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Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision implicite du préfet des Alpes-Maritimes refusant de fixer un rendez-vous à M. B pour le dépôt de son dossier de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal juge que l'administration ne peut légalement refuser un rendez-vous à un étranger, sauf demande abusive ou dilatoire, et que ce refus ne constitue pas une décision sur le fond du droit au séjour. En l'absence de caractère abusif de la demande, le préfet a commis une illégalité. Le tribunal enjoint au préfet de fixer un rendez-vous dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit administratif et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A, ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 9 octobre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour la requérante de justifier d'une insertion professionnelle ou d'attaches familiales suffisamment intenses en France. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant et de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2014 à 2016. Ces impositions faisaient suite à la réintégration, dans leurs revenus de capitaux mobiliers, de sommes inscrites au crédit du compte courant d'associé de Mme B dans la société VJ Consult, considérées comme des revenus distribués sur le fondement de l'article 109-1-2° du code général des impôts. Le tribunal a jugé que les requérants n'apportaient pas la preuve, qui leur incombait, que ces crédits correspondaient à des remboursements de frais ou à d'autres sommes non imposables. La solution retenue est le rejet de la requête, incluant les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de la SCI Villa Savina tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés, de contribution annuelle sur les revenus locatifs et de retenue à la source au titre de l’exercice 2015. La société contestait la régularité de la procédure de rectification, notamment la notification de la proposition de rectification et sa motivation, ainsi que le bien-fondé des impositions, en soutenant ne pas exercer d’activité commerciale de location meublée. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification avait été régulièrement notifiée et suffisamment motivée, et que l’administration avait établi que la SCI exerçait une activité de location meublée la rendant passible de l’impôt sur les sociétés. La solution retenue est fondée sur les articles L. 57 du livre des procédures fiscales et les dispositions du code général des impôts relatives à l’impôt sur les sociétés.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 19 juillet 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes faisait obligation à M. B, ressortissant russe, de quitter le territoire français et fixait le pays de destination. La juridiction a retenu que cet arrêté méconnaissait l'article L. 743-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car il était intervenu alors que l'intéressé avait formé un recours pendant devant la Cour nationale du droit d'asile contre le rejet de sa demande d'asile. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de trois mois.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 28 janvier 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé, en se référant à l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) préalable, et que la mesure n'était pas disproportionnée compte tenu de la situation de l'intéressé, notamment de son défaut de présentation aux services de police et de l'absence de perspective d'éloignement immédiat. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A, ressortissante brésilienne, qui contestait l’interdiction de retour sur le territoire français d’un an prononcée par le préfet des Alpes-Maritimes dans le cadre d’une obligation de quitter le territoire sans délai. La requérante invoquait le caractère disproportionné de la mesure et son impact sur ses projets d’études en France. Le tribunal a jugé que le préfet avait fait une exacte application des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en tenant compte de l’absence de justification du projet d’études et de la situation irrégulière de l’intéressée. La décision a donc été confirmée.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien détenu, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le requérant n'avait initialement présenté aucun moyen, mais son avocat a soulevé à l'audience des arguments tirés d'une erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé inopérant le moyen fondé sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de demande préalable de titre de séjour, et a estimé que les autres moyens n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté attaqué.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de 1ère chambre, a annulé les arrêtés du 7 novembre 2024 par lesquels le préfet des Alpes-Maritimes refusait de délivrer un titre de séjour à M. et Mme F, ressortissants russes, et leur faisait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que ces décisions méconnaissaient l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la durée de résidence des requérants (depuis 2020), de l’intégration professionnelle de M. F et de la présence en France de leur fils et petits-enfants bénéficiant du statut de réfugié. La solution retenue est l’annulation des arrêtés pour atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme B A d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir la remise d’une dette d’aides au logement. Par un mémoire du 10 février 2025, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa demande. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 27 février 2025, mettant ainsi fin à l’instance.