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Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné les requêtes de M. A contestant deux arrêtés du maire de Morières-lès-Avignon : le premier le réintégrait à compter du 15 février 2023, le second le plaçait en position de service non fait avec retenue sur salaire. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, une violation des droits de la défense et un détournement de pouvoir, estimant que son état de santé justifiait un congé de longue maladie. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que les arrêtés étaient légaux. Les conclusions indemnitaires et d’injonction ont également été rejetées, et la commune a obtenu le versement de 2 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par la société François Fondeville, en liquidation judiciaire, d’une action en responsabilité quasi-délictuelle contre les sociétés de maîtrise d’œuvre du musée de la Romanité, afin d’obtenir réparation de préjudices financiers liés à des retards et surcoûts sur le lot n° 4. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société requérante ne pouvait rechercher la responsabilité des maîtres d’œuvre en dehors du cadre contractuel du marché public, sans mettre en cause le maître d’ouvrage (la commune de Nîmes). La solution retenue s’appuie sur les principes du droit administratif relatifs à l’intangibilité des relations contractuelles et à l’obligation de lier le contentieux indemnitaire au règlement du marché. Aucune condamnation n’a été prononcée, et les demandes au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par le CHRU de Nîmes pour obtenir réparation des désordres affectant le système d'évacuation des sanitaires d'irrathérapie de son bâtiment de cancérologie. Le tribunal a rejeté la requête du CHRU, considérant que les désordres ne présentaient pas un caractère décennal rendant l'ouvrage impropre à sa destination, et que la garantie dommage-ouvrage n'était pas mobilisable. La solution retenue est fondée sur les principes de la responsabilité décennale des constructeurs et les dispositions du code des assurances relatives à l'assurance dommage-ouvrage.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme H, assistante socio-éducative, qui contestait le refus du centre hospitalier de Montfavet de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 12 mai 2022. La juridiction a écarté les moyens de légalité externe (incompétence, insuffisance de motivation, irrégularité de la procédure) et interne (erreur d'appréciation), jugeant que le lien direct entre l'accident et les lésions n'était pas établi. Les conclusions indemnitaires ont été déclarées irrecevables faute de demande préalable, et la demande d'expertise a été rejetée comme inutile. La décision s'appuie notamment sur le décret n° 88-386 du 19 avril 1988 et l'arrêté du 4 août 2004.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nîmes concerne un litige relatif à une délibération du conseil municipal de Saint-Denis-en-Margeride autorisant la signature d’une convention avec la société Baywa r.e. pour l’utilisation des chemins ruraux et voies communales dans le cadre d’un projet de parc éolien. Le tribunal se déclare incompétent et transmet l’affaire à la Cour Administrative d’Appel de Toulouse, en application des articles R. 351-3 et R. 311-5 du code de justice administrative. Il estime que la décision attaquée, relative à une autorisation d’occupation du domaine public pour un projet éolien classé, relève de la compétence en premier et dernier ressort des cours administratives d’appel.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B, agent de la commune de Pont-Saint-Esprit, qui demandait la condamnation de son employeur pour divers préjudices liés à un accident de service survenu en 2013. Le tribunal a relevé que les conclusions indemnitaires fondées sur des décisions administratives devenues définitives (refus de plein traitement et de versement d’indemnités journalières) étaient irrecevables. Il a également jugé que la responsabilité sans faute de la commune n’était pas engagée, faute de lien de causalité direct entre l’accident et les préjudices allégués, et que la prescription quadriennale s’opposait à certaines demandes. La solution retenue s’appuie sur les principes de la responsabilité administrative et les règles de prescription prévues par la loi du 31 décembre 1968.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension de la décision de l’IMFRIS de rompre son contrat de stage. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier d’une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment en matière d’emploi. La décision a été prise sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens de légalité soulevés, dont des allégations de discrimination.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme A, brigadier-chef de police, qui contestait l'arrêté du 26 décembre 2022 du ministre de l'intérieur l'admettant à la retraite avec un effet rétroactif au 27 juillet 2022. La requérante invoquait un vice de procédure lié à la réunion du conseil médical ministériel et le caractère tardif de la décision. Le tribunal a jugé irrecevable le moyen de légalité externe soulevé après l'expiration du délai de recours, car il se rattachait à une cause juridique distincte des moyens initiaux. Sur le fond, il a estimé que l'administration avait légalement mis fin à la prolongation d'activité de Mme A en raison de son inaptitude physique constatée par le conseil médical, conformément à l'article 1-3 de la loi du 13 septembre 1984 et au décret du 30 décembre 2009.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Gard du 20 mai 2025 refusant un titre de séjour à M. A et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, les difficultés liées au permis de conduire et à la formation professionnelle ne caractérisant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation du requérant. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par M. B sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative pour assurer l'exécution d'un jugement du 7 novembre 2023 annulant un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire. Le préfet de Vaucluse a délivré une autorisation provisoire de séjour le 16 juin 2025 et transmis le dossier au préfet de l'Hérault pour réexamen. Le tribunal a constaté que cette délivrance satisfaisait aux obligations découlant de l'annulation, conformément à l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction. L'État a été condamné à verser 800 euros à M. B au titre des frais d'instance.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C, ressortissant nigérian, contestant l'arrêté du préfet de la Lozère du 15 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée sur le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, suite au rejet de sa demande d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement et de la fixation du pays de destination.
