Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
58 014 décisions disponibles — page 916/2901
N° TA44-2412726(TA44-2412726)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C A B contestant le refus de la caisse primaire d'assurance maladie de Maine-et-Loire de lui accorder l'aide médicale d'État. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun exposé de moyens de droit ou d'argumentation, et le requérant n'a pas régularisé sa demande après y avoir été invité par le tribunal. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.
N° TA44-2109986(TA44-2109986)
Le Tribunal Administratif de Nantes a condamné l'État à indemniser M. E F A et M. E D A pour le préjudice moral et les troubles dans les conditions d'existence subis en raison de l'illégalité du refus de visa de long séjour opposé à M. E D A, annulé par la cour administrative d'appel de Nantes pour erreur d'appréciation. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement de la faute commise par l'administration, la période indemnisable courant du 28 février 2018 au 8 février 2021. Les requérants n'ont pas établi de préjudice pécuniaire, mais le tribunal a accordé 1 500 euros à M. E F A et 1 000 euros à M. E D A, avec intérêts au taux légal à compter du 29 juin 2021 et capitalisation. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique, et le code de justice administrative.
N° TA44-2107661(TA44-2107661)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la SAS Sodilonne, qui contestait son assujettissement à la taxe sur les surfaces commerciales (TSC) pour les années 2016 à 2018. La société soutenait que le chiffre d'affaires issu de la vente de fioul domestique à domicile ne devait pas être inclus dans le calcul de la taxe, car ces ventes s'effectuaient sans support d'une surface de vente. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué l'article 3 de la loi n° 72-657 du 13 juillet 1972, en retenant le chiffre d'affaires global des ventes au détail, indépendamment du lieu de conclusion de la vente. Les moyens invoqués par la société, y compris ceux fondés sur la doctrine administrative, ont été écartés comme non fondés.
N° TA44-2201592(TA44-2201592)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre s'était fondé sur des faits de complicité de conduite sans permis, mais que la matérialité de ces faits n'était pas établie, M. B n'ayant fait l'objet d'aucune poursuite pénale. En conséquence, la décision a été annulée pour erreur de fait, en application des articles 21-15 et 27 du code civil et de l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2407373(TA44-2407373)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. C B A, ressortissant tchadien, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Vendée le 26 janvier 2024. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du CESEDA, et une méconnaissance de l'article 8 de la CEDH. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée et que l'intéressé ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires pour obtenir un titre de séjour "salarié". La requête a été rejetée, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
N° TA44-2107686(TA44-2107686)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de la SASU HDMR, qui sollicitait la restitution d’un crédit d’impôt innovation de 32 086 euros pour des dépenses engagées en 2019 par sa filiale Damrys. Le tribunal a jugé que les structures réfractaires installées chez des clients-tests ne constituaient pas des prototypes ou installations pilotes au sens du k du II de l’article 244 quater B du code général des impôts, car elles étaient commercialement exploitables et non destinées à un usage exclusif de démonstration. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur l’application de l’article 244 quater B du CGI.
N° TA44-2502813(TA44-2502813)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de la Loire-Atlantique a informé le tribunal que l'instruction de la demande était toujours en cours et a délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 18 mai 2025. Le juge des référés a constaté que la requête était devenue sans objet, dès lors qu'aucun refus n'était intervenu et que la situation de M. A était régularisée par cette attestation. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et a condamné l'État à verser 550 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA44-2406164(TA44-2406164)
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes (4ème chambre) annule l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 15 septembre 2023 refusant un titre de séjour à Mme A, ressortissante tchadienne. Le tribunal retient que le refus méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, en raison de l'aide indispensable apportée par la requérante à sa mère malade, titulaire d'un titre de séjour pour raisons de santé. La solution annule également l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de destination, et enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
N° TA44-2406323(TA44-2406323)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant géorgien, contestant l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre par le préfet de Maine-et-Loire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que les risques personnels invoqués par le requérant en cas de retour en Géorgie n’étaient pas suffisamment établis, écartant ainsi la violation des articles 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, l’ensemble des conclusions de M. A, y compris celles à fin d’injonction et au titre des frais de justice, ont été rejetées.
N° TA44-2406189(TA44-2406189)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait un arrêté du préfet de Maine-et-Loire lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que les risques personnels invoqués par la requérante en cas de retour dans son pays d'origine n'étaient pas suffisamment établis. En conséquence, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été rejetés.
