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Le Tribunal administratif de Nîmes rejette la requête de Mme B, qui contestait le refus de l'Office national des combattants et victimes de guerre de lui accorder une aide financière prévue par le décret du 28 décembre 2018. Le tribunal estime que Mme B, dont le père n’est pas établi comme ayant la qualité de harki et dont la mère était soumise au statut civil de droit local, ne fait pas partie des personnes éligibles à ce dispositif. La décision de rejet de l’Office est donc jugée légale, et les conclusions indemnitaires de la requérante sont également rejetées.
Le Tribunal administratif de Nîmes a examiné les requêtes de M. A B, ressortissant marocain, contestant d'une part le refus implicite de titre de séjour par la préfète de Vaucluse, et d'autre part l'arrêté du préfet de la Drôme portant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de six mois. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet des requêtes, sans faire droit aux demandes d'injonction ni aux conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de FranceAgriMer de verser une aide à la restructuration du vignoble à l'EARL Domaine de Châteaumar. La juridiction a jugé que la requête était irrecevable, car elle ne comportait l'exposé d'aucun moyen au sens de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En outre, la décision litigieuse ne concernait que l'EARL, seul bénéficiaire potentiel de l'aide, et non Mme B en tant que bailleur. Les textes appliqués incluent le règlement (UE) n° 1308/2013 et le code rural et de la pêche maritime.
Le Tribunal Administratif de Nîmes (3ème chambre) a rejeté la requête de M. B, exploitant d’un bar, qui contestait des rappels de TVA et une amende fiscale pour les années 2016 à 2018. Le tribunal a validé le rejet de sa comptabilité par l’administration, estimant que les anomalies relevées, notamment sur les stocks, lui ôtaient toute valeur probante. Il a également jugé que la méthode de reconstitution des recettes par le service était suffisamment fiable, malgré les contestations du requérant sur les tarifs et les quantités. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes de décharge et de remboursement, sur le fondement des articles 54 et 286 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a statué sur la requête de la société Demathieu Bard Construction, qui contestait l'ordonnance du président du Tribunal Administratif de Montpellier du 17 mai 2022. Cette ordonnance mettait à sa charge exclusive l'intégralité des frais et honoraires d'expertise (25 701,40 euros) relatifs à un litige sur l'exécution d'un marché public de construction d'un lycée. La société requérante demandait une répartition à parts égales des frais, arguant que l'expertise portait sur deux missions distinctes, dont une seule la concernait. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société n'apportait pas d'éléments suffisants pour justifier une modification de la répartition initiale, et a appliqué les articles R. 621-11 et R. 621-13 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme C B, qui demandait la condamnation de l'État à réparer les préjudices résultant du décès de sa sœur, imputé à la vaccination obligatoire contre la Covid-19. La juridiction a jugé que la responsabilité de l'État ne pouvait être engagée, ni pour faute ni sans faute, en l'absence de lien de causalité établi entre la vaccination et le décès. Le tribunal a rappelé que la réparation des préjudices directement imputables à une vaccination obligatoire relève de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM), conformément à l'article L. 3111-9 du code de la santé publique et à la loi du 5 août 2021. En conséquence, la demande indemnitaire a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de la Ligue des droits de l'Homme (LDH) contestant la décision du maire de Morières-lès-Avignon de mettre fin aux repas de substitution dans les cantines scolaires. Le tribunal a d'abord admis la recevabilité du recours, jugeant que la décision faisait grief et que la LDH, en raison des implications de l'affaire en matière de libertés publiques, justifiait d'un intérêt à agir. Sur le fond, il a rappelé qu'aucune obligation légale n'impose aux collectivités de proposer des repas différenciés pour des motifs religieux, et que la décision de la commune, prise dans le cadre de son pouvoir d'organisation du service public, ne méconnaît ni le principe de laïcité ni le droit à l'éducation. La solution retenue s'appuie sur l'article 1er de la Constitution et les principes généraux du service public.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. F, un ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 20 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et prise par une autorité compétente, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas fondé, compte tenu de l'absence de justifications suffisantes de l'ancienneté et de l'intensité des liens personnels et familiaux de l'intéressé en France. Il a également jugé que le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour n'étaient pas entachés d'erreur d'appréciation, notamment au regard des circonstances humanitaires invoquées et de la situation personnelle de M. F. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association ADEO qui demandait la suspension de travaux de débroussaillement sur des parcelles à Orange. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les travaux étant quasiment achevés et répondant à un impératif de sécurité publique lié à la prévention des incendies, conformément aux obligations légales de débroussaillement et au plan de prévention des risques.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme A contestant le montant de l'aide financière de 1 000 euros qui lui a été accordée par l'Office national des combattants et victimes de guerre pour l'aménagement de son logement. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas l'exposé d'un moyen, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. À titre subsidiaire, le tribunal a estimé que la décision était légalement fondée sur le décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018, qui permet à l'administration de fixer le montant de l'aide en fonction de critères objectifs comme la durée de séjour et la situation personnelle du demandeur.
