Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2401122(TA45-2401122)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant la délivrance d'un titre de séjour à Mme A, ressortissante mongole. La juridiction a jugé que ce refus méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la présence continue de l'intéressée en France depuis plus de quinze ans, de sa vie familiale établie avec son concubin titulaire d'un titre de séjour et leurs quatre enfants nés en France. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois.
N° TA45-2300413(TA45-2300413)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C A et de sa famille, qui demandaient la condamnation de l'État à leur verser 20 000 euros pour les préjudices subis suite à l'éloignement de M. A vers la Tunisie le 30 janvier 2023. La juridiction a estimé qu'aucune faute n'avait été commise par la préfète du Loiret, l'arrêté fixant le pays de destination ayant été régulièrement notifié et les voies de recours ayant été indiquées, sans que l'intéressé ne les exerce. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 722-7, R. 733-4 et R. 733-5) et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, dont l'atteinte n'a pas été caractérisée.
N° TA45-2404297(TA45-2404297)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B, qui a subi un arrêt cardio-respiratoire suite à une injection de chlorure de potassium non diluée au Centre Hospitalier de Vierzon le 29 octobre 2022. La mesure, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, vise à déterminer si la prise en charge était conforme aux données acquises de la science et à évaluer ses préjudices. Ni le CH de Vierzon ni l'ONIAM ne s'opposent à l'expertise, bien qu'ils formulent des réserves sur leur responsabilité. La demande de donner acte de ces réserves a été rejetée, le juge des référés n'ayant pas compétence pour le faire.
N° TA45-2201652(TA45-2201652)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation du CHRU de Tours ou, à titre subsidiaire, de l'ONIAM, à l'indemniser de préjudices résultant d'une neuropathie périphérique. Le tribunal a estimé que les traitements médicamenteux prescrits (linézolide, colchicine, lopinavir/ritonavir) n'étaient pas fautifs et que le dommage n'était pas imputable à un acte de soin, mais à l'état antérieur du patient (diabète et VIH). Par conséquent, les conditions d'engagement de la responsabilité pour faute du CHRU et de la solidarité nationale sur le fondement du II de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique n'étaient pas réunies.
N° TA45-2204351(TA45-2204351)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. A, maître de conférences, contestant les retenues sur traitement opérées par l'université d'Orléans pour récupérer un indu de prime de recherche et d'enseignement supérieur, ainsi que les refus de le décharger de cette dette. Le requérant invoquait la méconnaissance de l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000, qui fixe un délai de répétition des indus de rémunération. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'action en répétition de l'université était soumise à la prescription quinquennale de droit commun de l'article 2224 du code civil, et non au délai spécial de deux ans, ce dernier ne s'appliquant pas aux créances nées d'une décision créatrice de droits irrégulière.
N° TA45-2301508(TA45-2301508)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A B, surveillant pénitentiaire, qui contestait le refus du garde des sceaux de lui accorder des congés bonifiés pour l'été 2023 et demandait réparation de ses préjudices moral et financier. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre, jugeant le recours recevable. Sur le fond, il a annulé la décision du 24 février 2023 au motif qu'elle méconnaissait les dispositions du décret n° 2020-851 du 2 juillet 2020 portant réforme des congés bonifiés dans la fonction publique. En conséquence, l'illégalité fautive de cette décision a engagé la responsabilité de l'État, et le tribunal a condamné ce dernier à verser à M. B une somme de 1 500 euros au titre de son préjudice moral, ainsi que 4 900 euros pour son préjudice financier, avec intérêts au taux légal et capitalisation.
N° TA45-2302412(TA45-2302412)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B, ressortissant algérien, d'une demande indemnitaire de 120 000 euros en réparation des préjudices résultant de l'illégalité de deux arrêtés préfectoraux (2018 et 2021) lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé. La préfète du Loiret a opposé la prescription quadriennale pour les préjudices antérieurs à 2019 et contesté la réalité des préjudices. Le tribunal a rejeté l'intégralité des demandes de M. B, en appliquant la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 sur la prescription des créances contre l'État.
