23 124 décisions disponibles — page 500/1157
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme E, qui demandait la condamnation du CHU de Nice ou, à titre subsidiaire, de l'ONIAM, à l'indemniser de ses préjudices suite à une prise en charge médicale pour une blessure à la main droite. Le tribunal a estimé qu'aucune faute thérapeutique, de diagnostic ou d'organisation du service n'était établie à l'encontre du CHU de Nice, et que l'état de santé de la requérante ne présentait pas de lien de causalité direct avec sa prise en charge. Par conséquent, la responsabilité du CHU de Nice n'a pas été engagée, et la demande subsidiaire contre l'ONIAM a également été rejetée, faute d'aléa thérapeutique indemnisable. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique.
Le Tribunal administratif de Nice a examiné la requête de M. B, qui imputait au centre hospitalier de Cannes un retard fautif dans la prise en charge d’une ischémie aiguë du membre inférieur, survenue après une chirurgie pour fracture du fémur, ayant conduit à une amputation. Le tribunal a rejeté la demande de contre-expertise et l’ensemble des conclusions indemnitaires, estimant que la responsabilité de l’hôpital n’était pas engagée. Il a jugé que les examens et soins post-opératoires, notamment le doppler et le pontage réalisé le lendemain, étaient conformes aux données acquises de la science et que le retard allégué n’était pas établi. La décision s’appuie sur les principes de responsabilité pour faute en matière hospitalière, sans application spécifique d’un texte autre que le code de la santé publique.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, de nationalité turque, contestant l'arrêté préfectoral du 21 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée en droit et en fait, et que les moyens tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'article L. 561-2 du CESEDA et de l'atteinte à la vie privée et familiale n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles L. 613-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté non daté par lequel le préfet des Alpes-Maritimes refusait un titre de séjour à Mme A B, ressortissante salvadorienne, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a relevé la présence continue de l'intéressée en France depuis 2016, la scolarisation de sa fille depuis huit ans, et ses attaches familiales stables sur le territoire.
Le Tribunal Administratif de Nice, saisi d’une demande d’exécution d’un précédent jugement du 17 octobre 2023, a constaté que le préfet des Alpes-Maritimes n’avait pas exécuté l’injonction de réexaminer la demande de titre de séjour de Mme B et de lui délivrer un récépissé autorisant à travailler. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à l’encontre du préfet, à défaut d’exécution dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement. La solution retenue vise à contraindre l’administration à respecter les obligations découlant du jugement initial.
Le Tribunal administratif de Nice, saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 5 octobre 2021, a constaté que le préfet des Alpes-Maritimes n’avait pas procédé au réexamen de la demande de titre de séjour de M. A ni délivré l’autorisation provisoire de séjour enjointes. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, il a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à l’encontre du préfet, à défaut d’exécution dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement. Le surplus des conclusions, notamment la demande de frais irrépétibles, a été rejeté.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. B, de nationalité marocaine, contestant l'arrêté du préfet du Var du 18 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a relevé que le préfet n'avait pas justifié avoir procédé au réexamen de la demande de titre de séjour de M. B, comme cela lui avait été enjoint par un précédent jugement du 11 juillet 2023. En conséquence, l'arrêté attaqué a été annulé pour défaut de base légale, le préfet ne pouvant obliger l'étranger à quitter le territoire sans lui avoir préalablement refusé un titre de séjour de manière explicite, conformément aux articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A, infirmière au centre hospitalier d'Antibes, qui contestait sa suspension de fonctions pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la Covid-19, prévue par la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021. La requérante invoquait notamment l'irrégularité de la notification, son absence d'obligation vaccinale en raison d'un arrêt maladie, et le caractère disproportionné ou discriminatoire de la mesure. Le tribunal a jugé que la suspension, fondée sur l'article 14 de la loi du 5 août 2021, était légale et que les moyens soulevés, y compris ceux tirés de la méconnaissance du code de la santé publique ou du droit d'être entendue, n'étaient pas fondés. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par la société Valro d’un recours en interprétation des articles UE 9.1, 9.2 et 9.3 du PLU d’Antibes Juan-les-Pins, dans le cadre d’un litige portant sur un refus de permis de construire modificatif. Le tribunal constate que la société a parallèlement introduit un recours pour excès de pouvoir contre ce refus, ce qui relève de la compétence du juge administratif pour interpréter lui-même les dispositions litigieuses. En application des articles R.222-1 et R.312-4 du code de justice administrative, le recours en interprétation a perdu son objet et il n’y a plus lieu de statuer. L’ordonnance prononce donc un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Nice (5ème Chambre) a annulé la décision implicite de rejet du préfet des Alpes-Maritimes refusant de délivrer un titre de séjour à Mme C, ressortissante américaine. La requérante contestait le refus né du silence gardé sur sa demande déposée le 24 mai 2021. Le tribunal a retenu le moyen tiré du défaut de motivation, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs de la décision implicite malgré la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, l'annulation est prononcée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, et une injonction de réexamen est ordonnée.