Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
58 014 décisions disponibles — page 924/2901
N° TA44-2411319(TA44-2411319)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, contestant un arrêté préfectoral du 4 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec une interdiction de retour de six mois. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance du principe du contradictoire et une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 542-4 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La juridiction a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que la décision était suffisamment motivée et que la situation de l'intéressé ne justifiait pas une admission au séjour. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'OQTF et des mesures accessoires.
N° TA44-2412200(TA44-2412200)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi de deux requêtes distinctes, introduites par M. E et Mme F, visant à contester des arrêtés du préfet de la Loire-Atlantique du 12 juillet 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec un délai de départ de 45 jours, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de six mois. Les requérants invoquaient de nombreux moyens, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la violation du droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions attaquées étaient légales au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA44-2318849(TA44-2318849)
Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision du 24 octobre 2023 par laquelle le sous-directeur des visas a refusé un visa de court séjour à Mme B veuve D, ressortissante algérienne. Le tribunal estime que l’administration a commis une erreur manifeste d’appréciation en retenant un risque de détournement migratoire, alors que la requérante, âgée de 69 ans, justifie d’attaches familiales et matérielles en Algérie. Cette décision se fonde sur les articles 10 de la convention de Schengen et 21 et 32 du règlement (CE) n° 810/2009. Le tribunal enjoint au ministre de l’intérieur de délivrer le visa dans un délai de deux mois.
N° TA44-2318660(TA44-2318660)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre le refus de visa de long séjour pour études opposé à une ressortissante marocaine mineure, d'abord par l'autorité consulaire à Rabat, puis par la commission de recours contre les décisions de refus de visa. Le tribunal a jugé que la décision de la commission s'étant substituée à celle du consul, les moyens dirigés contre la décision consulaire étaient inopérants. Pour rejeter la requête, le tribunal a estimé que la commission avait pu légalement fonder son refus sur l'article 20 de la directive (UE) 2016/801, en retenant que la demande présentait un risque de détournement d'objet, faute d'éléments probants sur la réalité du projet d'études. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.
N° TA44-2318647(TA44-2318647)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du sous-directeur des visas refusant un visa de long séjour à un ressortissant algérien, conjoint d’une ressortissante française, au motif d’une fraude présumée au mariage. Le tribunal a annulé cette décision, considérant que l’administration n’avait pas établi l’existence d’une fraude, le mariage n’ayant pas été contesté par l’autorité judiciaire. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 312-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui interdit le refus de visa au conjoint de Français sauf en cas de fraude, d’annulation du mariage ou de menace à l’ordre public.
N° TA44-2318637(TA44-2318637)
Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait rejeté le recours contre le refus de délivrance de visas de long séjour au titre du regroupement familial pour M. G et l'enfant F B. Le tribunal juge que les documents d'état civil produits, bien que contestés par l'administration, sont suffisamment probants pour établir l'identité des demandeurs et leur lien de filiation avec Mme A, conformément à l'article 47 du code civil. Il estime que la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, le tribunal enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer les visas demandés dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et met à la charge de l'État la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2501733(TA44-2501733)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir la communication des pièces d'une procédure disciplinaire engagée à son encontre. La juridiction a constaté que Nantes Université avait informé l'intéressé, avant l'introduction de la requête, qu'aucune procédure disciplinaire n'était en cours. Par conséquent, les conclusions de M. A sont devenues sans objet, et le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer, rejetant également ses demandes accessoires.