Le Tribunal Administratif de Nîmes annule l'arrêté du 21 mars 2025 par lequel le préfet de la Somme avait obligé M. B, ressortissant tunisien, à quitter le territoire français sans délai et lui avait interdit le retour pour deux ans. Le tribunal a considéré que le préfet avait commis une erreur de droit en se fondant sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), alors que M. B justifiait d'une entrée régulière et d'un titre de séjour "travailleur saisonnier" en cours de validité. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour sont annulées. L'État est condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de M. D, agent contractuel d’un EHPAD, contestant la sanction disciplinaire d’exclusion de trois jours qui lui a été infligée. Le tribunal a d’abord précisé que la décision initiale du 13 juin 2024 ayant été retirée et remplacée par une décision du 7 novembre 2024 de même portée, la requête devait être regardée comme dirigée contre cette nouvelle décision. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision du 7 novembre 2024 au motif qu’elle ne comportait pas l’énoncé des griefs retenus, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante nigériane, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de ses attaches familiales en France. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, la délégation de signature étant régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français opposés à une ressortissante nigériane par le préfet du Gard. Le Tribunal administratif de Nîmes rejette la requête en annulation. Il estime que le signataire de l’arrêté était compétent et que la décision ne méconnaît ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la requérante n’établissant pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, saisi d’une demande d’exécution forcée de trois jugements du 20 juin 2023, a constaté que le préfet de région Occitanie n’avait pas entièrement exécuté ces décisions. En effet, malgré un arrêté du 25 juin 2024 reconnaissant l’imputabilité au service de l’accident de Mme A, l’administration n’a pas procédé à la reconstitution de ses droits à congés, à avancement, ni au rappel de salaire ordonné. Sur le fondement des articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a donc ordonné les mesures d’exécution nécessaires, assorties d’une astreinte.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté les requêtes de M. B, ressortissant algérien, contestant son expulsion du territoire français et le refus de renouvellement de son titre de séjour. La juridiction a jugé que l'arrêté d'expulsion, pris sur le fondement de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la menace grave à l'ordre public qu'il représentait. Le tribunal a également estimé que l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ne faisait pas obstacle à l'expulsion, et que les arrêtés subséquents (assignation à résidence et fixation du pays de renvoi) étaient légaux. En conséquence, la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour est devenue sans objet.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté les requêtes de M. B, ressortissant algérien, contestant son expulsion et le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a jugé que l'arrêté d'expulsion, fondé sur l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la menace grave à l'ordre public qu'il représentait. Les arrêtés fixant le pays de renvoi et l'assignation à résidence ont été validés par voie de conséquence. Enfin, la demande d'annulation du refus implicite de renouvellement du titre de séjour a été rejetée, l'expulsion rendant cette demande sans objet.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet de Vaucluse refusant son admission exceptionnelle au séjour en qualité de conjointe de français et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que la décision de refus était légale et que l'obligation de quitter le territoire n'était pas fondée sur une erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de M. A, de nationalité marocaine, contestant le refus de la préfète de Vaucluse d’autoriser le regroupement familial pour son épouse, fondé sur l’insuffisance de ses ressources. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l’incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également écarté l’application de l’exception prévue à l’article L. 434-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, car M. A, bien que résidant en France depuis plus de vingt-cinq ans, n’avait pas atteint l’âge de soixante-cinq ans à la date de la décision attaquée. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête, confirmant la légalité du refus fondé sur les articles L. 434-7 et L. 434-8 du même code.