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Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 31 juillet 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes refusait de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant tunisien, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a considéré que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, l'ensemble des décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour et fixation du pays de destination) ont été annulées par voie de conséquence. Le tribunal a également enjoint au préfet de délivrer une carte de résident à M. A.
Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par Mme A d’une demande de suspension d’une décision de la rectrice de l’académie de Nice fixant les modalités d’adaptation de son poste pour raisons de santé. Le juge des référés a constaté que la requérante était affectée dans le département du Var, au lycée Janetti de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Toulon, et non de celui de Nice. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sur le fondement des articles L. 522-3 et R. 522-8-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Vaucluse du 14 août 2024 maintenant son placement en rétention administrative après une demande d'asile. Le tribunal a jugé que la demande d'asile, présentée trois jours après la notification de l'obligation de quitter le territoire, visait à faire échec à l'éloignement, justifiant le maintien en rétention sur le fondement de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance des articles 3 et 13 de la Convention européenne des droits de l'homme, et l'atteinte à la vie privée et familiale, ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de M. B, étudiant en première année du DU "réparation juridique du dommage corporel". Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par la proximité de la rentrée universitaire et que la mesure était utile pour permettre à l'étudiant de poursuivre sa formation. Il a enjoint à l'Université de Nice-Côte d'Azur d'organiser une session de rattrapage de l'examen de passage en seconde année, ouverte à tous les étudiants ajournés, et d'inscrire provisoirement M. B en seconde année dans l'attente des résultats.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B A qui demandait la suspension de la décision du président du conseil départemental des Alpes-Maritimes refusant le versement rétroactif du revenu de solidarité active. Le juge a constaté que la demande de suspension était irrecevable car la décision contestée n’avait pas fait l’objet d’une requête en annulation, condition préalable à l’application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 522-3 du même code, la requête a été rejetée sans instruction ni audience.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D. Celle-ci demandait, pour elle et son enfant malade, un hébergement d'urgence après leur expulsion d'un logement d'accueil. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, Mme D ayant refusé une aide au retour dans son pays d'origine. La solution retenue est le rejet de la demande d'injonction et d'astreinte.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. E alias B C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 18 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée, et qu'elle ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant son maintien en rétention administrative. Le juge a estimé que la décision du préfet des Alpes-Maritimes, fondée sur l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légalement justifiée. Il a considéré que la demande d'asile de l'intéressé, présentée après son placement en rétention, visait à faire échec à son éloignement et que son maintien était nécessaire. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé suspension, a suspendu l'exécution des décisions de la rectrice de l'académie de Nice refusant à M. et Mme C l'autorisation d'instruire leurs trois enfants en famille. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison des changements importants pour l'organisation familiale à l'approche de la rentrée scolaire. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des refus, les dossiers de demande ne présentant pas les insuffisances alléguées et les contrôles antérieurs ayant été favorables. En application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 131-5 du code de l'éducation, le tribunal a enjoint à la rectrice de délivrer une autorisation provisoire d'instruction en famille dans un délai de sept jours.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de la CPAM des Alpes-Maritimes suspendant pour trois mois les effets de la convention liant M. A, infirmier libéral, à l'assurance maladie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant d'avoir fourni des éléments suffisants sur sa situation financière et celle de son foyer, notamment au regard du fait que son principal prescripteur était son épouse. Les moyens soulevés, tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation et de la méconnaissance du contradictoire, n'ont pas été examinés au fond, la condition d'urgence faisant défaut.
