Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2305324(TA45-2305324)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la demande d'expertise médicale présentée par Mme A sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La requérante sollicitait cette mesure pour établir un lien entre sa maladie et ses conditions de travail, dans le cadre d'un recours contre un refus d'imputabilité au service. Le juge a estimé que la mesure d'expertise n'était pas utile, car le juge du fond, déjà saisi d'une requête en annulation (n° 2303348), peut ordonner une telle expertise dans le cadre de ses pouvoirs d'instruction. La requête a donc été rejetée comme ne satisfaisant pas aux conditions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2403006(TA45-2403006)
Le Tribunal Administratif d'Orléans annule l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 10 avril 2024 refusant un titre de séjour "vie privée et familiale" à Mme A, ressortissante ivoirienne, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal estime que le préfet a méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, car Mme A justifie d'une vie familiale stable en France avec son époux, titulaire d'un titre de séjour, et leur enfant né en 2023. En conséquence, il enjoint au préfet de lui délivrer une carte de séjour temporaire dans un délai de deux mois.
N° TA45-2501367(TA45-2501367)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A... d'une demande d'exécution d'une ordonnance de référé du 12 juillet 2024, qui enjoignait au préfet d'Eure-et-Loir de réexaminer sa demande de regroupement familial et de lui verser 1 000 euros. Le tribunal constate que le jugement au fond du 26 novembre 2024 a déjà annulé la décision de refus et prescrit un nouveau réexamen sous astreinte, rendant sans objet la demande d'exécution de l'injonction provisoire. En revanche, le préfet n'ayant pas justifié du paiement des 1 000 euros de frais de justice, le tribunal lui enjoint de verser cette somme sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du 30e jour suivant la notification. La demande de M. A... est rejetée pour le surplus.
N° TA45-2502885(TA45-2502885)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet du Morbihan du 10 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a estimé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée et des conditions du séjour de l'intéressé. Le tribunal a également jugé que le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour étaient justifiés, notamment en raison du risque de soustraction à la mesure d'éloignement et de l'absence de garanties de représentation suffisantes, sur le fondement des articles L. 612-3 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA45-2304045(TA45-2304045)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui demandait l'annulation de la décision du préfet d'Eure-et-Loir du 4 août 2023 lui refusant le regroupement familial pour son épouse. Le préfet avait motivé son refus par l'absence de ressources stables et suffisantes, en application de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que l'amélioration de la situation financière de M. A et le renouvellement de son titre de séjour, postérieurs à la décision attaquée, étaient sans incidence sur sa légalité, le juge de l'excès de pouvoir se plaçant à la date de la décision contestée.
N° TA45-2303396(TA45-2303396)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait l'annulation de la décision du 11 septembre 2023 par laquelle la préfète du Loiret a explicitement refusé sa demande de regroupement familial pour son époux. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut de motivation, jugeant la décision suffisamment motivée en droit et en fait. Sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, il a estimé que la requérante n'apportait pas la preuve suffisante de la nécessité de la présence de son époux à ses côtés pour l'assister dans sa maladie. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2405027(TA45-2405027)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Cher. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, et a jugé que le requérant ne pouvait invoquer les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers, son droit au séjour étant régi par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur l'absence de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2404495(TA45-2404495)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 3 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, l'arrêté ayant été signé par une autorité bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que Mme A ne pouvait se prévaloir de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car elle était éligible au regroupement familial. La solution s'appuie sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du même code, ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme et la convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA45-2302046(TA45-2302046)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision du 26 avril 2023 par laquelle la plateforme interrégionale de la main-d'œuvre étrangère du préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer une autorisation de travail à Mme A, ressortissante marocaine. Le tribunal a jugé que l'administration ne pouvait pas opposer à Mme A, titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle portant la mention "travailleur saisonnier", l'absence de visa de long séjour ou de titre de séjour "salarié" exigé par l'article R. 5221-3 du code du travail. Cette décision est fondée sur l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, qui permet aux ressortissants marocains d'obtenir un titre de séjour "salarié" après un an d'activité, sans exiger de visa de long séjour préalable. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer l'autorisation de travail dans un délai de deux mois.
