Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2318251(TA44-2318251)

Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision implicite du ministre de l'intérieur refusant un visa de long séjour à M. A, ressortissant tunisien, en qualité de conjoint de ressortissante française. Le tribunal estime que l'administration n'a pas démontré le caractère frauduleux du mariage, seul motif invoqué pour justifier le refus, et retient une erreur d'appréciation. La solution se fonde sur l'article L. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit la délivrance de plein droit du visa au conjoint de Français, sauf en cas de fraude. Le tribunal enjoint au ministre de délivrer le visa dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2501561(TA44-2501561)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération 2024_11_D10 de la communauté de communes "Vendée Grand Littoral" fixant les tarifs de la redevance incitative pour les déchets ménagers en 2025. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d'une information insuffisante des élus. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'association n'ayant pas démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate aux intérêts défendus. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2414176(TA44-2414176)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A contestant l'opposition de la maire d'Erdre-en-Anjou à sa déclaration préalable de travaux. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable car M. A n'avait pas, malgré une demande de régularisation, produit la décision du préfet de région ou la preuve du dépôt d'un recours préalable obligatoire devant lui, conformément à l'article R. 424-14 du code de l'urbanisme. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a donc été rejetée sans examen au fond.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA44-2207844(TA44-2207844)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de Mme Cadiot-Bricault, conseillère principale d'éducation, qui contestait deux titres de perception émis pour le recouvrement d'un indu de rémunération (40 668,93 € et 8 019,39 €) correspondant à un demi-traitement perçu après la date de son admission rétroactive à la retraite pour invalidité. Le tribunal a jugé que les titres de perception étaient suffisamment motivés et que le demi-traitement, perçu à titre provisoire dans l'attente de la décision de radiation des cadres, était indu et devait être reversé, en application de l'article 27 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986. La demande subsidiaire de décharge partielle a été rejetée comme irrecevable, car relevant d'une demande gracieuse.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2204847(TA44-2204847)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 29 novembre 2021 attribuant un complément indemnitaire annuel de zéro euro à une greffière pour l'année 2020. La requérante contestait cette décision, estimant qu'elle était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, notamment en raison de son congé maladie et du retard de son entretien professionnel. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas tenu compte de l'évaluation professionnelle très satisfaisante de l'agent, en méconnaissance des articles 55 de la loi du 11 janvier 1984 et 4 du décret du 20 mai 2014. La solution retenue est l'annulation de la décision initiale, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2206331(TA44-2206331)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A, professeur de lycée professionnel agricole, contestant la décision du ministre de l'agriculture rejetant son recours gracieux contre le tableau d'avancement à la classe exceptionnelle pour 2021. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'administration. Sur le fond, il a considéré que la décision attaquée n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, dès lors que M. A ne justifiait pas des conditions d'ancienneté ou de valeur professionnelle exceptionnelle prévues par le décret n°90-90 du 24 janvier 1990 pour être promu. La requête a été rejetée dans son ensemble.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA44-2205925(TA44-2205925)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, professeur contractuel, qui demandait l'annulation du refus implicite du recteur de l'académie de Nantes de revaloriser sa rémunération à l'indice majoré 598 à compter du 1er septembre 2017. La juridiction a considéré que la demande de M. B, qui contestait sa rémunération perçue entre 2017 et 2020, était irrecevable car tardive, en application du principe de sécurité juridique. En effet, le requérant avait accepté les termes des contrats et avenants successifs, notamment celui du 24 juin 2021, sans les contester dans un délai raisonnable d'un an à compter de leur notification ou de leur connaissance. Les textes appliqués sont le code de justice administrative et la jurisprudence relative au délai raisonnable de recours.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA44-2501579(TA44-2501579)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A, ressortissante afghane, qui demandait la délivrance d'un visa de court séjour pour rejoindre son époux en France. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour la requérante d'établir de manière probante un risque imminent d'expulsion du Pakistan vers l'Afghanistan. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales invoquée (article 8 de la CESDH).

