Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2503326(TA44-2503326)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire du 3 janvier 2025 refusant un visa de retour à M. A, ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressé n'a pas démontré une urgence particulière justifiant de saisir le juge avant la décision de la commission de recours, saisie le 20 janvier 2025. La séparation d'avec sa famille en France et la perte de sa carte de séjour n'ont pas été jugées suffisantes pour caractériser cette urgence, d'autant que sa carte de séjour expire le 22 avril 2025, après le délai de deux mois de la commission. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2412726(TA44-2412726)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C A B contestant le refus de la caisse primaire d'assurance maladie de Maine-et-Loire de lui accorder l'aide médicale d'État. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun exposé de moyens de droit ou d'argumentation, et le requérant n'a pas régularisé sa demande après y avoir été invité par le tribunal. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2502331(TA44-2502331)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. G, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités néerlandaises, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (dit "Dublin III"). Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance du droit à l'information (article 4 du règlement), de l'irrégularité de l'entretien individuel (article 5), et de l'absence d'habilitation pour le relevé d'empreintes. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant de faire application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2502329(TA44-2502329)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 3 février 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à Mme B E et à sa fille le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'OFII n'avait pas procédé à un examen individuel et complet de la situation de vulnérabilité de la requérante, notamment en ne tenant pas compte des violences psychologiques et sexuelles subies et de son isolement en tant que mère d'un enfant en bas âge. Cette carence constitue une erreur d'appréciation et une méconnaissance des articles L. 522-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de réexaminer la demande dans un délai de quinze jours et de lui accorder provisoirement les conditions matérielles d'accueil.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2201592(TA44-2201592)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre s'était fondé sur des faits de complicité de conduite sans permis, mais que la matérialité de ces faits n'était pas établie, M. B n'ayant fait l'objet d'aucune poursuite pénale. En conséquence, la décision a été annulée pour erreur de fait, en application des articles 21-15 et 27 du code civil et de l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2203380(TA44-2203380)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l’annulation de la décision implicite de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) refusant le versement de la prime « MaPrimeRénov’ » pour des travaux d’isolation. Le tribunal a considéré que les travaux réalisés, consistant en l’isolation du plancher des combles et non du plafond ou des rampants de toiture, n’étaient pas éligibles au regard de l’annexe I du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin d’examiner sa recevabilité.

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DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA44-2502514(TA44-2502514)

Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que le ministre de l'intérieur avait donné instruction aux autorités consulaires de délivrer les visas de long séjour sollicités au titre du regroupement familial. Cette mesure rendant sans objet la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la commission de recours, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. La requête portait sur le refus de visa pour l'épouse et les deux enfants de M. B, dont l'une est atteinte d'un polyhandicap nécessitant des soins urgents.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA44-2418821(TA44-2418821)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. C et Mme A d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler la décision implicite de rejet du maire de Saint-Nazaire concernant un arrêté de non-opposition à déclaration préalable pour un lotissement. Les requérants ont ensuite déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Par une ordonnance du 26 février 2025, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge de la commune.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2217060(TA44-2217060)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A épouse B, représentante légale d'un enfant mineur, d'un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de Maine-et-Loire de délivrer un document de circulation pour étranger mineur. En cours d'instance, le préfet a finalement délivré le document sollicité. Par ordonnance, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte, devenues sans objet. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2414250(TA44-2414250)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme E et de M. D contestant un permis de construire délivré par le maire de Saint-Michel-Chef-Chef à la SCI PATIO. Les requérants invoquaient une méconnaissance des servitudes de vue prévues par le code civil. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, car le permis de construire est délivré sous réserve des droits des tiers, et les litiges relevant du droit civil ne peuvent être utilement soulevés dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir. En l’absence d’autres moyens, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2503499(TA44-2503499)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension du refus de délivrance d’une carte professionnelle d’agent de sécurité privée. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle, la rupture de son contrat de travail restant hypothétique. La décision a été prise sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirNON_LIEU

TA44-2407864(TA44-2407864)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du ministre de l’intérieur suite à l’ajournement de sa demande de naturalisation. En cours d’instance, le ministre a accordé la nationalité française à M. B par un décret du 30 septembre 2024, publié le 2 octobre 2024. Cette attribution a implicitement retiré la décision attaquée, rendant la requête sans objet. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2417032(TA44-2417032)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du préfet des Alpes-Maritimes ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le juge a relevé que le recours contentieux était irrecevable car M. B n’avait pas, malgré une demande de régularisation, justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du ministre chargé des naturalisations, conformément à l’article 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. En l’absence de cette formalité, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2407960(TA44-2407960)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Couëron du 1er décembre 2023, délivrant un permis de construire valant autorisation de démolir à la SCCV 44057 Couëron Montluc. En cours d’instance, la commune a retiré ce permis par une décision du 26 novembre 2024, devenue définitive. Le tribunal constate donc un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation, devenues sans objet. Il rejette la demande de frais de justice présentée par le requérant au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y a pas lieu d’y faire droit.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA44-2420049(TA44-2420049)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme D d’un litige concernant une contravention de 135 euros notifiée par le maire d’Angers. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune d’Angers tendant à la condamnation de Mme D au titre de l’article L. 761-1 du même code.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA44-2502728(TA44-2502728)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme B, qui contestait deux indus d'allocation d'aide au retour à l'emploi notifiés par France Travail. La solution retenue est le rejet pour irrecevabilité manifeste, car la requête n'avait pas été précédée de la médiation préalable obligatoire prévue par l'article L. 213-11 du code de justice administrative et l'article R. 5312-47 du code du travail. Le tribunal a également ordonné la transmission du dossier au médiateur régional de France Travail compétent.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2501950(TA44-2501950)

Refus de délivrance d'une carte nationale d'identité pour un enfant inscrit au fichier des personnes recherchées. Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de Mme A comme manifestement irrecevable, faute de conclusions conformes à l'article R. 411-1 du code de justice administrative. La saisine, dépourvue de toute demande précise, ne constitue pas une requête valable. Application des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA44-2309291(TA44-2309291)

Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte du désistement pur et simple de la SAS AEC 2034 dans trois instances (n° 2214134, 2306364 et 2309291) où elle contestait des titres exécutoires émis par la CARENE et Nantes Métropole pour des montants de 77 168,20 euros et 321 964,91 euros. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a joint ces requêtes et donné acte du désistement. Il a également rejeté les conclusions des collectivités défenderesses au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2500409(TA44-2500409)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B D, ressortissant togolais, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d'information et un vice de procédure lié à la consultation du fichier Visabio. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, y compris ceux relatifs au règlement (UE) n° 604/2013 (dit "Dublin III") et à l'article 17 de ce règlement, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, appliquant les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les règlements européens pertinents.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA44-2501854(TA44-2501854)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur la demande du préfet de la Vendée, a ordonné l'expulsion de M. E et de Mme F ainsi que de leurs enfants mineurs du logement pour demandeurs d'asile qu'ils occupaient sans droit. La solution retenue se fonde sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative, en raison du rejet définitif de leurs demandes d'asile par l'OFPRA et la CNDA. Le juge a considéré que l'urgence et l'utilité de la mesure étaient établies, le maintien indu compromettant le bon fonctionnement du service public d'hébergement, sans que la présence d'enfants mineurs ne constitue une contestation sérieuse. Aucun délai supplémentaire n'a été accordé, la trêve hivernale n'étant pas opposable en l'espèce.

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