que ces seules circonstances, en l'absence d'autres éléments, ne caractérisent pas un risque avéré et constituent une erreur manifeste d'appréciation. Il enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer la demande de visa dans un délai de deux mois. La décision s'appuie notamment sur le règlement (CE) n° 810/2009 établissant un code communautaire des visas.
N° TA44-2501777(TA44-2501777)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi d’une demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa d’entrée en France, rejetant le recours de M. C B A contre un refus de visa de long séjour au titre de la réunification familiale. Les requérants invoquaient l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Toutefois, les requérants se sont désistés de leur requête en cours d’instance. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sans tenir d’audience, et a ordonné la clôture de la procédure.
N° TA44-2502578(TA44-2502578)
Suspension d’une décision de refus de réorientation universitaire. Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la requête de M. B fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande est jugée irrecevable car le requérant n’a pas introduit de requête distincte en annulation contre la décision contestée, en méconnaissance de l’article R. 522-1 du même code.
N° TA44-2503236(TA44-2503236)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision des autorités consulaires françaises à Dakar refusant un visa de long séjour pour regroupement familial à Mme C épouse B. La requérante n'a pas démontré l'urgence particulière justifiant la saisine du juge des référés avant que la commission de recours contre les décisions de refus de visa ne statue sur son recours préalable obligatoire, conformément aux articles L. 521-1 et D. 312-3 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2414314(TA44-2414314)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Loire-Atlantique. La requête, déposée le 17 septembre 2024, se bornait à produire la décision contestée et un acte de naissance, sans formuler de conclusions soumises au juge, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a prononcé le rejet par ordonnance, sans invitation préalable à régulariser.
N° TA44-2501776(TA44-2501776)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Celui-ci demandait la suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour pour sa fille mineure au titre du regroupement familial. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du délai de quatre ans entre l'autorisation de regroupement familial et la demande de visa, et du fait que la situation sécuritaire invoquée au Cameroun était ancienne. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA44-2501774(TA44-2501774)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi en référé-suspension par M. A, fonctionnaire, contestant l'avis défavorable du ministre chargé du budget du 23 octobre 2024 à son placement en retraite pour invalidité imputable au service à un taux de 50%. Le juge des référés a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que cet avis, émis sur le fondement de l'article R. 49 bis du code des pensions civiles et militaires de retraite, constitue un acte préparatoire insusceptible de recours pour excès de pouvoir, et non une décision faisant grief. En conséquence, la demande de suspension et les conclusions accessoires ont été rejetées.