Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2318546(TA44-2318546)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 25 octobre 2023 par laquelle le sous-directeur des visas avait refusé de délivrer un visa d'établissement à Mme C, ressortissante algérienne, en qualité de conjointe d'un ressortissant français. Le tribunal a relevé d'office que le sous-directeur des visas était incompétent pour statuer sur ce recours, car le visa sollicité, de long séjour, relevait de la compétence exclusive de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, en application de l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée pour incompétence de son auteur.
N° TA44-2318547(TA44-2318547)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France du 9 février 2023, refusant de délivrer un visa de long séjour au titre de la réunification familiale à M. A, fils allégué de Mme C, réfugiée. Les requérants contestaient l’appréciation de l’identité et du lien de filiation, estimant qu’ils étaient établis par les documents d’état civil et la possession d’état, et invoquaient une atteinte disproportionnée à leur vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans préciser de substitution de motifs. La décision s’appuie sur les articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA44-2318564(TA44-2318564)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de M. G F et Mme C E contestant le refus de visa de long séjour en qualité de visiteuse pour l'enfant A F, né d'une kafala marocaine. La juridiction a considéré que la décision implicite de rejet de la commission de recours était remplacée par une décision expresse ultérieure du 10 janvier 2024, contre laquelle les conclusions devaient être dirigées. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite comme inopérant et a examiné la régularité de la composition de la commission au regard de l'article D. 312-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2318923(TA44-2318923)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C B, agissant pour son fils, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France de délivrer un visa de long séjour pour études. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite était inopérant, car une décision expresse de rejet était intervenue postérieurement. Il a également écarté le moyen relatif à la composition irrégulière de la commission, faute d'éléments suffisants. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur la demande de substitution de motifs du ministre.
N° TA44-2318909(TA44-2318909)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A, ressortissante camerounaise, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en qualité d’étudiante. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une erreur d’appréciation sur son projet d’études et ses conditions matérielles de séjour. Le tribunal a constaté que le visa sollicité avait été délivré le 6 août 2024, rendant les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sans objet. Il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes et a condamné l’État à verser 500 euros à Mme A au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2318261(TA44-2318261)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A C, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour "entrepreneur/profession libérale". La commission avait fondé son refus sur l'absence de justification de la viabilité économique du projet, notamment l'absence de preuve de capitaux propres ou d'un cautionnement. Le tribunal a jugé que la commission n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, car le requérant n'avait pas démontré disposer des ressources financières suffisantes pour assurer la viabilité de son activité, conformément à l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2316161(TA44-2316161)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C contestant le refus de visa de long séjour pour regroupement familial opposé à son épouse et sa fille. La juridiction a jugé que la décision de la commission de recours, qui s'était substituée au refus consulaire, était fondée sur le motif que les documents d'état civil produits n'étaient pas authentiques. Le tribunal a estimé que l'administration avait valablement démontré l'absence de valeur probante des actes d'état civil, notamment en raison de l'absence de mentions obligatoires et de l'impossibilité de vérifier l'identité de l'officier d'état civil. La solution retenue s'appuie sur l'article 47 du code civil et les articles L. 811-2 et D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2318876(TA44-2318876)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de retour, refus fondé sur un risque de menace pour l'ordre public. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu soulevée par le ministre de l'intérieur, faute de preuve de la délivrance effective du visa. Saisi au fond, le tribunal a annulé la décision de la commission de recours, estimant que l'administration n'avait apporté aucune précision ni élément pour justifier le motif de menace à l'ordre public invoqué. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux visas de retour.
N° TA44-2316231(TA44-2316231)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante sénégalaise, qui contestait le refus de visa de long séjour au titre du regroupement familial. La commission de recours avait motivé son refus par le caractère non probant des documents d'état civil produits, faute de présenter le jugement d'autorisation d'inscription de naissance indissociable de l'acte. Le tribunal a jugé que ce motif n'était pas entaché d'erreur de fait, en application de l'article 47 du code civil, et a écarté les moyens tirés du défaut de motivation, du défaut d'examen et de l'atteinte à la vie privée et familiale.
N° TA44-2318871(TA44-2318871)
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes (10ème chambre) concerne un recours en excès de pouvoir formé par Mme B C contre le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer, ainsi qu'à sa fille Hemaylie C, des visas de long séjour au titre de la réunification familiale avec un réfugié haïtien. La requérante invoque notamment une erreur de droit au regard de l'article L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a examiné les conditions de la réunification familiale pour les réfugiés, prévues aux articles L. 561-2 et suivants du CESEDA, qui permettent au réfugié d'être rejoint par son conjoint et ses enfants mineurs sans condition de ressources ou de logement. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais l'analyse porte sur la régularité de la décision implicite de la commission au regard des textes applicables.