N° TA45-2301856(TA45-2301856)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par le syndicat CGT Educ'Action 45 d'un recours pour excès de pouvoir contre une fiche technique du recteur de l'académie d'Orléans-Tours relative à l'affichage et à la distribution de documents syndicaux dans les établissements publics locaux d'enseignement (EPLE). Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, jugeant que cette fiche technique, qui se borne à exposer de manière pédagogique les dispositions réglementaires applicables, constitue un simple document d'information sans caractère impératif ou de lignes directrices, et n'est donc pas susceptible de faire grief. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
N° TA45-2301688(TA45-2301688)
Le Tribunal Administratif d’Orléans annule la décision du 19 avril 2023 par laquelle La Poste avait infligé à M. B, facteur et représentant syndical, une exclusion temporaire de trois mois pour des faits liés à un mouvement de grève. Le juge retient que cette sanction individuelle a été signée par une autorité incompétente, la délégation de pouvoir n’ayant pas été publiée avant la signature de l’acte. La décision est annulée sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens (vice de procédure, erreur de fait, disproportion). Les conclusions à fin d’injonction sont rejetées, M. B ayant déjà réintégré ses fonctions.
N° TA45-2502798(TA45-2502798)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Cher refusant le renouvellement du certificat de résidence algérien de M. A..., ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire, malgré son statut de gérant de SARL. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2404991(TA45-2404991)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B A, ressortissant chilien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d'Indre-et-Loire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, l'arrêté ayant été signé par une autorité bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la vie privée et familiale de l'intéressé n'étant pas disproportionnellement atteinte compte tenu de la récence de son mariage et de ses attaches familiales persistantes au Chili.
N° TA45-2204311(TA45-2204311)
Le Tribunal Administratif d'Orléans annule la décision du 29 juin 2022 par laquelle La Poste a refusé de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident survenu le 11 juillet 2018 à Mme C, agent technique. La juridiction retient que la décision a été signée par une autorité incompétente, faute pour La Poste de justifier de la publication régulière des délégations de pouvoir nécessaires. En conséquence, le tribunal enjoint à La Poste de réexaminer la demande de Mme C dans un délai de deux mois. La solution se fonde sur les principes généraux de la compétence des autorités administratives et les dispositions du code général de la fonction publique.
N° TA45-2405204(TA45-2405204)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 17 octobre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que le préfet avait correctement apprécié la situation de l'intéressé, notamment le caractère réel et sérieux de ses études et ses liens familiaux dans son pays d'origine. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité des décisions attaquées.
N° TA45-2501907(TA45-2501907)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête du bureau d'étude Aurea Agence contestant l'évaluation de son offre pour un marché de maîtrise d'œuvre. Le requérant s'est borné à soutenir que la notation était entachée d'erreurs, sans présenter de conclusions dirigées contre une décision administrative ni demander une indemnité. La requête, qui ne contenait pas de conclusions recevables, n'a pas été régularisée dans les délais de recours. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2503016(TA45-2503016)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la requête de M. A qui demandait la suspension de l'arrêté du préfet du Cher suspendant son permis de conduire pour quatre mois et demi. Le juge constate que M. A réside en Seine-et-Marne et non dans le Cher, ce qui rend le tribunal d'Orléans territorialement incompétent. En application des articles R. 221-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, la compétence revient au tribunal administratif de Melun. La requête est donc rejetée sans examen de l'urgence ou du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA45-2203638(TA45-2203638)
Le Tribunal Administratif d'Orléans annule la décision du 7 avril 2022 plaçant M. B en régime contrôlé de détention au centre de détention de Châteaudun. La juridiction retient que l'autorité compétente pour prendre cette décision n'est pas établie, faute pour l'administration de produire l'acte litigieux ou de justifier de sa signature par le chef d'établissement. Cette annulation est fondée sur les articles 717-1 du code de procédure pénale et D. 92 du même code, relatifs à la compétence pour déterminer le régime de détention. Les conclusions à fin d'injonction sont rejetées, la décision ayant cessé de produire ses effets.
N° TA45-2503015(TA45-2503015)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans concerne un litige portant sur un arrêté du préfet du Cher suspendant le permis de conduire de M. A pour une durée de quatre mois et demi. Le tribunal se déclare incompétent territorialement et transmet l'affaire au Tribunal Administratif de Melun. Il applique les articles R. 351-3, R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, qui prévoient que les litiges relatifs aux décisions de police relèvent du tribunal du lieu de résidence du requérant. En l'espèce, M. A résidant à Bois-le-Roi (Seine-et-Marne), la compétence revient au tribunal administratif de Melun.
N° TA45-2502964(TA45-2502964)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Cher suspendant le permis de conduire de M. B pour six mois. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable, car M. B n'avait pas introduit de recours en annulation contre cette décision, condition préalable à une demande de suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En conséquence, l'ordonnance a rejeté la requête sans examiner les moyens soulevés, notamment l'urgence ou la légalité de la suspension.