Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

58 014 décisions disponibles — page 927/2901

DécisionPARTIEL

TA44-2318416(TA44-2318416)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme A pour contester le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, confirmant le refus consulaire de délivrer un visa de long séjour à Mme A en tant que membre de famille d’un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le tribunal a examiné le motif retenu par la commission, tiré de la menace pour l’ordre public que représenterait M. A, connu pour des faits d’aide au séjour irrégulier en bande organisée. Il a jugé que ce motif était fondé sur les dispositions de l’article L. 561-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui subordonne le droit à la réunification familiale à l’absence de menace pour l’ordre public. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête en annulation, considérant que la décision attaquée n’était pas entachée d’erreur d’appréciation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2319386(TA44-2319386)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 21 novembre 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur a refusé de délivrer un visa de long séjour à Mme D, épouse alléguée d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire, ainsi que la décision implicite de la commission de recours rejetant la demande de visa pour l'enfant G C. Le tribunal a jugé que le motif de fraude invoqué par le ministre n'était pas fondé, les documents d'état civil et les éléments de possession d'état produits étant suffisants pour établir l'identité et le lien familial. Il a enjoint au ministre de délivrer les visas dans un délai de deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice. La décision s'appuie sur les articles L. 561-2 et L. 561-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA44-2501514(TA44-2501514)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par Mme A, ressortissante ivoirienne, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait l'urgence liée à son état de santé psychiatrique et à sa formation d'aide-soignante, ainsi que des doutes sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet de la Loire-Atlantique a conclu au rejet, arguant de l'absence d'urgence et de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision porte sur l'appréciation de la condition d'urgence et des moyens soulevés par la requérante.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2405863(TA44-2405863)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc, contestant l’arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 14 mars 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l’arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant, débouté du droit d’asile. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, faute d’éléments probants sur les risques en cas de retour en Turquie. La décision s’appuie notamment sur l’article L. 611-1, 4° du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2406414(TA44-2406414)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante angolaise, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 5 avril 2024 portant obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, fondé sur la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, était inopérant à l'encontre d'une autorité nationale. Le tribunal a ainsi validé la mesure d'éloignement, les décisions fixant le pays de renvoi et l'obligation de présentation au commissariat, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2417886(TA44-2417886)

Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision du 23 octobre 2024 par laquelle le sous-directeur des visas a refusé un visa de court séjour à M. B, ressortissant algérien. Le motif retenu par l'administration, à savoir un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires, est jugé entaché d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal relève que le ministre n'a pas démontré la réalité des circonstances invoquées (faux dossier, refus antérieurs) et que M. B justifie de liens suffisants avec son pays de résidence (propriété immobilière) et d'un respect antérieur des visas obtenus. La décision est annulée sur le fondement des articles 10 et 32 du code communautaire des visas et de la convention d'application de Schengen.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2501329(TA44-2501329)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait d'enjoindre au ministère de l'Europe et des affaires étrangères de lui délivrer des documents de fin de contrat et de verser l'indemnité de rupture conventionnelle prévue par une convention signée le 8 novembre 2024. Le tribunal a considéré que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, l'administration ayant retiré la convention de rupture pour illégalité et replacé l'intéressée en congé de longue durée, ce qui faisait obstacle à l'exécution des mesures sollicitées. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2317327(TA44-2317327)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant comorien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Sarthe refusant le renouvellement de son titre de séjour en tant que parent d'enfant français, assorti d'une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que les versements irréguliers et insuffisants de M. B ne démontraient pas une contribution effective à l'entretien de son enfant, comme l'exige l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2318361(TA44-2318361)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui demandait l'annulation de la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa lui refusant un visa de long séjour en tant que travailleur salarié. La commission s'est substituée à la décision consulaire, rendant inopérant le moyen dirigé contre cette dernière. Le tribunal a estimé que la commission avait pu légalement fonder son refus sur un risque de détournement de l'objet du visa, en raison de l'absence de justification de la qualification et de l'expérience professionnelle du requérant pour l'emploi visé, et du doute sérieux sur la réalité de la relation contractuelle avec l'entreprise employant son frère. La solution s'appuie sur les articles L. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 5221-2 du code du travail.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2400442(TA44-2400442)

