Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2406414(TA44-2406414)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante angolaise, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 5 avril 2024 portant obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, fondé sur la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, était inopérant à l'encontre d'une autorité nationale. Le tribunal a ainsi validé la mesure d'éloignement, les décisions fixant le pays de renvoi et l'obligation de présentation au commissariat, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2417886(TA44-2417886)

Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision du 23 octobre 2024 par laquelle le sous-directeur des visas a refusé un visa de court séjour à M. B, ressortissant algérien. Le motif retenu par l'administration, à savoir un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires, est jugé entaché d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal relève que le ministre n'a pas démontré la réalité des circonstances invoquées (faux dossier, refus antérieurs) et que M. B justifie de liens suffisants avec son pays de résidence (propriété immobilière) et d'un respect antérieur des visas obtenus. La décision est annulée sur le fondement des articles 10 et 32 du code communautaire des visas et de la convention d'application de Schengen.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2318418(TA44-2318418)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait rejeté le recours de M. E A et Mme C F contre le refus de délivrance de visas de long séjour à cette dernière et à leur enfant mineur en qualité de membres de famille d'un réfugié. Le tribunal a jugé que la commission s'était appropriée le motif du refus consulaire, tiré de l'absence de lien familial, mais que les requérants apportaient des éléments suffisants pour établir la possession d'état et la réalité des liens familiaux allégués. En conséquence, la décision a été annulée pour erreur d'appréciation au regard des articles L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer les visas dans un délai de deux mois.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA44-2318416(TA44-2318416)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme A pour contester le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, confirmant le refus consulaire de délivrer un visa de long séjour à Mme A en tant que membre de famille d’un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le tribunal a examiné le motif retenu par la commission, tiré de la menace pour l’ordre public que représenterait M. A, connu pour des faits d’aide au séjour irrégulier en bande organisée. Il a jugé que ce motif était fondé sur les dispositions de l’article L. 561-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui subordonne le droit à la réunification familiale à l’absence de menace pour l’ordre public. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête en annulation, considérant que la décision attaquée n’était pas entachée d’erreur d’appréciation.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2503289(TA44-2503289)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision d’ajournement de la demande de naturalisation de M. B, prise par le ministre de l’intérieur. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les projets entrepreneuriaux invoqués par le requérant ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, d’autant que l’ajournement expirait au 3 mai 2025. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans audience, faute d’urgence caractérisée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2203838(TA44-2203838)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, détenu, qui contestait son placement préventif en cellule disciplinaire le 16 mars 2022 pour avoir escaladé un grillage. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente, bénéficiant d’une délégation de signature régulière. Il a également estimé que les faits, constitutifs d’une faute du premier degré selon l’article R. 57-7-1 du code de procédure pénale, justifiaient cette mesure comme nécessaire et proportionnée pour préserver l’ordre, sans erreur manifeste d’appréciation. Les conclusions accessoires ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2204755(TA44-2204755)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, commandant de l'armée de l'air, qui contestait le calcul de sa pension de retraite militaire. Le requérant demandait la prise en compte de sa période de détachement auprès de l'OTAN (du 1er mars 2007 au 30 novembre 2021) dans la liquidation de sa pension. Le tribunal a jugé que la décision de rejet de la demande de révision était suffisamment motivée et que l'erreur de prénom était sans incidence sur les droits à pension. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code des pensions civiles et militaires de retraite, du code de la défense et du code des relations entre le public et l'administration.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2205181(TA44-2205181)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. B, adjudant-chef de l’armée de terre, qui contestait des titres de perception émis en 2021 pour le remboursement de trop-perçus de rémunération (239,67 € et 230,25 €) durant son congé de reconversion. Le tribunal a jugé que, conformément à l’article R. 4138-29 du code de la défense, ce congé ouvre droit uniquement à la solde indiciaire et à certaines indemnités limitatives, à l’exclusion de la prime de qualification des sous-officiers, de la prime de service et de l’indemnité pour temps d’activité et d’obligations professionnelles complémentaires. La demande de décharge a donc été rejetée comme infondée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2205299(TA44-2205299)

Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision du 22 février 2022 par laquelle le recteur de l'académie de Nantes avait refusé de reconnaître l'imputabilité au service de la maladie de M. A, professeur décédé par suicide. La juridiction a jugé que la mission professionnelle confiée à l'agent, source d'un stress intense et d'un sentiment d'échec, présentait un lien direct avec la décompensation anxiodépressive ayant conduit à son suicide, sans qu'aucun fait personnel ou circonstance particulière ne permette de détacher cette maladie du service. Cette solution a été retenue sur le fondement des principes généraux régissant l'imputabilité au service des maladies contractées par les agents publics, issus notamment de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2207364(TA44-2207364)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du 25 mars 2022 confirmant le refus d’accès au centre nucléaire de production d’électricité de Saint-Alban. Le juge a estimé que la ministre de la Transition écologique n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en se fondant sur les articles L. 1332-1 et suivants du code de la défense. Il a relevé que M. B était défavorablement connu pour consommation de stupéfiants et avait été condamné pour conduite sous l’emprise de stupéfiants, ce qui caractérise un comportement incompatible avec l’accès à une installation d’importance vitale. La solution retenue confirme ainsi le refus d’autorisation d’accès au site nucléaire.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2207580(TA44-2207580)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. La juridiction a rappelé que la décision du ministre de l'intérieur se substituait à celle du préfet. Le tribunal a jugé que le ministre avait légalement fondé sa décision sur l'absence d'insertion professionnelle et de ressources stables de M. B, malgré son parcours universitaire, et que la circulaire invoquée était dépourvue de caractère réglementaire. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, sur le fondement des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2207665(TA44-2207665)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant comorien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'aide apportée par M. A au séjour irrégulier de son épouse entre 2016 et 2020, faits jugés suffisamment graves pour justifier l'ajournement. La solution retenue s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un pouvoir d'appréciation sur l'opportunité d'accorder la naturalisation.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2208195(TA44-2208195)

Le Tribunal administratif de Nantes a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A, ressortissant congolais, contre le refus du préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle. En cours d’instance, le préfet a délivré le titre sollicité, valable d’août 2023 à août 2025, rapportant ainsi implicitement la décision attaquée. Le tribunal a constaté que les conclusions en annulation et injonction étaient devenues sans objet, prononçant un non-lieu à statuer. Il a condamné l’État à verser 1 000 euros à l’avocat de M. A au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2208966(TA44-2208966)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le ministre avait substitué cet ajournement à la décision initiale d'irrecevabilité prise par le préfet de la Dordogne. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence de ressources suffisantes et stables de Mme A, malgré son emploi d'aide-soignante en contrat à durée déterminée, au regard des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La solution retenue confirme la légalité de l'ajournement, sans annulation de la décision attaquée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2209060(TA44-2209060)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre avait légalement pu se fonder sur des faits de violence conjugale ayant donné lieu à un rappel à la loi et sur des déclarations fiscales erronées concernant son enfant. Il a estimé que ces éléments, pris en compte dans le cadre de l'appréciation d'opportunité prévue par l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n°93-1362, ne révélaient pas d'erreur manifeste d'appréciation. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2209062(TA44-2209062)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de la décision. Il a jugé que le ministre pouvait légalement se fonder sur des faits de travail dissimulé et d'aide au séjour irrégulier, dont la matérialité était établie, pour apprécier l'opportunité d'accorder la nationalité française, sans que l'absence de poursuites pénales y fasse obstacle. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2209570(TA44-2209570)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre avait légalement fondé sa décision sur l'insuffisance des ressources de Mme B, qui ne lui permettaient pas de subvenir aux besoins de son foyer, et que cette appréciation n'était pas entachée d'erreur manifeste. La décision a été prise en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, relatifs à la naturalisation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2209632(TA44-2209632)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant le rejet de sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur le fait que l'enfant mineur de l'intéressée réside à l'étranger et sur son comportement fiscal critiquable (retards de paiement de la taxe d'habitation). La décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation pour accorder ou non la naturalisation. Les conclusions aux fins d'injonction et au titre des frais de justice ont également été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2209668(TA44-2209668)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur le comportement critiquable de l'intéressée au regard de ses obligations locatives, notamment une dette de 18 352,82 euros envers son bailleur. Cette décision s'inscrit dans le cadre du large pouvoir d'appréciation du ministre pour accorder la naturalisation, conformément à l'article 21-15 du code civil et à l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2211811(TA44-2211811)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E, ressortissant congolais, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le ministre avait légalement pu fonder son refus sur l'absence de ressources suffisantes et stables, malgré une amélioration récente de sa situation professionnelle, en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été implicitement écarté.

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