Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

58 014 décisions disponibles — page 917/2901

DécisionREJETE

TA44-2417109(TA44-2417109)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la demande de la SAS SODES Distribution, qui contestait son assujettissement à la taxe sur les surfaces commerciales pour les années 2021 à 2023. La société soutenait que son supermarché et sa station-service constituaient deux établissements distincts, ce qui aurait dû réduire l'assiette de la taxe. Le tribunal a rejeté cette argumentation, considérant que les deux locaux, bien que non attenants, étaient exploités sous une même enseigne et formaient un ensemble commercial unique au sens de la loi du 13 juillet 1972 et du décret n° 95-85 du 26 janvier 1995. En conséquence, la demande de réduction des cotisations, d'un montant total de 149 156 euros, a été rejetée.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2208404(TA44-2208404)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui demandait l'annulation de la décision du ministre de l'intérieur du 5 mai 2022 refusant sa naturalisation. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne souffrait d'aucun défaut d'examen sérieux. Sur le fond, il a considéré que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur la condamnation de M. B en 2000 pour des faits graves de participation à une entente en vue d'actes de terrorisme, qui, bien qu'anciens, révélaient un défaut de loyalisme envers les valeurs de la société française. La solution s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent un large pouvoir d'appréciation à l'autorité administrative en matière de naturalisation.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA44-2107657(TA44-2107657)

Le Tribunal Administratif de Nantes a donné acte du désistement de Mme B, qui contestait le rejet de sa demande de remise de dette relative à un indu de prime d'activité par la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire. Saisi en plein contentieux, le tribunal a constaté que la requérante n'avait pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une invitation fondée sur l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de cet article, ce silence vaut désistement d'office, ce qui a conduit à clore l'affaire sans examen au fond.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA44-2503640(TA44-2503640)

Le Tribunal Administratif de Nantes a liquidé et taxé les frais et honoraires d’expertise à la somme de 1 163,60 euros TTC, à la suite d’un constat judiciaire. En application des articles R. 621-11, R. 761-4, R. 761-5 et R. 621-13 du code de justice administrative, ces frais ont été mis à la charge de la commune de Saint Calais. La décision précise que l’ordonnance est exécutoire dès son prononcé et peut être recouvrée par les voies de droit commun.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2407373(TA44-2407373)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. C B A, ressortissant tchadien, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Vendée le 26 janvier 2024. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du CESEDA, et une méconnaissance de l'article 8 de la CEDH. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée et que l'intéressé ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires pour obtenir un titre de séjour "salarié". La requête a été rejetée, confirmant la légalité des décisions préfectorales.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2407382(TA44-2407382)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A B, ressortissant soudanais, qui contestait un arrêté du préfet de Maine-et-Loire lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens communs tirés de l'incompétence du signataire, du défaut d'examen particulier et de l'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulier. Il a également rejeté les moyens spécifiques contre l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de renvoi et l'obligation de présentation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA44-2502813(TA44-2502813)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de la Loire-Atlantique a informé le tribunal que l'instruction de la demande était toujours en cours et a délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 18 mai 2025. Le juge des référés a constaté que la requête était devenue sans objet, dès lors qu'aucun refus n'était intervenu et que la situation de M. A était régularisée par cette attestation. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et a condamné l'État à verser 550 euros à M. A au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxNON_LIEU

TA44-2502392(TA44-2502392)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par la SASU Cleaning Compagny d'une demande d'injonction visant à contraindre l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) à convoquer un salarié à une visite médicale. En cours d'instance, l'OFII a convoqué l'intéressé à cette visite, rendant la demande sans objet. Le juge des référés a donc constaté un non-lieu à statuer, sans se prononcer sur le fond.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2502336(TA44-2502336)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme C contestant le refus de l'OFII de leur accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le dépôt tardif de la demande d'asile, plus de trois ans après l'entrée en France, ne constituait pas un motif légitime, même en l'absence d'information sur la procédure. Il a également estimé que les problèmes de santé invoqués (déficience intellectuelle et insuffisance rénale) ne remettaient pas en cause la légalité de la décision, qui avait pris en compte la vulnérabilité du demandeur. La solution s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2502329(TA44-2502329)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 3 février 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à Mme B E et à sa fille le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'OFII n'avait pas procédé à un examen individuel et complet de la situation de vulnérabilité de la requérante, notamment en ne tenant pas compte des violences psychologiques et sexuelles subies et de son isolement en tant que mère d'un enfant en bas âge. Cette carence constitue une erreur d'appréciation et une méconnaissance des articles L. 522-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de réexaminer la demande dans un délai de quinze jours et de lui accorder provisoirement les conditions matérielles d'accueil.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-1901979(TA44-1901979)