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2418309(TA44-2418309)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour études par l’autorité consulaire à Dakar. Le requérant n’a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la commission de recours contre les décisions de refus de visa, conformément aux articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Malgré une demande de régularisation du tribunal, M. B n’a pas produit la décision de cette commission ni la preuve de son saisine dans le délai imparti. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA44-2400906(TA44-2400906)

Refus de visa de long séjour pour deux ressortissantes kenyanes. Le Tribunal administratif de Nantes constate que les visas ont été délivrés le 3 janvier 2025, après l’introduction du recours. La requête en annulation et injonction est devenue sans objet. L’État est condamné à verser 800 euros à l’avocate des requérantes au titre des frais de justice (articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991).

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2418373(TA44-2418373)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A contestant un refus de visa de court séjour. La requête était manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit ni argumentation, et n'a pas été régularisée avant l'expiration du délai de recours. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA44-2319202(TA44-2319202)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du sous-directeur des visas refusant la délivrance d’un visa de court séjour. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a indiqué avoir donné instruction de délivrer le visa, ce qui a été effectué le 20 décembre 2024, rendant la décision attaquée implicitement retirée. Par ordonnance, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois condamné l’État à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2411838(TA44-2411838)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de lui communiquer une déclaration recognitive de nationalité française. La requête a été jugée irrecevable pour deux motifs : d'une part, Mme C, résidant en Algérie, n'a pas justifié de l'élection de domicile requise par l'article R. 431-8 du code de justice administrative. D'autre part, elle n'a pas démontré avoir saisi au préalable la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA), condition obligatoire imposée par l'article L. 342-1 du code des relations entre le public et l'administration avant tout recours contentieux.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2416397(TA44-2416397)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A contestant le refus de visa de long séjour opposé par les autorités consulaires françaises à Cotonou. Le requérant n’a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la commission de recours contre les décisions de refus de visa, conformément aux articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Malgré une demande de régularisation notifiée via Télérecours citoyens, M. A n’a pas produit la décision de la commission ni la preuve de sa saisine dans le délai imparti. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans invitation à régulariser.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2415862(TA44-2415862)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de visa de court séjour opposé par la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A, résidant en Inde, n'a pas régularisé sa procédure en élisant domicile sur le territoire français ou européen, comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative, malgré une demande de régularisation du tribunal. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2416034(TA44-2416034)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme C contestant le refus de visa de court séjour de l'autorité consulaire française à Douala. La requérante n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le sous-directeur des visas, conformément aux articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Malgré une demande de régularisation du tribunal, elle n'a pas produit la décision de cette autorité ni la preuve du dépôt de son recours. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2501520(TA44-2501520)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision 48 SI du ministre de l'intérieur invalidant le permis de conduire de M. A pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de la gravité et du caractère répété des infractions commises par le requérant (mise en danger d'autrui, délit de fuite), qui prévalent sur les répercussions professionnelles alléguées, au regard de l'intérêt public de la sécurité routière. La requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2500275(TA44-2500275)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'ajournement de la demande de naturalisation de M. A, formulée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas que l'absence de naturalisation préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation professionnelle. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens relatifs à la légalité de la décision préfectorale.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2501521(TA44-2501521)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête en référé suspension de M. A, qui contestait l'arrêté du préfet du Cher suspendant son permis de conduire pour trois mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, malgré les conséquences professionnelles alléguées, en raison du caractère répété et de la gravité croissante des infractions routières commises par le requérant. L'intérêt public de la sécurité routière a été jugé prépondérant face à la situation personnelle de M. A. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2500515(TA44-2500515)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D, ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités portugaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que la décision de transfert était suffisamment motivée et que le droit à l'information prévu par l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) n'avait pas été méconnu. Il a également jugé que l'entretien individuel, la procédure de saisine des autorités portugaises et l'examen de la vulnérabilité de la requérante étaient réguliers. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de la même Convention, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'appliquant pas la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement Dublin III.

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