Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2318909(TA44-2318909)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A, ressortissante camerounaise, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en qualité d’étudiante. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une erreur d’appréciation sur son projet d’études et ses conditions matérielles de séjour. Le tribunal a constaté que le visa sollicité avait été délivré le 6 août 2024, rendant les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sans objet. Il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes et a condamné l’État à verser 500 euros à Mme A au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2317209(TA44-2317209)

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France de lui délivrer un visa de long séjour en qualité de travailleuse salariée. Le tribunal estime que la commission n'a pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur l'inadéquation entre l'expérience professionnelle de la requérante et l'emploi sollicité, ce qui révélait un risque de détournement de l'objet du visa. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code du travail.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2318923(TA44-2318923)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C B, agissant pour son fils, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France de délivrer un visa de long séjour pour études. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite était inopérant, car une décision expresse de rejet était intervenue postérieurement. Il a également écarté le moyen relatif à la composition irrégulière de la commission, faute d'éléments suffisants. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur la demande de substitution de motifs du ministre.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2316231(TA44-2316231)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante sénégalaise, qui contestait le refus de visa de long séjour au titre du regroupement familial. La commission de recours avait motivé son refus par le caractère non probant des documents d'état civil produits, faute de présenter le jugement d'autorisation d'inscription de naissance indissociable de l'acte. Le tribunal a jugé que ce motif n'était pas entaché d'erreur de fait, en application de l'article 47 du code civil, et a écarté les moyens tirés du défaut de motivation, du défaut d'examen et de l'atteinte à la vie privée et familiale.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2318564(TA44-2318564)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de M. G F et Mme C E contestant le refus de visa de long séjour en qualité de visiteuse pour l'enfant A F, né d'une kafala marocaine. La juridiction a considéré que la décision implicite de rejet de la commission de recours était remplacée par une décision expresse ultérieure du 10 janvier 2024, contre laquelle les conclusions devaient être dirigées. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite comme inopérant et a examiné la régularité de la composition de la commission au regard de l'article D. 312-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2318774(TA44-2318774)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, née le 24 octobre 2023, refusant de délivrer des visas de long séjour au titre de la réunification familiale à Mme C et à ses deux enfants. Le tribunal a jugé que l'administration n'apportait pas la preuve du caractère frauduleux des actes d'état civil bangladais produits, lesquels établissaient suffisamment l'identité des demanderesses et leur lien familial avec le réunifiant, M. D, réfugié. En conséquence, la décision de refus a été considérée comme entachée d'une erreur d'appréciation au regard des articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 47 du code civil. Le tribunal a enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer les visas sollicités dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2318547(TA44-2318547)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France du 9 février 2023, refusant de délivrer un visa de long séjour au titre de la réunification familiale à M. A, fils allégué de Mme C, réfugiée. Les requérants contestaient l’appréciation de l’identité et du lien de filiation, estimant qu’ils étaient établis par les documents d’état civil et la possession d’état, et invoquaient une atteinte disproportionnée à leur vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans préciser de substitution de motifs. La décision s’appuie sur les articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionAutorisationPARTIEL

TA44-2318546(TA44-2318546)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 25 octobre 2023 par laquelle le sous-directeur des visas avait refusé de délivrer un visa d'établissement à Mme C, ressortissante algérienne, en qualité de conjointe d'un ressortissant français. Le tribunal a relevé d'office que le sous-directeur des visas était incompétent pour statuer sur ce recours, car le visa sollicité, de long séjour, relevait de la compétence exclusive de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, en application de l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée pour incompétence de son auteur.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2318543(TA44-2318543)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. B A, ressortissant béninois, contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en qualité d'étudiant. Le tribunal a jugé que la décision expresse du 6 décembre 2023 s'était substituée à la décision implicite initiale, rendant inopérants les moyens soulevés contre cette dernière. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal n'ayant pas retenu les arguments du requérant. Cette décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, ainsi que l'instruction interministérielle du 4 juillet 2019 relative aux visas pour études.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2318542(TA44-2318542)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, née le 10 décembre 2023, qui confirmait le refus de délivrer des visas de long séjour à M. C et à l'enfant Lara C au titre de la réunification familiale. La juridiction a jugé que l'administration n'apportait pas la preuve du caractère frauduleux des actes d'état civil et des liens familiaux invoqués, entachant ainsi sa décision d'une erreur d'appréciation au regard des articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer les visas sollicités dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2318532(TA44-2318532)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation du refus de visa de court séjour opposé par le sous-directeur des visas. Le tribunal a jugé que le motif de refus, fondé sur un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Il a relevé que le requérant ne démontrait pas de garanties de retour suffisantes en Algérie, malgré des précédents visas respectés, et qu'il disposait d'intérêts matériels en France (compte bancaire et carte vitale). La décision s'appuie sur le règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas) et la convention d'application de l'accord de Schengen.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2318440(TA44-2318440)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, née le 28 novembre 2023, qui confirmait le refus de délivrance d'un visa de long séjour en qualité de travailleur salarié à M. A, ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que le motif initial de refus, tiré du caractère incomplet ou non fiable des informations fournies, était entaché d'une erreur d'appréciation, l'administration n'ayant pas explicité les raisons de ce défaut de fiabilité. La substitution de motifs demandée par le ministre de l'intérieur, fondée sur l'inadéquation du profil professionnel du requérant avec l'emploi d'agent de restauration rapide, a été écartée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code du travail.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2318793(TA44-2318793)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de délivrance d’un visa de court séjour. La décision du sous-directeur des visas du 26 octobre 2023, qui s’est substituée au refus consulaire, a été jugée suffisamment motivée et non entachée d’erreur manifeste d’appréciation, le risque de détournement de l’objet du visa à des fins migratoires étant établi. Le tribunal s’est fondé sur les articles 21 et 32 du règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas) et a écarté les moyens d’insuffisance de motivation et d’erreur d’appréciation.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2400121(TA44-2400121)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, née le 18 décembre 2023, qui refusait de délivrer des visas de long séjour au titre de la réunification familiale à Mme C H et à Christina F Mwanza. Le tribunal a jugé que l'identité des demandeuses et leur lien familial avec Mme A F D, réfugiée, étaient établis par les documents d'état civil produits et la possession d'état, et que le refus de visa méconnaissait les dispositions de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer les visas sollicités dans un délai de deux mois, sans astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2318378(TA44-2318378)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus implicite de visa de long séjour pour études de sa fille, Mme A C. Le tribunal a relevé que la décision implicite initiale avait été remplacée par une décision expresse de la commission de recours, fondée sur l'insuffisance de ressources. Les moyens soulevés contre la décision implicite ont été jugés inopérants, et le requérant n'a pas contesté le motif de la décision expresse. La requête a donc été rejetée dans son ensemble, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2316161(TA44-2316161)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C contestant le refus de visa de long séjour pour regroupement familial opposé à son épouse et sa fille. La juridiction a jugé que la décision de la commission de recours, qui s'était substituée au refus consulaire, était fondée sur le motif que les documents d'état civil produits n'étaient pas authentiques. Le tribunal a estimé que l'administration avait valablement démontré l'absence de valeur probante des actes d'état civil, notamment en raison de l'absence de mentions obligatoires et de l'impossibilité de vérifier l'identité de l'officier d'état civil. La solution retenue s'appuie sur l'article 47 du code civil et les articles L. 811-2 et D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2318781(TA44-2318781)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 7 juin 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France avait refusé de délivrer des visas de long séjour à Mme C et à ses trois enfants, au titre du regroupement familial. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur d'appréciation en estimant que les actes d'état civil produits pour établir l'identité et le lien familial étaient dépourvus de force probante, alors que les documents, notamment un jugement supplétif, étaient réguliers et non contestés par une décision d'inopposabilité. En conséquence, le tribunal a enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer les visas sollicités dans un délai de deux mois. Cette décision s'appuie sur les articles L. 434-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 47 du code civil.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2318261(TA44-2318261)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A C, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour "entrepreneur/profession libérale". La commission avait fondé son refus sur l'absence de justification de la viabilité économique du projet, notamment l'absence de preuve de capitaux propres ou d'un cautionnement. Le tribunal a jugé que la commission n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, car le requérant n'avait pas démontré disposer des ressources financières suffisantes pour assurer la viabilité de son activité, conformément à l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2501645(TA44-2501645)

Refus de visa d’études. Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision consulaire de refus de visa de long séjour pour études. Le juge estime que l’urgence invoquée par la requérante, liée à la rentrée universitaire, n’est pas suffisamment caractérisée pour justifier une suspension avant que la commission de recours contre les décisions de refus de visa n’ait statué. La requête est rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2318251(TA44-2318251)

Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision implicite du ministre de l'intérieur refusant un visa de long séjour à M. A, ressortissant tunisien, en qualité de conjoint de ressortissante française. Le tribunal estime que l'administration n'a pas démontré le caractère frauduleux du mariage, seul motif invoqué pour justifier le refus, et retient une erreur d'appréciation. La solution se fonde sur l'article L. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit la délivrance de plein droit du visa au conjoint de Français, sauf en cas de fraude. Le tribunal enjoint au ministre de délivrer le visa dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais de justice.

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