**Résumé de la décision du Tribunal Administratif de Nantes (7ème Chambre)** Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B A d’une demande d’indemnisation, fondée sur la solidarité nationale, pour les préjudices résultant d’un accident médical non fautif survenu lors de la pose d’une prothèse de hanche en 2010. Après expertise, le tribunal a rejeté la requête, estimant que les douleurs persistantes subies par le requérant constituaient un échec thérapeutique et non un accident médical, et qu’elles ne remplissaient pas la condition d’anormalité du dommage. En conséquence, il a mis hors de cause le Pôle Santé Sarthe et Loir et a rejeté l’intégralité des conclusions de M. A, y compris celles dirigées contre l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM). La décision s’appuie sur les dispositions de la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2107661(TA44-2107661)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la SAS Sodilonne, qui contestait son assujettissement à la taxe sur les surfaces commerciales (TSC) pour les années 2016 à 2018. La société soutenait que le chiffre d'affaires issu de la vente de fioul domestique à domicile ne devait pas être inclus dans le calcul de la taxe, car ces ventes s'effectuaient sans support d'une surface de vente. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué l'article 3 de la loi n° 72-657 du 13 juillet 1972, en retenant le chiffre d'affaires global des ventes au détail, indépendamment du lieu de conclusion de la vente. Les moyens invoqués par la société, y compris ceux fondés sur la doctrine administrative, ont été écartés comme non fondés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2202948(TA44-2202948)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par les parents de E B, enfant handicapé, d’une demande d’indemnisation pour carence fautive de l’Agence régionale de santé (ARS) des Pays-de-la-Loire et de l’État dans la prise en charge médico-sociale de leur fils. Ils soutenaient que, malgré une décision de la CDAPH accordant une place en institut médico-éducatif (IME) à compter de juin 2018, aucune prise en charge effective n’a eu lieu avant septembre 2020. Le tribunal a examiné la responsabilité de l’ARS et de l’État au regard des obligations issues du code de l’action sociale et des familles et du code de l’éducation. La solution retenue n’est pas précisée dans l’extrait fourni, mais le jugement a été rendu après expertise et audience publique.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2409572(TA44-2409572)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 13 juin 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait bien examiné sa situation personnelle, notamment au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la menace pour l'ordre public que représentait sa présence en France. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2405820(TA44-2405820)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté du 29 mars 2024 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant gabonais, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que cette décision méconnaissait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que le préfet avait porté une atteinte disproportionnée au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale, compte tenu de sa relation de concubinage stable avec une ressortissante française.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA44-2406164(TA44-2406164)

Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes (4ème chambre) annule l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 15 septembre 2023 refusant un titre de séjour à Mme A, ressortissante tchadienne. Le tribunal retient que le refus méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, en raison de l'aide indispensable apportée par la requérante à sa mère malade, titulaire d'un titre de séjour pour raisons de santé. La solution annule également l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de destination, et enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2200383(TA44-2200383)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant syrien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 3 août 2021 confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle s'était substituée à celle du préfet, rendant inopérants les moyens dirigés contre cette dernière. Il a également écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, estimant que la décision attaquée était suffisamment motivée au regard de l'article 27 du code civil. Enfin, le tribunal a considéré que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence de caractère suffisant de l'insertion professionnelle et sociale de l'intéressé, malgré ses efforts.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2201489(TA44-2201489)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A, ressortissant centrafricain, contestant la décision du ministre de l'intérieur du 13 octobre 2021 ajournant à trois ans sa demande de naturalisation en raison de condamnations pénales pour conduite en état alcoolique et défaut de permis. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur ces faits, malgré leur ancienneté et l'insertion sociale du requérant, au regard des dispositions des articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993. La requête a été rejetée dans son intégralité.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2406189(TA44-2406189)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait un arrêté du préfet de Maine-et-Loire lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que les risques personnels invoqués par la requérante en cas de retour dans son pays d'origine n'étaient pas suffisamment établis. En conséquence, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été rejetés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2206236(TA44-2206236)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de naturalisation opposé par le ministre de l'intérieur. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle s'était substituée à celle du préfet, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre cette dernière. Le motif du refus, fondé sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n°93-1362, était que l'épouse et les enfants mineurs de M. A résidaient en Tunisie, ce qui ne permettait pas de considérer la France comme le centre de ses intérêts familiaux. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, malgré l'intégration et l'engagement professionnel du requérant pendant la crise sanitaire.

Résumé IA