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de 5ème chambre, a examiné les recours pour excès de pouvoir de Mme A D, ressortissante tunisienne, contre les décisions implicite puis expresse du préfet des Alpes-Maritimes rejetant sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a joint les deux requêtes et, constatant que la décision expresse du 27 septembre 2023 s'était substituée à la décision implicite, a annulé l'arrêté préfectoral. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, le préfet n'ayant pas produit de défense pour justifier son refus.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B A, qui déposait une plainte contre l'État pour carence dans l'application de la loi sur l'accessibilité des personnes handicapées et autres griefs liés à l'accès à son logement. La juridiction a jugé qu'il ne lui incombe pas d'enregistrer une plainte déposée par un particulier contre l'État. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant sur le recours pour excès de pouvoir de M. B, ressortissant ukrainien, contre le refus implicite du préfet des Alpes-Maritimes de l'admettre au séjour, a annulé la décision expresse de rejet du 1er septembre 2023 qui s'y était substituée. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la présence habituelle de M. B en France depuis 2015, de sa vie familiale avec son épouse et son enfant, et de son emploi stable. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer à M. B un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale".
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de la 5ème chambre, a examiné la requête de Mme B, infirmière contractuelle, contestant sa suspension de fonctions par le centre hospitalier d'Antibes pour non-respect de l'obligation vaccinale prévue par la loi n°2021-1040 du 5 août 2021. Le tribunal a constaté que le centre hospitalier, bien que mis en demeure, n'a pas produit de mémoire en défense, ce qui vaut acquiescement aux faits allégués. La solution retenue par le tribunal s'appuie sur l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 relative à la fonction publique hospitalière, qui garantit le droit aux congés de maladie, et sur les articles 12 et 13 de la loi du 5 août 2021, qui imposent l'obligation vaccinale aux personnels des établissements de santé.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme B épouse A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet des Alpes-Maritimes refusant son admission au séjour. La requérante invoquait notamment une violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Par un mémoire du 12 septembre 2024, Mme B a déclaré se désister purement et simplement de son recours. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 24 septembre 2024.
Le Tribunal administratif de Nice annule la décision implicite de rejet du préfet des Alpes-Maritimes concernant la demande d’admission exceptionnelle au séjour de M. A, ressortissant congolais. La décision est annulée pour défaut de motivation, le préfet n’ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État est condamné à verser 600 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de 5ème chambre, a rejeté la requête de Mme D, M. B C et Mme A C, ressortissants américains, qui demandaient l'annulation du refus implicite du préfet des Alpes-Maritimes de renouveler leurs titres de séjour en qualité de visiteur ou de les admettre exceptionnellement au séjour. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, les requérants n'établissant pas une résidence ininterrompue en France depuis plus de dix ans comme l'exige l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la demande de communication des motifs du refus implicite, intervenue avant la naissance de cette décision, était prématurée et sans incidence sur sa légalité. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le tribunal administratif de Nice a liquidé l'astreinte prononcée le 30 avril 2024 à l'encontre du préfet des Alpes-Maritimes pour inexécution du jugement du 6 décembre 2022, qui lui enjoignait de réexaminer la demande de titre de séjour de Mme A. Constatant que le préfet n'avait pas procédé à ce réexamen, malgré la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour, le tribunal a fixé le montant de l'astreinte liquidée à 13 800 euros pour la période du 9 mai au 24 septembre 2024 (138 jours). La décision se fonde sur les articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative. En outre, l'État a été condamné à verser 800 euros à l'avocate de Mme A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C, ressortissant gabonais, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que le requérant ne justifiait pas suivre effectivement des études ni disposer de moyens d'existence suffisants, en méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le moyen tiré de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été rejeté, faute de preuve suffisante d'une vie privée et familiale stable en France.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision du 6 avril 2021 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes avait partiellement refusé le renouvellement de l'autorisation d'occupation temporaire du domaine public maritime à la société Fleur d'Eau pour une plateforme et un ponton. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas démontré l'impact négatif de ces ouvrages sur le paysage littoral, contrairement à ce que soutenait la société requérante. La solution retenue est fondée sur les principes généraux de la domanialité publique, qui imposent au gestionnaire du domaine d'apprécier chaque demande de renouvellement sous le contrôle du juge.