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Le Tribunal Administratif de Nice a annulé le titre de recette émis par la commune de Nice à l'encontre de la société CSV Moovia pour un montant de 66 965,71 euros, correspondant à des pénalités pour inexécution partielle d'un bon de commande en raison d'une grève. La solution retenue est fondée sur un vice de forme : la commune n'a pas produit le bordereau de titres de recettes signé, en méconnaissance de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal n'a pas examiné le bien-fondé des pénalités, ni la question de la force majeure ou du caractère excessif des montants.
Le Tribunal administratif de Nice a annulé l'arrêté du 27 juin 2023 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a refusé l'admission au séjour de Mme B épouse A. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en se fondant sur l'absence de mariage civil en France, alors que la requérante produisait la transcription de son acte de mariage sur les registres de l'état civil français, condition prévue à l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et a condamné l'État à verser 900 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en urgence sur le recours de Mme C, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par une décision de la commission de médiation du 12 mars 2024, constate qu'aucune offre de logement adaptée ne lui a été faite dans le délai légal de six mois. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 441-16-1 du même code, le tribunal ordonne au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au relogement de Mme C sous astreinte. Les deux requêtes de la requérante, qui présentent des questions identiques, sont jointes pour être statuées par une seule ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de 6ème chambre, a rejeté la requête de M. B E, ressortissant capverdien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de vice de procédure, en relevant que le signataire disposait d’une délégation régulière et que la décision était motivée. Il a également jugé que le requérant ne justifiait pas d’une résidence habituelle de dix ans en France ni de la réalité de la vie commune avec son épouse française, conditions requises par les articles L. 423-1 et L. 432-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Nice, saisi d’une demande d’exécution de son précédent jugement du 28 novembre 2023, a constaté l’inertie du préfet des Alpes-Maritimes qui n’avait pas réexaminé la demande de titre de séjour de Mme A ni délivré l’autorisation provisoire de séjour enjointe. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, il a prononcé une astreinte de 50 euros par jour à l’encontre du préfet, à défaut d’exécution complète dans un délai d’un mois. La solution retenue vise à contraindre l’administration à respecter l’autorité de la chose jugée.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour. La requérante a ensuite déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 14 janvier 2025, le président de la 4e chambre a donné acte de ce désistement, conformément à l’article R.222-1 du code de justice administrative. Aucune décision au fond n’a donc été rendue sur la légalité du refus de titre de séjour.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. E B contestant la suspension de ses droits au revenu de solidarité active (RSA) par le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes. Statuant en plein contentieux, le juge a rappelé que, pour ce type de litige, il ne peut examiner les vices propres de la décision attaquée (comme l'incompétence de l'auteur de l'acte) mais doit se prononcer sur les droits de l'intéressé au regard des dispositions applicables. La solution retenue est que le moyen tiré de l'incompétence est inopérant, et le tribunal s'est fondé sur les articles L. 262-37 et L. 262-38 du code de l'action sociale et des familles pour apprécier la légalité de la suspension.
Le Tribunal Administratif de Nice, saisi d’une demande d’exécution de son précédent jugement du 27 février 2024, a constaté que le préfet des Alpes-Maritimes n’avait pas réexaminé la demande de titre de séjour de M. et Mme C ni délivré les autorisations provisoires de séjour avec droit au travail, en méconnaissance de l’injonction prononcée. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 50 euros par jour à l’encontre du préfet, s’il ne justifie pas de l’exécution complète du jugement dans un délai d’un mois suivant la notification de la présente décision. Les conclusions accessoires au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, qui demandait l'annulation de la décision du préfet des Alpes-Maritimes refusant son admission au séjour en tant que conjointe de Français. Le tribunal a estimé que la requérante ne justifiait pas d'une entrée régulière en France, faute de prouver qu'elle était sur le territoire pendant la validité de son visa Schengen. Il a également considéré qu'elle n'établissait pas une vie commune et effective de six mois avec son époux français à la date de la décision attaquée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur le fondement des articles L. 423-1, L. 423-2 et L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant le refus implicite puis explicite du préfet des Alpes-Maritimes de l'admettre au séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision expresse du 27 septembre 2024 s'était substituée au refus implicite, rendant inopérants les moyens tirés du défaut de communication des motifs et de la procédure contradictoire. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en application de l'accord franco-tunisien du 7 mars 1988. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par le préfet des Alpes-Maritimes d’un recours en contestation de la validité du marché conclu entre la communauté d’agglomération de la Riviera française et la société Suez pour l’exploitation des déchetteries. Le préfet invoquait plusieurs irrégularités, notamment un défaut d’information sur les variantes, une méconnaissance des articles R.2151-10 du code de la commande publique et L.1414-2 du code général des collectivités territoriales, ainsi qu’un défaut de motivation de l’attribution. En cours d’instance, la communauté d’agglomération a résilié le marché par un protocole d’accord signé le 27 mai 2024. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête, la résiliation ayant privé d’objet le litige.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la demande de Mme C, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes de lui accorder une remise gracieuse de sa dette de revenu de solidarité active (RSA) de 2 156,70 euros, pour la période de juillet 2021 à mai 2022. Statuant en plein contentieux, le tribunal a rappelé que, selon l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, une remise de dette peut être accordée en cas de bonne foi ou de précarité, sauf en cas de fausse déclaration. Après avoir examiné la situation de Mme C, qui invoquait sa précarité et la charge de ses parents âgés, le tribunal a rejeté sa requête, estimant que les conditions pour une remise n'étaient pas réunies.
