Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2317011(TA44-2317011)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 juillet 2023 refusant de lui délivrer un titre de séjour en qualité de conjoint de français et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité habilitée et suffisamment motivé. Le tribunal a également rejeté les griefs relatifs à une prétendue compétence liée du préfet et à la méconnaissance de l'article 6-2 de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2412200(TA44-2412200)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi de deux requêtes distinctes, introduites par M. E et Mme F, visant à contester des arrêtés du préfet de la Loire-Atlantique du 12 juillet 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec un délai de départ de 45 jours, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de six mois. Les requérants invoquaient de nombreux moyens, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la violation du droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions attaquées étaient légales au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2318502(TA44-2318502)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de visa d'étudiant. La commission de recours avait motivé son refus par l'insuffisance de ressources et un risque de détournement de l'objet du visa. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la composition de la commission, la feuille de présence produite attestant de sa régularité. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2406440(TA44-2406440)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 5 avril 2024 lui retirant son attestation de demande d'asile, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance du droit à un recours effectif, invoqué sur le fondement de l'article 47 de la Convention européenne des droits de l'homme, était inopérant, et a considéré que la décision de retrait de l'attestation d'asile était légale, privant ainsi de base légale les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2212789(TA44-2212789)

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 13 septembre 2022 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour pour raisons de santé de M. B, un ressortissant guinéen. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en opposant la tardiveté de la demande, fondée sur l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que M. B invoquait une circonstance de fait nouvelle (un certificat médical du 2 juin 2022). La solution retenue est l'annulation de la décision, avec injonction implicite au préfet de réexaminer la demande.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2411163(TA44-2411163)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A, sapeur-pompier professionnel suspendu pour non-respect de l'obligation vaccinale instaurée par la loi du 5 août 2021, qui demandait une provision en réparation de ses préjudices. Le juge des référés a rejeté sa requête, estimant que la responsabilité de l'État, que ce soit pour faute ou sans faute, n'était pas établie avec un degré suffisant de certitude, rendant l'obligation de l'État sérieusement contestable. Il a notamment considéré que le législateur avait entendu exclure toute indemnisation et que le préjudice allégué n'était ni anormal ni spécial. La décision s'appuie sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative et les dispositions de la loi du 5 août 2021.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2110334(TA44-2110334)

Le Tribunal Administratif de Nantes (5ème Chambre) a rejeté la requête de M. C D. Celui-ci contestait un titre de perception de 12 321,02 euros émis par le préfet de la Loire-Atlantique pour le remboursement de travaux exécutés d'office, suite à un arrêté du 19 mars 2020 constatant un danger imminent dans son logement. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière et que le bien-fondé de la créance était établi, notamment car l'abrogation ultérieure de l'arrêté initial ne remettait pas en cause la légalité des travaux réalisés d'office. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique, en particulier l'article L. 1331-26.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2318792(TA44-2318792)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait rejeté le recours de M. A contre un refus de visa de long séjour pour études. La commission s'était fondée sur le motif que le demandeur pourrait séjourner en France à d'autres fins, mais le tribunal a jugé que le projet d'études de M. A, cohérent avec son cursus en biologie, ne révélait pas un tel détournement. La solution retenue est l'annulation de la décision, en application de la directive UE 2016/801 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2109606(TA44-2109606)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant kosovar, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 22 avril 2021 du préfet de Maine-et-Loire prononçant son expulsion du territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et n'était pas entachée d'erreur de fait, malgré le caractère non définitif d'une des condamnations pénales. Il a estimé que la présence de M. B constituait une menace grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 521-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de sa condamnation pour violences ayant entraîné la mort de son épouse. Enfin, la mesure d'expulsion n'a pas été jugée disproportionnée au regard de son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2318785(TA44-2318785)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en formation collégiale, a examiné les recours de M. C, ressortissant camerounais, contre le refus de délivrance d'un visa de court séjour pour visite familiale. La décision du sous-directeur des visas, qui s'est substituée à celle du consulat, était motivée par un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires. Le tribunal a jugé que ce motif était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, en l'absence de preuve de liens insuffisants avec le pays d'origine ou de risque de non-retour. Il a annulé la décision et enjoint au ministre de délivrer le visa dans un délai d'un mois, sur le fondement des articles L. 312-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2318786(TA44-2318786)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme A, représentante légale de cinq enfants, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours de délivrer des visas de long séjour au titre de la réunification familiale. En cours d’instance, les visas ont été délivrés par l’autorité consulaire, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a en outre condamné l’État à verser 600 euros à l’avocate de la requérante au titre des frais d’instance, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2208626(TA44-2208626)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l'intérieur du 7 septembre 2022 qui ajournait à deux ans la demande de naturalisation de M. B. Le ministre s'était fondé sur une condamnation pour refus d'obtempérer datant de 2010, mais le tribunal a jugé que ces faits, anciens de près de douze ans et non réitérés, ne justifiaient pas un tel ajournement, constituant une erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993. Le tribunal a enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2109587(TA44-2109587)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, un ressortissant guinéen, qui contestait la décision de l'OFII du 2 juillet 2021 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait légalement appliqué l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A ne s'était pas présenté aux autorités dans le cadre de la procédure Dublin. Il a également estimé que l'absence de présentation ne constituait pas une erreur d'appréciation de la vulnérabilité de l'intéressé, faute d'éléments probants.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2318849(TA44-2318849)

Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision du 24 octobre 2023 par laquelle le sous-directeur des visas a refusé un visa de court séjour à Mme B veuve D, ressortissante algérienne. Le tribunal estime que l’administration a commis une erreur manifeste d’appréciation en retenant un risque de détournement migratoire, alors que la requérante, âgée de 69 ans, justifie d’attaches familiales et matérielles en Algérie. Cette décision se fonde sur les articles 10 de la convention de Schengen et 21 et 32 du règlement (CE) n° 810/2009. Le tribunal enjoint au ministre de l’intérieur de délivrer le visa dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2209796(TA44-2209796)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le ministre s'était fondé sur des manquements répétés aux obligations fiscales, notamment une déclaration erronée de la charge exclusive de ses enfants tout en déduisant une pension alimentaire. Le tribunal a jugé que ces faits étaient matériellement établis et que leur régularisation ultérieure ne remettait pas en cause leur gravité. Il a donc estimé que la décision n'était entachée ni d'erreur de fait ni d'erreur manifeste d'appréciation, en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2211987(TA44-2211987)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. F, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur rejetant sa demande de réintégration dans la nationalité française. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le ministre pouvait légalement se fonder sur l'insuffisance des ressources personnelles de l'intéressé pour rejeter sa demande, en application de l'article 21-15 du code civil et de l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La solution retenue confirme le large pouvoir d'appréciation de l'administration en matière de naturalisation.

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DécisionExécution d'un jugementPARTIEL

TA44-2111687(TA44-2111687)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B, signataire d’un compromis de vente, contestant le refus du maire de La Flèche de supprimer une place de stationnement située face à l’entrée carrossable du garage de la propriété convoitée. La commune opposait un défaut d’intérêt à agir, mais le tribunal a reconnu à Mme B, en tant qu’acquéreur, un intérêt suffisant pour agir. Sur le fond, le tribunal a rappelé qu’il appartient au maire de concilier le droit d’accès des riverains avec les nécessités de la circulation et du stationnement, et que le stationnement devant une entrée carrossable est considéré comme gênant en vertu de l’article R. 417-10 du code de la route. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal a appliqué les articles L. 2212-2, L. 2213-1 et L. 2213-2 du code général des collectivités territoriales, ainsi que l’article R. 417-10 du code de la route.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2110778(TA44-2110778)

Le Tribunal administratif de Nantes annule l'arrêté du 5 juillet 2021 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. C, un ressortissant gabonais. Le tribunal juge que le préfet ne pouvait rejeter cette demande comme tardive, car la promesse d'embauche présentée par le requérant constituait une circonstance nouvelle au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté préfectoral pour erreur de droit.

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DécisionPARTIEL

TA44-2318404(TA44-2318404)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait rejeté le recours de Mme C contre le refus de délivrance d'un visa de long séjour en qualité d'étudiante. Le tribunal a jugé que la commission s'était approprié le motif du refus consulaire, tiré du caractère incomplet ou non fiable des informations sur les ressources financières de la requérante. Cependant, en l'absence de production de mémoire en défense par le ministre de l'intérieur, le tribunal a estimé que ce motif n'était pas établi, entachant la décision d'une erreur d'appréciation au regard des articles L. 312-2 et L. 411-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de la directive UE 2016/801. La décision a donc été annulée, et il a été enjoint au ministre de délivrer le visa dans un délai d'un mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2318424(TA44-2318424)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de M. K F, bénéficiaire de la protection subsidiaire, et de sa famille contre le refus implicite de la commission de recours de leur délivrer des visas de long séjour. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour l'enfant A O F P, un visa lui ayant été délivré en cours d'instance. Pour les autres requérants, le tribunal a rejeté leurs conclusions en estimant que la décision de la commission était légale, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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