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Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par la communauté de communes du Gévaudan d’une demande de désignation d’un expert pour examiner un immeuble situé à Marvejols, appartenant à M. A..., en raison d’un risque pour la sécurité publique. Sur le fondement des articles L.511-2 et L.511-9 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que des articles R.556-1 et R.531-1 du code de justice administrative, le juge des référés a fait droit à cette demande. Il a ordonné la désignation d’un expert avec pour mission de constater l’état du bâtiment et des mitoyens, d’évaluer le danger éventuel, et de proposer des mesures de mise en sécurité dans un délai de vingt-quatre heures.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de M. A... tendant à la suspension de l'arrêté du préfet du Gard l'assignant à résidence. Le juge constate que l'assignation à résidence peut être contestée selon la procédure spéciale prévue aux articles L. 732-8 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, laquelle offre des garanties équivalentes à celles du référé liberté. Par conséquent, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme C..., ATSEM stagiaire, qui contestait l'arrêté du maire de Cavaillon prolongeant son stage de six mois et refusant implicitement sa titularisation. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire, jugeant qu'une telle décision, prise en considération de la personne mais non disciplinaire, n'impose pas de recueillir les observations préalables de l'agent. Sur le fond, il a estimé que la prolongation du stage était légalement fondée sur les dispositions du décret n°92-1194 du 4 novembre 1992, dès lors que les aptitudes professionnelles de l'intéressée n'étaient pas jugées suffisantes pour permettre sa titularisation.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B... concernant ses difficultés à obtenir l’aide au retour à l’emploi. Le juge a constaté que les litiges relatifs à ces prestations, assurées par France Travail pour le compte de l’assurance chômage, relèvent de la compétence des juridictions judiciaires, et non administratives, en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. Par ailleurs, les demandes d’appel de M. B... n’étaient pas présentées par un avocat, comme l’exige l’article R. 811-7 du code de justice administrative, et certaines requêtes ne le concernaient pas. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. et Mme D... et de Mme E... qui demandaient l'annulation d'un arrêté du 17 juillet 2023 de la présidente du conseil départemental du Gard. Cet arrêté autorisait La Poste à occuper le domaine public routier départemental (RD 30 D0193) pour y installer une boîte aux lettres collective, sur le fondement des articles L. 113-2 du code de la voirie routière et L. 3221-4 du code général des collectivités territoriales. Les requérants contestaient la distance de leur domicile à cette boîte, invoquant des problèmes de mobilité et un projet d'élargissement de chemin, mais le tribunal a jugé que ces moyens étaient sans incidence sur la légalité de l'autorisation d'occupation du domaine public. La solution retenue est le rejet de la requête, l'arrêté attaqué se bornant à régir l'occupation du domaine public sans porter atteinte au droit d'accès des requérants à leur propriété.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B..., infirmière au centre hospitalier d’Avignon, qui contestait le refus de reconnaissance de l’imputabilité au service d’un accident survenu le 11 mars 2021. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, jugeant que le signataire de la décision disposait d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a considéré que les faits invoqués, à savoir des propos tenus par la directrice des soins lors d'un entretien, ne constituaient pas un événement soudain et violent susceptible d'être qualifié d'accident de service au sens de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale collégiale à la demande de Mme D... afin d’évaluer les préjudices résultant de sa prise en charge par le CHU de Nîmes en mars 2024. La requérante impute au CHU un retard de diagnostic de son hypertension intracrânienne idiopathique, ayant entraîné des séquelles visuelles graves. Le tribunal a fait droit à la demande d’expertise, jugée utile pour un éventuel litige en responsabilité hospitalière, mais a rejeté la demande de pré-rapport, laissant l’expert libre d’organiser ses opérations.
Le Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B..., ressortissant arménien, qui contestait le refus du préfet du Gard de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour en tant que bénéficiaire de la protection temporaire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que M. B..., bien que marié à une ressortissante ukrainienne et titulaire d'une carte de résident ukrainienne, n'entrait pas dans les catégories de personnes déplacées éligibles à la protection temporaire définies par la décision d'exécution (UE) 2022/382 du Conseil du 4 mars 2022. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 581-2 et L. 581-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de Mme C..., agent du centre hospitalier Le Mas Careiron, contestant les décisions d'avancement de grade au titre de l'année 2022. La requérante demandait l'annulation des décisions individuelles d'avancement et du tableau d'avancement définitif, invoquant notamment l'incompétence de l'auteur des actes et la méconnaissance de l'article L. 522-36 du code général de la fonction publique. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que les conclusions dirigées contre les décisions individuelles d'avancement étaient tardives et que le tableau d'avancement définitif, qui présentait un caractère indivisible, ne pouvait plus être contesté par la voie de l'exception d'illégalité après l'expiration du délai raisonnable d'un an. Les textes appliqués sont le code général de la fonction publique et le décret n° 2007-1191 du 3 août 2007.