N° TA44-2409572(TA44-2409572)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 13 juin 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait bien examiné sa situation personnelle, notamment au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la menace pour l'ordre public que représentait sa présence en France. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA44-2202948(TA44-2202948)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par les parents de E B, enfant handicapé, d’une demande d’indemnisation pour carence fautive de l’Agence régionale de santé (ARS) des Pays-de-la-Loire et de l’État dans la prise en charge médico-sociale de leur fils. Ils soutenaient que, malgré une décision de la CDAPH accordant une place en institut médico-éducatif (IME) à compter de juin 2018, aucune prise en charge effective n’a eu lieu avant septembre 2020. Le tribunal a examiné la responsabilité de l’ARS et de l’État au regard des obligations issues du code de l’action sociale et des familles et du code de l’éducation. La solution retenue n’est pas précisée dans l’extrait fourni, mais le jugement a été rendu après expertise et audience publique.
N° TA44-2201489(TA44-2201489)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A, ressortissant centrafricain, contestant la décision du ministre de l'intérieur du 13 octobre 2021 ajournant à trois ans sa demande de naturalisation en raison de condamnations pénales pour conduite en état alcoolique et défaut de permis. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur ces faits, malgré leur ancienneté et l'insertion sociale du requérant, au regard des dispositions des articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993. La requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA44-2216246(TA44-2216246)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a requalifié le recours comme étant dirigé contre la décision expresse du 30 décembre 2022, se substituant à la décision implicite initiale. Il a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur des faits d'obtention frauduleuse de document administratif et de faux, ayant donné lieu à un rappel à la loi, pour ajourner la demande. La solution s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2200383(TA44-2200383)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant syrien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 3 août 2021 confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle s'était substituée à celle du préfet, rendant inopérants les moyens dirigés contre cette dernière. Il a également écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, estimant que la décision attaquée était suffisamment motivée au regard de l'article 27 du code civil. Enfin, le tribunal a considéré que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence de caractère suffisant de l'insertion professionnelle et sociale de l'intéressé, malgré ses efforts.
N° TA44-2409741(TA44-2409741)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant tchadien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Vendée du 4 juin 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens communs tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen particulier, ainsi que la violation du droit d'être entendu. Sur le fond, il a jugé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2410321(TA44-2410321)
Le Tribunal administratif de Nantes annule l'arrêté du 5 juin 2024 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique avait obligé M. A, ressortissant guinéen débouté du droit d'asile, à quitter le territoire français, fixé le pays de renvoi et prononcé une interdiction de retour de six mois. Le juge retient que le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle et familiale de l'intéressé, notamment de son concubinage et de ses trois enfants, ce qui entache la procédure d'irrégularité. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans les huit jours. L'État est condamné à verser 1 000 euros à l'avocate de M. A au titre des frais de justice.
N° TA44-2113319(TA44-2113319)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insuffisance des connaissances de la requérante concernant l'histoire, la culture, les institutions et les valeurs de la République française, comme le permet l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Les arguments de Mme B sur sa scolarisation en France et sa maîtrise du français n'ont pas été jugés de nature à contredire ce motif. La solution retenue confirme le large pouvoir d'appréciation du ministre en matière de naturalisation.
N° TA44-2103780(TA44-2103780)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'une demande indemnitaire par une famille guinéenne, suite à des refus de visas de long séjour pour réunification familiale. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour faute, en raison de l'illégalité des décisions de refus de visas, constatée par un précédent jugement du 24 janvier 2017 et par la délivrance ultérieure des visas. La période d'indemnisation a été fixée du 3 novembre 2012 au 3 mai 2017, date de la délivrance effective des derniers visas. Le tribunal a appliqué les principes de la responsabilité administrative pour faute, sans se référer à des textes spécifiques pour le fond de la décision.
N° TA44-2107657(TA44-2107657)
Le Tribunal Administratif de Nantes a donné acte du désistement de Mme B, qui contestait le rejet de sa demande de remise de dette relative à un indu de prime d'activité par la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire. Saisi en plein contentieux, le tribunal a constaté que la requérante n'avait pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une invitation fondée sur l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de cet article, ce silence vaut désistement d'office, ce qui a conduit à clore l'affaire sans examen au fond.