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Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler trois titres de perception émis par le ministère des armées pour le recouvrement d'un trop-perçu de solde. La juridiction a jugé que la créance était définitivement établie, notamment après l'acceptation par le requérant d'un échéancier de remboursement, et que les titres contestés étaient réguliers. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du décret n° 2012-1246 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé la décision du préfet de la zone de défense et de sécurité Sud refusant la prise en charge des honoraires d'avocat d'un fonctionnaire au titre de la protection fonctionnelle. Le tribunal a jugé que l'action en responsabilité engagée par l'agent contre l'État pour des faits de harcèlement moral ouvrait droit à cette prise en charge. Il a fondé sa décision sur les articles L. 134-1, L. 134-5 et L. 134-12 du code général de la fonction publique, ainsi que sur les dispositions réglementaires correspondantes.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi d'un recours contre le refus de l'ONIAM d'indemniser une patiente au titre de la solidarité nationale pour un accident médical non fautif. Le tribunal a relevé d'office son incompétence pour connaître de la demande d'indemnisation relative à l'acte initial réalisé dans un établissement de santé privé, conformément à l'article L. 1142-20 du code de la santé publique. En conséquence, il a déclaré irrecevable la requête de la demanderesse.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé la sanction disciplinaire d'exclusion temporaire d'un mois infligée à un conducteur ambulancier. Le juge a retenu que la décision du directeur de l'hôpital était insuffisamment motivée, car elle ne précisait pas clairement les faits reprochés, en violation des articles L. 211-1 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Les autres moyens du requérant n'ont pas été examinés.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler un titre de perception émis pour recouvrer un indu de rémunération. Le tribunal a jugé que la créance était fondée, car la requérante avait perçu des traitements et indemnités pour des périodes durant lesquelles elle n'exerçait pas d'activité professionnelle effective, en raison d'interruptions entre ses contrats à durée déterminée. La décision s'appuie sur les constatations factuelles du dossier et écarte le moyen tiré de l'absence de bien-fondé de la dette.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête d'un professeur contestant son placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) et en congé de maladie ordinaire à demi-traitement. Le tribunal a jugé que l'administration avait légalement apprécié la période d'imputabilité au service en se fondant sur les certificats médicaux, et que le placement à demi-traitement à compter de la date de consolidation médicale était conforme au code général de la fonction publique. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 822-18, L. 822-21 et L. 822-22 du code général de la fonction publique.
**Sujet principal** : Recours d'un agent de l'Office français de la biodiversité (OFB) contestant le refus de lui accorder la protection fonctionnelle pour des faits présumés de harcèlement moral. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nîmes (4ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a étendu l'objet du litige à l'annulation de la décision initiale de refus (du 7 décembre 2023) et a examiné le fond de la demande. Il a rappelé la répartition de la charge de la preuve en matière de harcèlement : à l'agent d'apporter des éléments présumant son existence, et à l'administration de démontrer que les agissements étaient justifiés par des motifs étrangers à tout harcèlement. **Textes appliqués** : Articles L. 133-2 et L. 134-5 du code général de la fonction publique (protection contre le harcèlement et obligation de protection fonctionnelle).
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant marocain, qui contestait le refus de la préfète de Vaucluse de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" en tant que conjoint de Français. La juridiction a jugé que le requérant, titulaire d'une carte de séjour "travailleur saisonnier", ne pouvait bénéficier des dispositions de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, car il n'était pas entré en France avec un visa de long séjour, condition prévue par l'article L. 412-1 du même code. Le tribunal a ainsi estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit en refusant le changement de statut.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté du ministre de l'intérieur le rendant redevable d'une somme forfaitaire après sa démission de la formation de gardien de la paix. Le tribunal a jugé que les difficultés familiales invoquées par le requérant, liées à l'état de son fils, ne constituaient pas une "difficulté personnelle grave" au sens des textes applicables. La décision s'appuie sur l'article 9 du décret n°95-654 du 9 mai 1995 et l'arrêté du 5 février 1997, qui imposent le remboursement en cas de rupture d'engagement avant le terme prévu.