Le Tribunal Administratif de Nîmes annule la décision implicite de rejet du préfet de Vaucluse refusant à Mme B..., ressortissante burkinabaise, un titre de séjour. Le tribunal estime que ce refus méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son mariage avec un compatriote titulaire d'une carte de résident et de ses liens familiaux stables en France. Il enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" sous un mois, ainsi qu'une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 000 euros à Mme B. au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nîmes annule la décision du préfet de Vaucluse du 29 septembre 2023 rejetant la demande de regroupement familial de Mme B... pour son conjoint. Le tribunal retient une erreur de fait, le préfet ayant estimé à tort que le conjoint résidait en France, alors qu'il avait quitté le territoire. La solution s'appuie sur les articles L. 434-2 et L. 434-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 000 euros à la requérante.
Le Tribunal Administratif de Nîmes annule la décision implicite de rejet du préfet de Vauclouse concernant la demande de titre de séjour de Mme A..., ressortissante tunisienne. Le tribunal estime que ce refus méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, car la requérante justifie d'une vie privée et familiale stable en France (mariage, enfants scolarisés, résidence habituelle de huit ans, insertion sociale). En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de Mme A..., ressortissante tunisienne, contestant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour pour vie privée et familiale. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité, estimant qu'aucune décision implicite n'avait pu naître en raison de l'absence de comparution personnelle de l'intéressée en préfecture. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par Mme B..., agent de l’EHPAD Les Cigales, d’une demande d’indemnisation pour le non-versement de la prime de service au titre de l’année 2022. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l’établissement, estimant que la décision de non-versement, fondée sur l’appréciation de la manière de servir, n’est pas purement pécuniaire. Sur le fond, il a jugé que le refus de versement de la prime, motivé par des manquements constatés sur deux jours seulement, était entaché d’illégalité, car il ne reposait pas sur une évaluation annuelle complète de l’agent. En conséquence, l’EHPAD a été condamné à verser à Mme B... une somme de 4 373,85 euros au titre du préjudice financier, ainsi que 1 500 euros pour le préjudice moral, avec intérêts au taux légal à compter du 29 août 2023, sur le fondement de l’arrêté du 24 mars 1967 et du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. A... d'un recours pour excès de pouvoir contestant un titre de recette émis par la commune d'Avignon pour des frais de mise en fourrière de son véhicule. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. Il a jugé que la mise en fourrière constitue une opération de police judiciaire, rendant les litiges sur les frais afférents indissociables de cette opération et relevant donc de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et les articles L. 325-1 et suivants du code de la route.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par Mme D..., agent de la fonction publique hospitalière, d’une demande d’annulation de la sanction d’exclusion temporaire de deux mois prononcée par le directeur de l’EHPAD Les Cigales. La requérante invoquait notamment une irrégularité de la composition du conseil de discipline, une absence de motivation de son avis et une erreur d’appréciation. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure était régulière au regard du décret n° 2003-655 du 18 juillet 2003 et que la sanction n’était pas disproportionnée. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions à fin d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé la décision du 31 mars 2023 par laquelle le directeur de l’EHPAD Les Cigales avait infligé à Mme C... une exclusion temporaire de fonctions de six mois. Le tribunal a jugé que la composition du conseil de discipline était irrégulière, en méconnaissance de l’article 4 du décret n°2003-655 du 18 juillet 2003, car l’administration y était représentée par un seul membre au lieu de deux, et que ce représentant n’était pas membre de l’assemblée délibérante de l’établissement, contrairement à l’article 9 du même décret. En conséquence, la sanction a été annulée sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Nîmes était saisi de deux requêtes en excès de pouvoir dirigées contre l'avis conforme défavorable du président de la Chambre de commerce et d'industrie régionale (CCIR) d'Occitanie du 8 novembre 2022, qui s'opposait à la nomination de Mme A... en tant que directrice de la CCI territoriale du Gard pour motif de conflit d'intérêts. Le tribunal a rejeté les requêtes comme irrecevables, jugeant que cet avis conforme, bien que défavorable, ne constitue pas une décision administrative faisant grief susceptible d'être contestée par un recours pour excès de pouvoir. Il a également rejeté les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre) était saisi de deux requêtes en excès de pouvoir dirigées contre l'avis conforme défavorable du président de la CCIR d'Occitanie du 8 novembre 2022, qui s'opposait à la nomination de Mme A... en tant que directrice de la CCI territoriale du Gard pour motif de conflit d'intérêts. Le tribunal a rejeté les requêtes comme irrecevables, jugeant que cet avis conforme, bien que nécessaire à la nomination, ne constitue pas une décision administrative faisant grief susceptible d'être attaquée par un recours pour excès de pouvoir. Cette solution s'appuie sur l'interprétation des articles R. 711-70 du code de commerce et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la délégation de signature au secrétaire général de la préfecture était suffisamment précise et que la décision était légalement motivée. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal ayant considéré que les autres moyens soulevés n'étaient pas fondés. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code de justice administrative.