Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2318849(TA44-2318849)

Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision du 24 octobre 2023 par laquelle le sous-directeur des visas a refusé un visa de court séjour à Mme B veuve D, ressortissante algérienne. Le tribunal estime que l’administration a commis une erreur manifeste d’appréciation en retenant un risque de détournement migratoire, alors que la requérante, âgée de 69 ans, justifie d’attaches familiales et matérielles en Algérie. Cette décision se fonde sur les articles 10 de la convention de Schengen et 21 et 32 du règlement (CE) n° 810/2009. Le tribunal enjoint au ministre de l’intérieur de délivrer le visa dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2208626(TA44-2208626)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l'intérieur du 7 septembre 2022 qui ajournait à deux ans la demande de naturalisation de M. B. Le ministre s'était fondé sur une condamnation pour refus d'obtempérer datant de 2010, mais le tribunal a jugé que ces faits, anciens de près de douze ans et non réitérés, ne justifiaient pas un tel ajournement, constituant une erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993. Le tribunal a enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2109606(TA44-2109606)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant kosovar, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 22 avril 2021 du préfet de Maine-et-Loire prononçant son expulsion du territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et n'était pas entachée d'erreur de fait, malgré le caractère non définitif d'une des condamnations pénales. Il a estimé que la présence de M. B constituait une menace grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 521-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de sa condamnation pour violences ayant entraîné la mort de son épouse. Enfin, la mesure d'expulsion n'a pas été jugée disproportionnée au regard de son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2205953(TA44-2205953)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait son titre de pension en demandant l'application d'une majoration de 10% pour chacune de ses deux premières filles. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article L. 18 du code des pensions civiles et militaires de retraite, la majoration de 10% s'applique globalement pour les trois premiers enfants, et non individuellement par enfant. M. A ayant élevé quatre enfants, sa pension avait été correctement majorée à 10% pour les trois premiers et à 5% pour le quatrième. La requête a donc été rejetée comme non fondée.

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DécisionPlein contentieuxDESISTEMENT

TA44-2502390(TA44-2502390)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme A B d’une requête en référé, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, afin d’obtenir la délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. Postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet de la Sarthe lui a délivré une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 9 mai 2025. Mme B s’est désistée de sa requête, désistement pur et simple dont le juge des référés lui a donné acte par ordonnance du 25 février 2025.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2318421(TA44-2318421)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A et M. C A D, qui demandaient l'annulation de la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 8 novembre 2023. Cette décision confirmait le refus de délivrance d'un visa de long séjour à M. C A D, fils allégué d'un réfugié, au motif qu'il était âgé de plus de 19 ans à la date de sa demande et ne pouvait donc bénéficier de la réunification familiale. Le tribunal a appliqué les articles L. 561-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui limitent ce droit aux enfants n'ayant pas dépassé leur dix-neuvième anniversaire. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi le refus de visa.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2318418(TA44-2318418)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait rejeté le recours de M. E A et Mme C F contre le refus de délivrance de visas de long séjour à cette dernière et à leur enfant mineur en qualité de membres de famille d'un réfugié. Le tribunal a jugé que la commission s'était appropriée le motif du refus consulaire, tiré de l'absence de lien familial, mais que les requérants apportaient des éléments suffisants pour établir la possession d'état et la réalité des liens familiaux allégués. En conséquence, la décision a été annulée pour erreur d'appréciation au regard des articles L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer les visas dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2501376(TA44-2501376)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi en référé suspension par l'association Défense des milieux aquatiques, qui contestait l'arrêté préfectoral du 7 janvier 2025 autorisant la pêche aux engins et filets de certaines espèces (grande alose, alose feinte, lamproies) en Loire-Atlantique. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment au regard du principe de précaution, de la directive Habitats et de l'absence d'évaluation des incidences Natura 2000. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour l'association de démontrer un préjudice grave et immédiat justifiant la suspension, et que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2406414(TA44-2406414)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante angolaise, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 5 avril 2024 portant obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, fondé sur la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, était inopérant à l'encontre d'une autorité nationale. Le tribunal a ainsi validé la mesure d'éloignement, les décisions fixant le pays de renvoi et l'obligation de présentation au commissariat, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2501329(TA44-2501329)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait d'enjoindre au ministère de l'Europe et des affaires étrangères de lui délivrer des documents de fin de contrat et de verser l'indemnité de rupture conventionnelle prévue par une convention signée le 8 novembre 2024. Le tribunal a considéré que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, l'administration ayant retiré la convention de rupture pour illégalité et replacé l'intéressée en congé de longue durée, ce qui faisait obstacle à l'exécution des mesures sollicitées. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2406035(TA44-2406035)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, ressortissant angolais, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 5 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec un délai de trente jours, fixant le pays de renvoi et lui imposant des obligations de présentation. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral pris en application des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2405863(TA44-2405863)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc, contestant l’arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 14 mars 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l’arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant, débouté du droit d’asile. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, faute d’éléments probants sur les risques en cas de retour en Turquie. La décision s’appuie notamment sur l’article L. 611-1, 4° du même code.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA44-2501514(TA44-2501514)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par Mme A, ressortissante ivoirienne, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait l'urgence liée à son état de santé psychiatrique et à sa formation d'aide-soignante, ainsi que des doutes sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet de la Loire-Atlantique a conclu au rejet, arguant de l'absence d'urgence et de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision porte sur l'appréciation de la condition d'urgence et des moyens soulevés par la requérante.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2317327(TA44-2317327)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant comorien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Sarthe refusant le renouvellement de son titre de séjour en tant que parent d'enfant français, assorti d'une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que les versements irréguliers et insuffisants de M. B ne démontraient pas une contribution effective à l'entretien de son enfant, comme l'exige l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2400442(TA44-2400442)