**Sujet principal** : Demande d'attribution rétroactive de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville par une psychologue de la protection judiciaire de la jeunesse. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nîmes (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet et a enjoint à l'administration d'attribuer la NBI à la requérante à compter du 1er septembre 2021, avec le versement des arriérés et intérêts légaux. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur le décret n°2001-1061 du 14 novembre 2001 et son arrêté d'application, qui définissent les conditions d'attribution de la NBI pour les fonctions exercées dans le cadre de la politique de la ville au ministère de la justice.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B..., psychologue de la PJJ, qui contestait le refus implicite de lui attribuer la Nouvelle Bonification Indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville. Le tribunal a jugé que, bien que son emploi soit éligible, l'UEMO de Carpentras où elle est affectée n'est pas située dans un quartier prioritaire de la ville, ce qui est une condition prévue par l'arrêté interministériel du 14 novembre 2001. La décision s'appuie sur le décret n° 2001‑1061 du 14 novembre 2001 et son arrêté d'application, qui subordonnent l'attribution de la NBI à l'exercice des fonctions dans une zone géographique spécifique.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler le compte-rendu d'entretien professionnel 2024 d'un capitaine de police. Le requérant invoquait des irrégularités de procédure (délai de préparation non respecté, phases d'entretien non distinctes) et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que les irrégularités alléguées, notamment le non-respect du délai de huit jours prévu par l'article 2 du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010, étaient établies et entachaient la procédure. En conséquence, il a annulé le compte-rendu litigieux.
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête d'un ressortissant tunisien demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande de titre de séjour pour vie privée et familiale. La juridiction estime que le préfet de Vaucluse n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire, l'intéressé n'établissant pas de circonstances exceptionnelles au sens de l'article L. 435-1 du CESEDA. Les conclusions à fin d'injonction et la demande de condamnation de l'État aux frais sont également rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour opposée par le préfet de Vaucluse à un ressortissant malgache. La juridiction a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant, méconnaissant ainsi l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de son PACS, de ses enfants nés et scolarisés en France, et de son intégration. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois, sans astreinte.
**Sujet principal** : Recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour délivré à un ressortissant marocain. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nîmes (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision implicite de rejet pour défaut de motivation, car le préfet n'a pas communiqué les motifs de sa décision malgré une demande régulière du requérant. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer un récépissé autorisant le travail en attendant. **Textes appliqués** : Articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration (défaut de motivation des décisions implicites).
**Sujet principal** : Recours contre le refus de prolongation d'un visa Schengen pour une ressortissante cubaine invoquant la nécessité de s'occuper de sa sœur gravement malade. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision du préfet du Gard, considérant que le refus de prolongation du visa constitue une erreur manifeste d'appréciation. L'état de santé de la sœur, nécessitant une assistance quotidienne et des soins prolongés, est qualifié de "raisons personnelles graves" justifiant la prolongation. **Textes appliqués** : Article 33 du règlement (CE) n°810/2009 du 13 juillet 2009 (code communautaire des visas), qui prévoit la prolongation d'un visa pour force majeure, raisons humanitaires ou raisons personnelles graves.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du préfet du Gard refusant le renouvellement du titre de séjour d'une ressortissante congolaise. La juridiction a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de son intégration en France, de ses enfants français et de sa vie professionnelle. Le tribunal n'a pas examiné les autres moyens soulevés par la requérante.
Le Tribunal Administratif de Nîmes donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui sollicitait l'annulation du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. La procédure est donc close sans examen du fond, mettant fin au recours pour excès de pouvoir dirigé contre le préfet du Gard. Les textes visés, notamment le code de l'entrée et du séjour des étrangers, ne sont pas appliqués en raison de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête d'un agent public visant l'annulation d'un blâme disciplinaire. Il écarte les moyens d'incompétence du signataire et de défaut de motivation, estimant que l'arrêté contesté est régulier et suffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration. Concernant l'allégation de harcèlement moral, le tribunal considère que l'agent n'apporte pas d'éléments suffisants pour établir la réalité de ces agissements, qui n'affectent donc pas la légalité de la sanction.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande du préfet du Gard visant à condamner la SARL La Baie du Roi pour contravention de grande voirie. Le juge a estimé que l'occupation d'une surface supplémentaire de 82 m² sur le domaine public maritime, reprochée à la société, ne constituait pas une atteinte à l'intégrité du domaine public au sens des articles L. 2122-1 et L. 2132-2 du code général de la propriété des personnes publiques. La décision s'appuie sur le fait que l'occupation litigieuse, liée à l'activité de location de matériel, ne présentait pas un caractère suffisamment matériel et permanent pour être constitutive de l'infraction.