Le Tribunal administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A, qui contestait les cotisations majorées de taxe d’habitation pour les années 2020 et 2021 sur un bien qu’elle estimait être sa résidence principale. La juridiction a constaté que la requérante n’avait pas présenté de réclamation préalable obligatoire auprès de l’administration fiscale dans les délais impartis par les articles R.190-1 et R.196-2 du livre des procédures fiscales. Cette irrecevabilité manifeste, non régularisable, a conduit au rejet de la demande sur le fondement de l’article R.222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par le préfet des Alpes-Maritimes d’une demande de suspension d’un permis d’aménager tacitement accordé par la commune de Coaraze, sur le fondement des articles L.554-1 du code de justice administrative et L.2131-6 du code général des collectivités territoriales. Le préfet invoquait un doute sérieux sur la légalité de l’acte, notamment au regard de la loi Montagne et de la directive territoriale d’aménagement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le déféré était irrecevable en raison de sa tardiveté, la transmission du permis à la préfecture ayant été effectuée dans les délais. Les textes appliqués sont les articles L.554-1 du code de justice administrative et L.2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B contestant le refus d’attribution d’une carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requête a été jugée tardive, car introduite plus d’un an après l’expiration du délai de deux mois suivant la notification de la décision du 10 janvier 2023, en méconnaissance de l’article R. 421-1 du code de justice administrative. De plus, Mme B n’a pas justifié de son intérêt à agir pour contester une décision adressée à un tiers. L’ordonnance se fonde sur le 4° de l’article R. 222-1 du même code pour irrecevabilité manifeste.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. et Mme B pour suspendre l'exécution d'un arrêté du maire de Biot portant non-opposition à déclaration préalable pour l'implantation d'une antenne de téléphonie mobile. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie en raison de l'avancement des travaux. Il a également relevé un moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, tenant à une irrégularité dans l'affichage du panneau de déclaration préalable, empêchant le délai de recours de courir. La suspension de l'exécution de l'arrêté a été ordonnée.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de l'Association de Moyens Assurance de Personne (AMAP) qui demandait la décharge d'une cotisation foncière des entreprises (CFE) de 4 248 euros pour l'année 2020. Le tribunal a constaté que l'administration fiscale avait déjà prononcé d'office le dégrèvement total de cette cotisation le 9 novembre 2021, rendant la requête sans objet dès son introduction le 23 février 2024. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande de frais irrépétibles.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la SAS Cosmo International Ingredients, qui demandait le remboursement d’un crédit d’impôt recherche pour 2018. La société n’a pas justifié de la qualité pour agir de son signataire, malgré une demande de régularisation restée sans effet. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 431-4 du code de justice administrative, qui permettent de rejeter une requête manifestement irrecevable non régularisée.
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête de l'Association de Moyens Assurance de Personne (AMAP) demandant la décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2020. Le tribunal constate que l'administration fiscale avait déjà prononcé d'office le dégrèvement total de cette imposition le 24 décembre 2020, rendant le recours sans objet dès son introduction le 23 février 2024. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête est jugée manifestement irrecevable et rejetée, y compris les conclusions au titre des frais irrépétibles.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de fixer un rendez-vous à M. A, ressortissant russe, afin de lui remettre son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le délai de fabrication du titre excédant sept mois et causant des difficultés administratives au requérant. La mesure a été ordonnée sans astreinte, dans un délai de quinze jours, et l'État a été condamné à verser 500 euros au titre des frais de justice. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de M. B, ressortissant géorgien, qui sollicitait un hébergement d'urgence pour lui et sa famille. Le juge estime que le requérant, expulsé d'un logement d'urgence qu'il occupait indûment après le rejet de ses demandes d'asile et de titre de séjour, est à l'origine de sa propre situation de précarité en refusant l'aide au retour proposée. En conséquence, la condition d'urgence et l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale ne sont pas caractérisées. La requête est rejetée.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme E tendant à obtenir un hébergement d'urgence pour elle-même et sa fille. La requérante, ressortissante géorgienne en situation irrégulière, avait été expulsée d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile après le rejet définitif de sa demande d'asile. Le juge a considéré que la situation de détresse invoquée résultait exclusivement du refus de la famille de quitter le territoire et d'accepter l'aide au retour proposée, ce qui faisait obstacle à ce que l'atteinte au droit à l'hébergement d'urgence soit regardée comme grave et manifestement illégale. La demande a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L.522-3 du code de justice administrative.