N° TA44-2318869(TA44-2318869)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B, ressortissant colombien, contestant le refus implicite du ministre de l'intérieur de lui délivrer un visa de long séjour en qualité de travailleur salarié. Le tribunal a constaté que le visa sollicité avait été délivré à l'intéressé le 22 avril 2024, postérieurement à l'introduction de la requête. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet. L'Etat a été condamné à verser 500 euros à M. B au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2203914(TA44-2203914)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, professeur de lycée professionnel agricole, qui contestait le tableau d'avancement à la classe exceptionnelle pour 2021. Le tribunal a jugé que le requérant ne pouvait invoquer une rupture d'égalité de traitement avec les personnels du ministère de l'Éducation nationale, car le principe d'égalité ne s'applique qu'entre agents d'un même corps, sauf exception. Il a également écarté le moyen tiré de l'illégalité de l'article 21 du décret n° 90-90 du 24 janvier 1990 au regard de l'article L. 811-4 du code rural et de la pêche maritime, estimant que la parité prévue par ce texte n'impose pas une identité de règles. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA44-2318859(TA44-2318859)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi de quatre requêtes concernant le refus de délivrance de visas de long séjour au titre du regroupement familial à M. A E D et Mme C F B, ressortissants de la République démocratique du Congo. Le tribunal a constaté que la décision implicite de rejet de la commission de recours née le 16 décembre 2023 avait été remplacée par une décision expresse du 6 février 2024, rendant sans objet les recours dirigés contre la première décision. Sur le fond, les requérants contestaient les décisions expresses du 6 février 2024 en invoquant une erreur d'appréciation sur la validité de leurs documents d'état civil et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
N° TA44-2419855(TA44-2419855)
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision du 11 décembre 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait cessé de verser les conditions matérielles d'accueil à Mme C, une ressortissante burkinabaise demandeuse d'asile. Le tribunal a jugé que l'OFII ne pouvait légalement se fonder sur le défaut de présentation d'une attestation de demande d'asile valide pour justifier cette cessation, dès lors que ce défaut résultait de l'absence de délivrance du document par l'administration elle-même. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadrent les motifs de cessation des conditions matérielles d'accueil.
N° TA44-2316656(TA44-2316656)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 14 septembre 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France avait rejeté le recours contre le refus de délivrance d'un visa de long séjour à Mme C, mineure recueillie par kafala par un couple franco-espagnol. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur d'appréciation en estimant que l'intérêt supérieur de l'enfant était de rester au Maroc, alors que l'intérêt de l'enfant est en principe de vivre auprès de ses kafils titulaires de l'autorité parentale. Il a également considéré que les motifs tirés de l'insuffisance des ressources et de l'absence d'assurance maladie étaient infondés. La décision s'appuie sur l'article 3 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2317209(TA44-2317209)
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France de lui délivrer un visa de long séjour en qualité de travailleuse salariée. Le tribunal estime que la commission n'a pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur l'inadéquation entre l'expérience professionnelle de la requérante et l'emploi sollicité, ce qui révélait un risque de détournement de l'objet du visa. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code du travail.
N° TA44-2501785(TA44-2501785)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision consulaire du 8 janvier 2025 refusant un visa d'études à M. C. Le juge estime que l'urgence invoquée, liée à la proximité de la rentrée universitaire, ne présente pas un caractère suffisamment grave et immédiat pour justifier une saisine avant la décision de la commission de recours, d'autant que l'octroi d'un visa n'est pas un droit et que l'étudiant pourrait reporter son inscription. La requête est donc rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2207844(TA44-2207844)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de Mme Cadiot-Bricault, conseillère principale d'éducation, qui contestait deux titres de perception émis pour le recouvrement d'un indu de rémunération (40 668,93 € et 8 019,39 €) correspondant à un demi-traitement perçu après la date de son admission rétroactive à la retraite pour invalidité. Le tribunal a jugé que les titres de perception étaient suffisamment motivés et que le demi-traitement, perçu à titre provisoire dans l'attente de la décision de radiation des cadres, était indu et devait être reversé, en application de l'article 27 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986. La demande subsidiaire de décharge partielle a été rejetée comme irrecevable, car relevant d'une demande gracieuse.
N° TA44-2400167(TA44-2400167)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par les sociétés Bouygues Telecom et Cellnex d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du maire de Bauge-en-Anjou du 20 juillet 2023 s’opposant à l’installation d’un pylône de télécommunications. Les requérantes ont toutefois informé le tribunal, par un mémoire du 20 janvier 2025, de leur désistement pur et simple. Constatant que rien ne s’opposait à ce désistement, le président du tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, en a donné acte par ordonnance du 3 février 2025. Aucune des conclusions initiales (annulation, injonction, frais) n’a donc été examinée au fond.
N° TA44-2205925(TA44-2205925)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, professeur contractuel, qui demandait l'annulation du refus implicite du recteur de l'académie de Nantes de revaloriser sa rémunération à l'indice majoré 598 à compter du 1er septembre 2017. La juridiction a considéré que la demande de M. B, qui contestait sa rémunération perçue entre 2017 et 2020, était irrecevable car tardive, en application du principe de sécurité juridique. En effet, le requérant avait accepté les termes des contrats et avenants successifs, notamment celui du 24 juin 2021, sans les contester dans un délai raisonnable d'un an à compter de leur notification ou de leur connaissance. Les textes appliqués sont le code de justice administrative et la jurisprudence relative au délai raisonnable de recours.