Le Tribunal administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui demandait l'annulation de la décision implicite du préfet des Alpes-Maritimes refusant son admission au séjour. Le tribunal a considéré que les circonstances invoquées (résidence stable, présence de sa fille en situation régulière, ressources suffisantes) n'ouvraient pas droit au séjour et que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La demande a été rejetée sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision implicite de rejet du préfet des Alpes-Maritimes concernant la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme A, ressortissante nigériane. Le tribunal a retenu un défaut de motivation, car le préfet n’a pas répondu à la demande de communication des motifs de la décision implicite, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, sans toutefois ordonner la délivrance du titre sollicité ni accorder les frais de justice demandés.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné les recours de M. B C contestant la suspension puis la radiation de ses droits au revenu de solidarité active (RSA), ainsi qu’une amende administrative de 500 euros. Le tribunal a jugé que les décisions de suspension et de radiation étaient fondées sur l’article L. 262-37 du code de l’action sociale et des familles, et que les absences répétées de M. C aux rendez-vous fixés par son référent, sans justificatifs médicaux suffisants, constituaient un manquement à ses obligations. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes de M. C, confirmant la légalité des décisions du département des Alpes-Maritimes.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en plein contentieux, était saisi par Mme B d’un recours contre le refus de la CAF des Alpes-Maritimes de lui accorder le revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a rappelé que, dans le cadre de ce type de contentieux, il lui appartient d’examiner les droits de l’intéressée et non les vices propres de la décision attaquée. En conséquence, les moyens tirés d’un défaut de signature et d’incompétence ont été écartés comme inopérants. Sur le fond, le tribunal a examiné les conditions de résidence et de titre de séjour prévues aux articles L. 262-2, L. 262-4 et L. 262-6 du code de l’action sociale et des familles.
Le Tribunal administratif de Nice, saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 27 juin 2023, a constaté que le préfet des Alpes-Maritimes n’avait pas délivré à Mme B la carte de résident de 10 ans comme enjoint. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, il a prononcé une astreinte de 50 euros par jour à l’encontre du préfet, à défaut d’exécution dans un délai d’un mois suivant la notification de la décision. Les conclusions accessoires fondées sur l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision du 24 novembre 2022 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a rejeté la demande d'admission exceptionnelle au séjour de M. B, ressortissant tunisien. Le tribunal a jugé que le préfet avait dénaturé le fondement de la demande en l'examinant au titre du conjoint de Français, alors que M. B sollicitait une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trente jours et a condamné l'État à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la caisse primaire d'assurance maladie des Alpes-Maritimes de lui attribuer l'aide médicale d'État (AME). La requérante soutenait vivre seule et disposer de faibles ressources, mais le tribunal a estimé que ses revenus pour 2022, s'élevant à 9 240 euros, dépassaient le plafond applicable à une personne seule, fixé par l'arrêté du 24 mars 2022. La décision s'appuie sur les articles L. 251-1 du code de l'action sociale et des familles et L. 861-1 du code de la sécurité sociale, qui conditionnent l'AME à des ressources inférieures à un plafond variant selon la composition du foyer.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision d’opposition du maire de La Roquette-sur-Siagne à une déclaration préalable de division de terrain, fondée sur l’article L.115-3 du code de l’urbanisme. La requérante s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 12 novembre 2024. Le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 14 janvier 2025, en application de l’article R.222-1 du code de justice administrative. Aucune solution au fond n’a donc été retenue, la procédure s’étant éteinte par le désistement.