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 7 décembre 2023 par laquelle le sous-directeur des visas a refusé un visa de court séjour à Mme D B, ressortissante algérienne de 70 ans. Le motif retenu par l'administration, à savoir un risque de détournement du visa à des fins migratoires fondé sur l'absence d'attaches familiales en Algérie et la présence de sa belle-fille en France, est jugé insuffisant. Le tribunal estime que ces seules circonstances, en l'absence d'autres éléments, ne caractérisent pas un risque avéré et constituent une erreur manifeste d'appréciation. Il enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer la demande de visa dans un délai de deux mois. La décision s'appuie notamment sur le règlement (CE) n° 810/2009 établissant un code communautaire des visas.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2406035(TA44-2406035)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, ressortissant angolais, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 5 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec un délai de trente jours, fixant le pays de renvoi et lui imposant des obligations de présentation. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral pris en application des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2501376(TA44-2501376)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi en référé suspension par l'association Défense des milieux aquatiques, qui contestait l'arrêté préfectoral du 7 janvier 2025 autorisant la pêche aux engins et filets de certaines espèces (grande alose, alose feinte, lamproies) en Loire-Atlantique. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment au regard du principe de précaution, de la directive Habitats et de l'absence d'évaluation des incidences Natura 2000. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour l'association de démontrer un préjudice grave et immédiat justifiant la suspension, et que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2318418(TA44-2318418)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait rejeté le recours de M. E A et Mme C F contre le refus de délivrance de visas de long séjour à cette dernière et à leur enfant mineur en qualité de membres de famille d'un réfugié. Le tribunal a jugé que la commission s'était appropriée le motif du refus consulaire, tiré de l'absence de lien familial, mais que les requérants apportaient des éléments suffisants pour établir la possession d'état et la réalité des liens familiaux allégués. En conséquence, la décision a été annulée pour erreur d'appréciation au regard des articles L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer les visas dans un délai de deux mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2318421(TA44-2318421)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A et M. C A D, qui demandaient l'annulation de la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 8 novembre 2023. Cette décision confirmait le refus de délivrance d'un visa de long séjour à M. C A D, fils allégué d'un réfugié, au motif qu'il était âgé de plus de 19 ans à la date de sa demande et ne pouvait donc bénéficier de la réunification familiale. Le tribunal a appliqué les articles L. 561-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui limitent ce droit aux enfants n'ayant pas dépassé leur dix-neuvième anniversaire. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi le refus de visa.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2318455(TA44-2318455)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, qui avait rejeté la demande de visa de long séjour en qualité de conjoint de française de M. D E, ressortissant marocain. La commission s'était approprié le motif consulaire tiré du caractère frauduleux du projet d'installation, mais le tribunal a jugé que ce motif n'était pas établi, le mariage n'étant pas contesté. En application de l'article L. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le visa de long séjour est délivré de plein droit au conjoint de Français, sauf fraude, annulation du mariage ou menace à l'ordre public, circonstances non démontrées en l'espèce. Le tribunal a donc enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer le visa dans un délai de deux mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2318783(TA44-2318783)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B C et M. A C, qui demandait l’annulation de la décision implicite du sous-directeur des visas rejetant le recours contre le refus consulaire de délivrance d’un visa de court séjour. La décision attaquée, fondée sur le motif que les informations communiquées pour justifier l’objet et les conditions du séjour n’étaient pas fiables, a été jugée légale au regard de l’article 21 du règlement (CE) n° 810/2009. Les requérants n’ont pas apporté d’éléments suffisants pour démontrer que ce motif était entaché d’erreur d’appréciation ou qu’il méconnaissait l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2503385(TA44-2503385)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de M. et Mme A visant à assortir d’une astreinte une précédente ordonnance du 11 février 2025. Cette ordonnance enjoignait au préfet de la Loire-Atlantique de leur fournir un hébergement pérenne avec leur enfant réfugié. Le juge a estimé que la situation d’hébergement d’urgence en hôtel, bien que provisoire, était conforme à l’injonction initiale et que l’adaptation de la famille, notamment le changement d’école de l’enfant, ne portait pas atteinte à son intérêt supérieur. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-2 et L. 521-4 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2209060(TA44-2209060)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre avait légalement pu se fonder sur des faits de violence conjugale ayant donné lieu à un rappel à la loi et sur des déclarations fiscales erronées concernant son enfant. Il a estimé que ces éléments, pris en compte dans le cadre de l'appréciation d'opportunité prévue par l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n°93-1362, ne révélaient pas d'erreur manifeste d'appréciation. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2211811(TA44-2211811)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E, ressortissant congolais, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le ministre avait légalement pu fonder son refus sur l'absence de ressources suffisantes et stables, malgré une amélioration récente de sa situation professionnelle, en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été implicitement écarté.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2207422(TA44-2207422)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et que le motif retenu, à savoir l'aide au séjour irrégulier de son épouse en France de 2012 à 2018, était fondé. Il a estimé que le ministre n'avait commis ni erreur de fait ni erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur ce comportement, et que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

Résumé IA