15 978 décisions disponibles — page 81/799
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé la décision implicite du préfet de Vaucluse rejetant la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant marocain marié à une Française. Le tribunal a retenu que le préfet n'avait pas communiqué les motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette illégalité a été constatée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés, fondés notamment sur les articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par une ressortissante comorienne d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Gard refusant le renouvellement de son titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-10 et L. 424-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En cours d’instance, le préfet a finalement délivré à l’intéressée une carte de résident valable dix ans. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a en outre condamné l’État à verser 1 000 euros à l’avocate de la requérante au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester un avis de saisie administrative à tiers détenteur émis pour le recouvrement d’amendes forfaitaires majorées. Le juge a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, estimant que les litiges relatifs aux amendes forfaitaires pour infractions au code de la route relèvent de la compétence des tribunaux judiciaires, en application des articles 521 et 707-1 du code de procédure pénale et du décret n° 64-1333 du 22 décembre 1964.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. F... et autres, qui demandait l'annulation d'une décision de mise en recouvrement de 100 000 euros par le service des impôts. Les requérants se sont contentés d'exposer les préjudices subis et leurs démarches, sans articuler aucun moyen de droit ni fournir de précisions suffisantes pour apprécier le bien-fondé de leur demande. Cette irrecevabilité, non régularisable, a conduit au rejet de la requête sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Gard. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Sur le fond, il a jugé que l'état de santé de M. B... ne justifiait pas la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement du 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien de 1968, car les soins nécessaires étaient disponibles en Algérie. La décision ne porte pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, et l'obligation de quitter le territoire est légale.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par la société civile immobilière Vial de deux requêtes en annulation d'arrêtés du maire de Bouillargues refusant un permis de reconstruire à l'identique un bâtiment démoli. La juridiction a examiné la légalité des refus au regard de l'article L. 111-15 du code de l'urbanisme, qui autorise la reconstruction à l'identique d'un bâtiment détruit depuis moins de dix ans, sous réserve de certaines conditions. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que le projet de reconstruction présentait des différences par rapport au bâtiment d'origine, notamment en termes d'implantation et d'aspect, ce qui ne permettait pas de bénéficier des dispositions de l'article L. 111-15. La solution retenue confirme ainsi la légalité des décisions de refus fondées sur l'absence de stricte identité entre la construction détruite et le projet de reconstruction.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de la société Sonelog qui contestait la décision du ministre du travail du 10 octobre 2023. Cette décision ministérielle avait annulé l'autorisation de licenciement pour motif disciplinaire de M. B..., salarié protégé, délivrée par l'inspecteur du travail. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que les faits reprochés, liés à la participation de M. B... à un mouvement de grève, ne présentaient pas une gravité suffisante pour justifier un licenciement, conformément à l'article L. 2511-1 du code du travail. La demande de la société Sonelog a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Nîmes annule la décision implicite par laquelle la préfète de Vaucluse a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant turc. Le tribunal retient que l’administration n’a pas communiqué les motifs de ce refus implicite, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État est condamné à verser 1 000 euros à M. A... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. et Mme A... demandant l'annulation de l'arrêté du 24 novembre 2022 par lequel le maire de Cavaillon ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux déposée par la société Free Mobile pour l'installation d'une antenne relais de radiotéléphonie. La solution retenue est fondée sur l'irrecevabilité de la requête pour tardiveté, le tribunal ayant constaté que l'affichage réglementaire de la décision sur le terrain, effectué à compter du 9 janvier 2023, faisait courir le délai de recours de deux mois, conformément aux articles R. 600-2 et R. 424-15 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme C... et M. F... demandant l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Rochefort-du-Gard pour une villa avec piscine. La juridiction a jugé la requête irrecevable en raison de sa tardiveté, le délai de recours contentieux de deux mois ayant commencé à courir à compter du 1er octobre 2023, date de l'affichage régulier du permis sur le terrain. Cette solution est fondée sur les articles R. 600-2, R. 424-15 et R. 424-18 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Nîmes annule l'arrêté du 11 juillet 2023 par lequel le maire de Vauvert s'est opposé à la déclaration préalable de travaux de M. A... pour un exhaussement de terrain en zone Ak. Le tribunal juge que le motif initial, fondé sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme (risque d'inondation), est entaché d'une erreur d'appréciation, car les travaux projetés ne sont pas de nature à aggraver les écoulements. La substitution de motif invoquée par la commune, tirée de l'incompatibilité avec le règlement du PLU, n'est pas examinée comme fondée. La décision est annulée, et la commune est condamnée à verser 1 000 euros à M. A... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nîmes était saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 7 décembre 2023 ne s’opposant pas à la déclaration préalable pour l’installation d’un mât de mesures de vents, dans le cadre d’un futur projet éolien. Le tribunal s’est déclaré matériellement incompétent pour connaître du litige, en application de l’article R. 311-5 du code de justice administrative. Cette disposition attribue compétence aux cours administratives d’appel pour statuer en premier et dernier ressort sur l’ensemble du contentieux lié aux décisions nécessaires à l’installation d’éoliennes terrestres, incluant les actes préparatoires comme le mât de mesures. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par la société « ninja marketing » de deux requêtes en excès de pouvoir visant à contester, d'une part, l'annulation de son numéro de déclaration d'activité d'organisme de formation et, d'autre part, le retrait de son exonération de TVA, décidés par le préfet de la région Occitanie pour fraude. Le tribunal a joint les deux instances. Il a constaté que les décisions initiales des 27 octobre et 2 novembre 2023 avaient été retirées et remplacées par une décision unique du 18 septembre 2025 de portée équivalente, rendant sans objet les conclusions dirigées contre les actes initiaux. Le jugement statue donc sur la légalité de la seule décision du 18 septembre 2025, au regard des moyens soulevés par la société requérante.
Le Tribunal Administratif de Nîmes était saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 7 décembre 2023 ne s'opposant pas à une déclaration préalable pour l'installation d'un mât de mesures de vents. Après avoir examiné la compétence matérielle de la juridiction, le tribunal a jugé que, conformément à l'article R. 311-5 du code de justice administrative, le litige relevait de la compétence en premier et dernier ressort de la cour administrative d'appel. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 17 janvier 2025 par lequel la présidente du conseil départemental du Gard avait prononcé la cessation définitive d'activité du lieu de vie et d'accueil « La Maison des Lézards ». Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la situation financière critique de l'association résultant de sa propre inaction et les conséquences humaines et sociales de la fermeture étant déjà survenues. Par suite, la requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d’une demande de suspension de la décision du 26 septembre 2025 par laquelle la présidente du conseil départemental de Vaucluse avait mis fin à sa prise en charge au titre de l’aide sociale à l’enfance. En cours d’instance, le département a informé le requérant de sa réintégration dans le dispositif d’accompagnement jeune majeur, avec proposition d’hébergement et financement d’une carte de transport. Constatant que cette mesure postérieure faisait disparaître l’objet du litige, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et d’injonction, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence ou le doute sérieux sur la légalité de la décision initiale.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. et Mme B... demandant l'annulation de l'arrêté du 25 septembre 2023 par lequel le maire de Ribaute-les-Tavernes ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de M. D... pour la construction d'une piscine et d'une terrasse. Le tribunal a écarté le moyen tiré du caractère incomplet du dossier de déclaration préalable, estimant que les photographies n'étaient pas exigées car le projet n'était pas visible depuis l'espace public, et que le plan 3D fourni était suffisant au regard de l'article R. 431-36 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens ou les demandes subsidiaires.
Le Tribunal administratif de Nîmes annule la décision implicite de rejet opposée par la préfète de Vaucluse à la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant algérien. Cette annulation est fondée sur le défaut de communication des motifs de la décision implicite, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. L’État est condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. D... contestant le refus du préfet de Vaucluse d’instruire sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que ce refus d’enregistrement, motivé par le caractère incomplet du dossier (mariage avec une Française ne relevant pas des dispositions sur les citoyens de l’Union), ne constituait pas une décision faisant grief au sens de l’article R. 421-1 du code de justice administrative. En conséquence, l’ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code, sans examen au fond des moyens soulevés par le requérant.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. et Mme A... qui demandaient la communication de documents relatifs à la scolarité de leur fille. La juridiction a considéré que la demande initiale, qui ne visait pas l'annulation d'une décision mais sollicitait directement un accès à des documents, ne relevait pas de la compétence du juge administratif. De plus, les allégations de harcèlement formulées par les requérants étaient également étrangères à cette compétence. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable et ne relevant pas de la compétence de la juridiction administrative, en application des 2° et 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.