N° TA44-2318603(TA44-2318603)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 25 octobre 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France avait rejeté le recours de Mme C, réfugiée guinéenne, contre le refus de délivrance de visas de long séjour à ses deux enfants mineurs au titre de la réunification familiale. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur d'appréciation en estimant que les documents d'état civil produits n'étaient pas probants pour établir l'identité et le lien de filiation, et en considérant que la filiation n'était pas établie à l'égard de la seule mère. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée, fondée sur les articles L. 434-3 et L. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2501377(TA44-2501377)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi en référé-suspension par l'association Défense des milieux aquatiques contre l'arrêté préfectoral du 19 décembre 2024 autorisant la pêche aux engins et filets de certaines espèces migratrices (grandes aloses, aloses feintes, lamproies marines et fluviatiles) en Maine-et-Loire. Le juge a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute de démonstration d'un risque de disparition imminente des espèces avant le jugement au fond, et que les moyens soulevés, notamment la violation du principe de précaution et des directives européennes, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2501292(TA44-2501292)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, était saisi par le préfet de la Sarthe d’une demande d’expulsion sans délai de M. et Mme B, occupants d’un logement destiné à des demandeurs d’asile, sur le fondement des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le préfet s’est désisté de sa requête après le départ des occupants. Le juge des référés a donné acte de ce désistement, le considérant comme pur et simple, et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA44-2318424(TA44-2318424)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de M. K F, bénéficiaire de la protection subsidiaire, et de sa famille contre le refus implicite de la commission de recours de leur délivrer des visas de long séjour. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour l'enfant A O F P, un visa lui ayant été délivré en cours d'instance. Pour les autres requérants, le tribunal a rejeté leurs conclusions en estimant que la décision de la commission était légale, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA44-2318404(TA44-2318404)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait rejeté le recours de Mme C contre le refus de délivrance d'un visa de long séjour en qualité d'étudiante. Le tribunal a jugé que la commission s'était approprié le motif du refus consulaire, tiré du caractère incomplet ou non fiable des informations sur les ressources financières de la requérante. Cependant, en l'absence de production de mémoire en défense par le ministre de l'intérieur, le tribunal a estimé que ce motif n'était pas établi, entachant la décision d'une erreur d'appréciation au regard des articles L. 312-2 et L. 411-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de la directive UE 2016/801. La décision a donc été annulée, et il a été enjoint au ministre de délivrer le visa dans un délai d'un mois.
N° TA44-2318362(TA44-2318362)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait rejeté le recours de M. B contre le refus de délivrance d'un visa de long séjour pour sa fille mineure. Le tribunal a jugé que la commission s'était approprié les motifs du refus consulaire, tirés du défaut de preuve du lien de filiation et de l'absence de justifications sur l'objet et les conditions du séjour. Cependant, M. B ayant produit un acte de naissance, le tribunal a estimé que ces motifs étaient erronés. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée, en application des articles L. 423-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et D. 312-8-1 du même code.
N° TA44-2318356(TA44-2318356)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 24 août 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa avait rejeté le recours de Mme E, réfugiée, contre le refus de délivrance d’un visa de long séjour à son neveu allégué, B A. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur d’appréciation en estimant que le lien familial n’était pas établi, alors que les actes d’état civil produits, bien que présentant des irrégularités formelles, étaient corroborés par des éléments de possession d’état suffisants au sens de l’article 311-1 du code civil et de l’article L. 561-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est l’annulation de la décision attaquée, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
N° TA44-2503259(TA44-2503259)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la commission de recours contre les refus de visa, qui confirmait le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour réunification familiale à Mme C B. Les requérants, M. D A et Mme C B, invoquaient l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article L. 561-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas satisfaite, en raison des circonstances du mariage (par procuration, non reconnu par l’OFPRA) et du manque de précisions sur la situation actuelle de la demandeuse. L’ordonnance a été rendue sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2406440(TA44-2406440)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 5 avril 2024 lui retirant son attestation de demande d'asile, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance du droit à un recours effectif, invoqué sur le fondement de l'article 47 de la Convention européenne des droits de l'homme, était inopérant, et a considéré que la décision de retrait de l'attestation d'asile était légale, privant ainsi de base légale les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2406827(TA44-2406827)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Vendée du 25 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et de l'intérêt supérieur de l'enfant. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2318879(TA44-2318879)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de M. C, ressortissant algérien, contre le refus de visa de long séjour en qualité de conjoint de Française. La décision implicite de la commission de recours, qui s'est substituée au refus consulaire, a été attaquée pour erreur manifeste d'appréciation et violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le refus de visa était justifié par la menace à l'ordre public que représente la présence de M. C en France, sans méconnaître les stipulations de l'article 8. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers.
N° TA44-2407810(TA44-2407810)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme F, ressortissante béninoise, qui contestait un arrêté préfectoral du 23 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et l'erreur d'appréciation. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
N° TA44-2111687(TA44-2111687)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B, signataire d’un compromis de vente, contestant le refus du maire de La Flèche de supprimer une place de stationnement située face à l’entrée carrossable du garage de la propriété convoitée. La commune opposait un défaut d’intérêt à agir, mais le tribunal a reconnu à Mme B, en tant qu’acquéreur, un intérêt suffisant pour agir. Sur le fond, le tribunal a rappelé qu’il appartient au maire de concilier le droit d’accès des riverains avec les nécessités de la circulation et du stationnement, et que le stationnement devant une entrée carrossable est considéré comme gênant en vertu de l’article R. 417-10 du code de la route. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal a appliqué les articles L. 2212-2, L. 2213-1 et L. 2213-2 du code général des collectivités territoriales, ainsi que l’article R. 417-10 du code de la route.