Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2503242(TA44-2503242)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de l'Ambassade de France à Lomé refusant un visa de long séjour pour études à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant s'était lui-même placé dans cette situation en déposant sa demande tardivement et n'avait pas démontré l'impossibilité d'un report d'inscription. L'ordonnance est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige à la fois l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2503236(TA44-2503236)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision des autorités consulaires françaises à Dakar refusant un visa de long séjour pour regroupement familial à Mme C épouse B. La requérante n'a pas démontré l'urgence particulière justifiant la saisine du juge des référés avant que la commission de recours contre les décisions de refus de visa ne statue sur son recours préalable obligatoire, conformément aux articles L. 521-1 et D. 312-3 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2502719(TA44-2502719)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension de l'arrêté du maire de Lorient prononçant sa révocation. Le juge a estimé que le litige relevait de la compétence du Tribunal Administratif de Rennes, en application des articles R. 221-3 et R. 312-12 du code de justice administrative, car l'affectation de l'agent se situait dans le Morbihan. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable pour incompétence territoriale, sans examen du fond.
N° TA44-2502651(TA44-2502651)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire française à Dakar refusant un visa de long séjour pour regroupement familial à Mme B. Les requérants n’ont invoqué aucun élément nouveau depuis un précédent rejet pour irrecevabilité, et le recours préalable obligatoire devant la commission de recours contre les décisions de refus de visa a été introduit tardivement, au-delà du délai de trente jours prévu à l’article D. 312-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2502237(TA44-2502237)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire française à Casablanca refusant un visa de long séjour à Mme B, ressortissante marocaine, en qualité d’ascendant à charge. La requérante invoquait une urgence liée à son état de santé (cardiopathie hypertensive) et son isolement au Maroc. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, faute de preuve d’une aggravation récente de sa pathologie ou d’une impossibilité pour ses filles résidant au Maroc de l’assister. La requête a donc été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2405863(TA44-2405863)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc, contestant l’arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 14 mars 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l’arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant, débouté du droit d’asile. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, faute d’éléments probants sur les risques en cas de retour en Turquie. La décision s’appuie notamment sur l’article L. 611-1, 4° du même code.
N° TA44-2503325(TA44-2503325)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension présentée par Mme A, qui contestait le refus implicite de visa de long séjour pour l’enfant Djenna, recueillie par kafala. Le juge des référés estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, faute d’éléments probants sur les conditions de vie instables alléguées en Algérie et sur la pérennité de la promesse d’embauche en France. La requête est rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité, sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2501987(TA44-2501987)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, une ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'entretien de vulnérabilité, bien que n'ayant pas exploré tous les critères légaux, avait permis à l'intéressée de formuler des observations, sans que soit démontrée l'absence de formation spécifique de l'agent. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles L. 522-1 à L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2501982(TA44-2501982)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir une autorisation provisoire de séjour lui permettant de travailler. En cours d'instance, le préfet de la Sarthe a délivré à l'intéressé un récépissé de demande de carte de séjour valable jusqu'au 6 mai 2025. Le juge des référés a constaté que cette délivrance rendait sans objet la demande de M. A et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA44-2501724(TA44-2501724)
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, était amené à statuer sur la demande de M. B visant à assortir d'astreintes une précédente injonction faite au préfet de la Sarthe de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le tribunal a constaté que le préfet avait délivré l'autorisation provisoire de séjour et avait engagé le réexamen de la demande, la demande de pièces complémentaires ne constituant pas un refus. En conséquence, il a estimé que l'injonction avait été totalement exécutée et que la demande d'astreinte avait perdu son objet, prononçant un non-lieu à statuer.
N° TA44-2501041(TA44-2501041)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B épouse A qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Sarthe de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le tribunal a estimé que la demande était devenue sans objet, car la requérante disposait déjà d'un récépissé valide et que sa demande de titre était toujours en cours d'instruction. La condition d'urgence et d'utilité de la mesure n'était donc pas remplie. Les conclusions accessoires au titre des frais de justice ont également été rejetées.
N° TA44-2403997(TA44-2403997)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante sénégalaise, contestant l’interdiction de retour sur le territoire français (IRTF) de 12 mois prise à son encontre par le préfet de Maine-et-Loire. Le tribunal a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme), compte tenu de la brièveté de son concubinage et de son défaut d’insertion sociale. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l’intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant), faute d’éléments suffisants. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 612-7 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA44-2108716(TA44-2108716)
Le Tribunal Administratif de Nantes (5ème Chambre) a rejeté la requête de Mme D B, ressortissante djiboutienne, qui demandait l'annulation de la décision du 22 juillet 2021 par laquelle l'OFII avait refusé de lui rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que l'OFII avait pris en compte la vulnérabilité de la requérante, conformément à l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA44-2111729(TA44-2111729)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 24 août 2021 par laquelle l'OFII a retiré à M. A le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal juge que l'absence de M. A à sa convocation pour transfert était justifiée par son hospitalisation, constituant un motif légitime. Cette annulation est fondée sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet de retirer ces conditions en cas de non-respect des exigences des autorités, mais impose de prendre en compte la vulnérabilité du demandeur. Le tribunal enjoint à l'OFII de rétablir ces conditions rétroactivement au 24 août 2021 dans un délai de deux mois.
N° TA44-2406035(TA44-2406035)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, ressortissant angolais, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 5 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec un délai de trente jours, fixant le pays de renvoi et lui imposant des obligations de présentation. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral pris en application des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2417886(TA44-2417886)
Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision du 23 octobre 2024 par laquelle le sous-directeur des visas a refusé un visa de court séjour à M. B, ressortissant algérien. Le motif retenu par l'administration, à savoir un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires, est jugé entaché d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal relève que le ministre n'a pas démontré la réalité des circonstances invoquées (faux dossier, refus antérieurs) et que M. B justifie de liens suffisants avec son pays de résidence (propriété immobilière) et d'un respect antérieur des visas obtenus. La décision est annulée sur le fondement des articles 10 et 32 du code communautaire des visas et de la convention d'application de Schengen.
N° TA44-2317327(TA44-2317327)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant comorien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Sarthe refusant le renouvellement de son titre de séjour en tant que parent d'enfant français, assorti d'une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que les versements irréguliers et insuffisants de M. B ne démontraient pas une contribution effective à l'entretien de son enfant, comme l'exige l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA44-2406414(TA44-2406414)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante angolaise, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 5 avril 2024 portant obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, fondé sur la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, était inopérant à l'encontre d'une autorité nationale. Le tribunal a ainsi validé la mesure d'éloignement, les décisions fixant le pays de renvoi et l'obligation de présentation au commissariat, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2318416(TA44-2318416)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme A pour contester le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, confirmant le refus consulaire de délivrer un visa de long séjour à Mme A en tant que membre de famille d’un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le tribunal a examiné le motif retenu par la commission, tiré de la menace pour l’ordre public que représenterait M. A, connu pour des faits d’aide au séjour irrégulier en bande organisée. Il a jugé que ce motif était fondé sur les dispositions de l’article L. 561-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui subordonne le droit à la réunification familiale à l’absence de menace pour l’ordre public. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête en annulation, considérant que la décision attaquée n’était pas entachée d’erreur d’appréciation.
N° TA44-2501827(TA44-2501827)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision de refus était fondée sur le dépôt tardif de sa demande d'asile, intervenue le 24 janvier 2025, soit plus de quatre mois après son retour en France le 1er septembre 2024. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut d'information prévu à l'article L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que Mme A avait été informée oralement en français et avait signé la notice d'information. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision de l'OFII.