Cette décision du Tribunal Administratif de Nîmes (3ème chambre) concerne un litige opposant Mme A au centre hospitalier d'Uzès, relatif à la facturation d'une chambre particulière pour un montant de 528 euros. Le tribunal a fait droit à la demande de Mme A en annulant le titre de recette, estimant que l'hôpital n'avait pas recueilli l'option formelle et écrite de la patiente pour ce régime particulier, comme l'exigent les articles R. 1112-18 et R. 1112-22 du code de la santé publique. La simple remise d'un livret d'accueil ou un affichage des tarifs ne saurait se substituer à un consentement exprès.
Le Tribunal Administratif de Nîmes (3ème chambre) a rejeté la requête de M. A, qui contestait des cotisations supplémentaires à l'impôt sur le revenu pour 2019. Ces imposations faisaient suite à des rectifications notifiées à la société Les Vignes de Mariane, dont M. A est associé, concernant un acte anormal de gestion (prise en charge des frais d'acte) et une vente à prix minoré d'un bien immobilier. Le tribunal a écarté le moyen de prescription, estimant que le fait générateur de l'imposition était l'année 2019 et non 2017, et a jugé que l'administration avait démontré le caractère anormal de la prise en charge des frais et l'insuffisance du prix de vente. La décision s'appuie sur les articles L. 169 et L. 189 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur l'article 38 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande de Mme B et M. D visant à engager la responsabilité de la commune d'Apt pour l'effondrement d'un mur surplombant la rue des Bassins. Bien que le mur ait été qualifié d'accessoire de la voie publique, engageant la responsabilité de la commune en tant que maître d'ouvrage, le tribunal a estimé que les requérants n'avaient pas contesté les arrêtés de péril du 30 novembre 2020 et n'avaient pas exécuté les mesures conservatoires prescrites. Cette carence a été considérée comme une faute de la victime exonérant la commune de sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 2212-2 et L. 2212-4 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 17 janvier 2025 par lequel la présidente du conseil départemental du Gard avait ordonné la cessation définitive d'activité du lieu de vie et d'accueil "la Maison des Lézards". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'association requérante ne démontrant pas une atteinte grave et immédiate à sa situation financière ou aux intérêts qu'elle défend, d'autant que les enfants accueillis avaient déjà été relogés. En outre, aucun des moyens soulevés, tirés de l'incompétence du signataire, de l'erreur de fait, de l'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 313-14 du code de l'action sociale et des familles, ou du caractère disproportionné de la mesure, n'a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, psychiatre hospitalier, qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Montfavet à l’indemniser pour des jours de garde et dépassements de temps de travail non rémunérés entre 2013 et 2016, ainsi que pour préjudice moral. Le tribunal a estimé que les moyens invoqués étaient infondés, sans préciser de faute de l’administration engageant sa responsabilité. La décision s’appuie notamment sur les articles R. 6152-27 et R. 6152-23 du code de la santé publique, ainsi que sur l’arrêté du 30 avril 2003 relatif à l’indemnisation de la continuité des soins.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Gard le 9 mai 2023. Le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a relevé que M. A, bien que résidant en France depuis 2016, n'était pas dépourvu d'attaches familiales au Maroc et que son comportement, marqué par des condamnations pénales, constituait une menace pour l'ordre public. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal administratif de Nîmes annule l'arrêté du 24 mai 2023 par lequel la préfète du Gard a rejeté la demande de regroupement familial de M. B, ressortissant tunisien titulaire d'une carte de résident, au bénéfice de son épouse et de leurs deux enfants nés en France. Le tribunal juge que ce refus porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté du séjour et de l'intégration du requérant, de la communauté de vie établie depuis le mariage et de la présence des enfants. Il enjoint au préfet d'accorder le regroupement familial dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nîmes annule la décision implicite par laquelle la préfète de Vaucluse a rejeté la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant marocain. Le tribunal retient que cette décision est illégale en raison d’un défaut de motivation, le préfet n’ayant pas communiqué les motifs de son rejet dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen. L’État est condamné à verser 1 200 euros à son avocat au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant le rejet implicite de sa demande d'admission au séjour par le préfet de Vaucluse. Le requérant invoquait notamment le droit à un titre de séjour en tant que conjoint de Français et une admission exceptionnelle par le travail. Le tribunal a rejeté sa demande, jugeant que M. B ne justifiait pas d'une entrée régulière en France, condition essentielle pour l'obtention d'un titre de séjour en tant que conjoint de Français, et que les autres moyens soulevés étaient infondés. La décision s'appuie sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et les articles L. 423-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la demande de M. B visant à obtenir réparation des préjudices subis du fait de l’implantation irrégulière d’une canalisation d’eaux de ruissellement sur sa propriété, relevant du syndicat mixte du Rieu Foyro (aujourd’hui la communauté de communes Aygues Ouvèze en Provence). Le tribunal a rappelé que, en cas d’emprise irrégulière sans extinction du droit de propriété, l’indemnisation doit réparer intégralement le préjudice résultant de l’occupation illicite, en tenant compte de l’intérêt général justifiant le maintien de l’ouvrage. La solution retenue s’appuie sur les principes de la responsabilité administrative pour emprise irrégulière, sans application directe de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription quadriennale, celle-ci n’étant pas discutée en l’espèce.