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de Mme A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2019, établies selon la procédure de taxation d'office. Le tribunal a jugé que l'administration avait régulièrement mis en œuvre cette procédure, car les réponses de la contribuable aux demandes de justifications étaient insuffisantes pour déterminer la nature des crédits bancaires litigieux. En conséquence, la charge de la preuve incombait à Mme A, qui n'a pas démontré que ces sommes correspondaient à des remboursements de prêts non imposables. La solution s'appuie sur les articles L. 69 et L. 16 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal administratif de Nice a rejeté la requête de M. A B, qui contestait l'arrêté préfectoral du 21 janvier 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit à être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales invoquées.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné les requêtes de M. B, ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a joint les deux requêtes et annulé l'arrêté du 31 juillet 2024, au motif que le préfet n'avait pas examiné la demande de M. B sur le fondement de l'article 3 de l'accord franco-tunisien, entachant ainsi la décision d'un défaut d'examen. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sans astreinte. Les textes appliqués incluent l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. A contestant le rejet de son opposition à la désignation d’un tiers saisi pour le recouvrement de créances fiscales. Le tribunal a jugé qu’il n’était pas compétent pour se prononcer sur la désignation du tiers saisi, celle-ci relevant de l’autorité judiciaire en application des articles L. 3252-4 et R. 3252-40 du code du travail. En conséquence, les conclusions relatives à cette désignation ont été rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent. Par ailleurs, le tribunal a constaté que M. A n’avait pas formé de contestation préalable des saisies administratives à tiers détenteur, rendant ses conclusions irrecevables au regard de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de M. B, gérant et associé unique d'une SAS, qui contestait des rectifications de son revenu imposable pour 2016 et 2017. Les juges ont estimé que les indemnités kilométriques versées mensuellement par la société à son dirigeant, bien que correspondant à des déplacements réels, n'étaient pas suffisamment justifiées (absence de détails sur les clients, dates et lieux) et constituaient donc des compléments de rémunération imposables sur le fondement des articles 80 ter et 81 du code général des impôts. Par ailleurs, le tribunal a confirmé l'imposition des sommes inscrites au compte courant d'associé comme revenus distribués en application des articles 109 et 111 du même code, faute pour le requérant d'apporter la preuve contraire. La requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par les parents d’un enfant handicapé pour contester le refus implicite du directeur académique des Alpes-Maritimes de mettre à disposition un accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH). La rectrice de l’académie de Nice a soulevé une exception de non-lieu à statuer, arguant qu’un AESH avait été recruté en exécution d’une ordonnance de référé. Le tribunal a écarté cette exception, estimant que cette mesure provisoire n’avait pas retiré la décision initiale de refus, d’autant que l’accompagnement n’avait pas été renouvelé pour l’année suivante. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de refus, en se fondant sur les articles L. 111-1, L. 112-1, L. 112-2, L. 131-1, L. 351-1 et L. 351-2 du code de l’éducation, qui garantissent le droit à l’éducation et l’obligation de scolarisation effective pour les enfants handicapés.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de Mme A, reconnue prioritaire pour un relogement urgent par la commission de médiation des Alpes-Maritimes en avril 2022, mais qui n’a reçu aucune proposition de logement. La requérante demandait d’enjoindre au préfet de la reloger sous astreinte et de condamner l’État à l’indemniser pour son préjudice. Le tribunal a rejeté les conclusions aux fins d’injonction comme irrecevables, car présentées au-delà du délai de deux mois prévu par les articles R. 778-2 du code de justice administrative et R. 441-18-2 du code de la construction et de l’habitation. En revanche, il a retenu la responsabilité de l’État pour carence fautive et accordé une indemnité de 4 200 euros, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et de la loi du 5 mars 2007.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes refusant un titre de séjour à Mme B, ressortissante tunisienne entrée en France à 16 ans, et lui faisant obligation de quitter le territoire. La juridiction a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de sa scolarité en France et de la présence de sa famille. Le tribunal a enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 900 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 21 mai 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant mauricien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que cet arrêté méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la durée de résidence en France du requérant (plus de dix ans), de ses attaches familiales (sœurs françaises) et de son insertion professionnelle stable (CDI depuis 2019). En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois, et a condamné l'État à verser 900 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et le vice de procédure pour absence de saisine de la commission du titre de séjour, faute pour le requérant de justifier d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la mesure d'éloignement. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et la convention internationale des droits de l'enfant.