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 7 décembre 2023 par laquelle le sous-directeur des visas a refusé un visa de court séjour à Mme D B, ressortissante algérienne de 70 ans. Le motif retenu par l'administration, à savoir un risque de détournement du visa à des fins migratoires fondé sur l'absence d'attaches familiales en Algérie et la présence de sa belle-fille en France, est jugé insuffisant. Le tribunal estime que ces seules circonstances, en l'absence d'autres éléments, ne caractérisent pas un risque avéré et constituent une erreur manifeste d'appréciation. Il enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer la demande de visa dans un délai de deux mois. La décision s'appuie notamment sur le règlement (CE) n° 810/2009 établissant un code communautaire des visas.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2319386(TA44-2319386)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 21 novembre 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur a refusé de délivrer un visa de long séjour à Mme D, épouse alléguée d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire, ainsi que la décision implicite de la commission de recours rejetant la demande de visa pour l'enfant G C. Le tribunal a jugé que le motif de fraude invoqué par le ministre n'était pas fondé, les documents d'état civil et les éléments de possession d'état produits étant suffisants pour établir l'identité et le lien familial. Il a enjoint au ministre de délivrer les visas dans un délai de deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice. La décision s'appuie sur les articles L. 561-2 et L. 561-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2417886(TA44-2417886)

Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision du 23 octobre 2024 par laquelle le sous-directeur des visas a refusé un visa de court séjour à M. B, ressortissant algérien. Le motif retenu par l'administration, à savoir un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires, est jugé entaché d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal relève que le ministre n'a pas démontré la réalité des circonstances invoquées (faux dossier, refus antérieurs) et que M. B justifie de liens suffisants avec son pays de résidence (propriété immobilière) et d'un respect antérieur des visas obtenus. La décision est annulée sur le fondement des articles 10 et 32 du code communautaire des visas et de la convention d'application de Schengen.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2318783(TA44-2318783)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B C et M. A C, qui demandait l’annulation de la décision implicite du sous-directeur des visas rejetant le recours contre le refus consulaire de délivrance d’un visa de court séjour. La décision attaquée, fondée sur le motif que les informations communiquées pour justifier l’objet et les conditions du séjour n’étaient pas fiables, a été jugée légale au regard de l’article 21 du règlement (CE) n° 810/2009. Les requérants n’ont pas apporté d’éléments suffisants pour démontrer que ce motif était entaché d’erreur d’appréciation ou qu’il méconnaissait l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2501834(TA44-2501834)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 24 janvier 2025 par laquelle l'OFII refusait le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à l'enfant D B, fille d'une demandeuse d'asile. Le tribunal a jugé que l'OFII avait méconnu l'autorité de la chose jugée attachée à ses précédents jugements des 22 novembre 2024 et 7 janvier 2025, qui lui enjoignaient de réexaminer la situation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2318455(TA44-2318455)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, qui avait rejeté la demande de visa de long séjour en qualité de conjoint de française de M. D E, ressortissant marocain. La commission s'était approprié le motif consulaire tiré du caractère frauduleux du projet d'installation, mais le tribunal a jugé que ce motif n'était pas établi, le mariage n'étant pas contesté. En application de l'article L. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le visa de long séjour est délivré de plein droit au conjoint de Français, sauf fraude, annulation du mariage ou menace à l'ordre public, circonstances non démontrées en l'espèce. Le tribunal a donc enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer le visa dans un délai de deux mois.

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