N° TA45-2502746(TA45-2502746)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant togolais et parent d'un enfant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de la privation d'emploi et des risques pour la subsistance de la famille, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'intérêt supérieur de l'enfant.
N° TA45-2203957(TA45-2203957)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi de deux requêtes (n° 2203957 et 2203959) par M. et Mme L, ainsi que par M. et Mme G, visant à annuler un permis de construire délivré le 25 avril 2022 par le maire de Combleux à la SCI GG Immo pour la construction d'une maison individuelle, d'une annexe, d'un garage et d'une piscine. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'incomplétude du dossier de demande, la méconnaissance du règlement du PLUm, la fraude, une erreur manifeste d'appréciation et des risques pour la salubrité publique (article R. 111-2 du code de l'urbanisme). Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a mis à la charge des requérants les frais de justice.
N° TA45-2301006(TA45-2301006)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A. Celui-ci contestait le classement de sa propriété en zone d'assainissement non-collectif et l'approbation du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) par la communauté d'agglomération de Blois - Agglopolys. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions contre le PLUi, faute de moyens développés à son encontre, et a rejeté le surplus des conclusions. La décision s'appuie sur les articles L. 2224-10 du code général des collectivités territoriales et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2501085(TA45-2501085)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de titre de séjour pour raisons médicales pris par le préfet d'Indre-et-Loire le 22 octobre 2024. Le juge a appliqué l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative pour rejeter la requête comme manifestement infondée. Il a écarté le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire (article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration) comme inopérant, la décision faisant suite à une demande de l'intéressé. Enfin, le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas assorti des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé.
N° TA45-2305098(TA45-2305098)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du préfet d'Indre-et-Loire du 17 octobre 2023 classant sans suite sa demande d'acquisition de la nationalité française. Le tribunal a jugé que cette décision, fondée sur l'incomplétude du dossier malgré une mise en demeure, ne constituait pas un acte faisant grief au sens de l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. En l'absence de production de l'attestation fiscale requise, la requête a été déclarée irrecevable.
N° TA45-2201578(TA45-2201578)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné le litige opposant la société BioLoie à l'Agence de l'eau Loire-Bretagne (AELB) concernant le reversement d'une subvention de 741 671,35 euros accordée en 2015 pour le traitement de digestats d'une unité de méthanisation. La société contestait les courriers de l'agence et le titre exécutoire émis en 2022, invoquant notamment la méconnaissance du délai de retrait de quatre mois prévu à l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration et une insuffisance de motivation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, considérant que les courriers préparatoires étaient insusceptibles de recours et que le titre exécutoire était fondé sur le non-respect des conditions d'octroi de la subvention. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA45-2502712(TA45-2502712)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de la SARL Énergie de Reure visant à suspendre l'arrêté préfectoral autorisant des travaux de restauration de la continuité écologique sur le Cher. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'atteinte au droit d'eau fondé en titre invoqué par la société étant hypothétique et non étayée par des éléments probants, et la baisse de production alléguée n'étant pas justifiée. Il a également estimé qu'aucun doute sérieux ne pesait sur la légalité de l'arrêté, le préfet pouvant légalement modifier les autorisations sur le fondement des articles L. 214-4 et R. 214-18-1 du code de l'environnement pour assurer la continuité écologique. La requête a donc été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions accessoires.
N° TA45-2502799(TA45-2502799)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant libyen, contestant l'arrêté du préfet du Finistère du 4 juin 2025 portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour pour cinq ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de méconnaissance du droit d'être entendu, jugeant l'arrêté régulièrement signé par un chef de service bénéficiant d'une délégation et suffisamment motivé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions en annulation et injonction, sur le fondement des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2502975(TA45-2502975)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B C D. Celle-ci demandait, en urgence, qu'il soit enjoint au département de Loir-et-Cher ou, à défaut, au préfet de Loir-et-Cher, de lui fournir un hébergement d'urgence ou une aide financière pour elle et son enfant. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas d'une situation de détresse immédiate et n'ayant pas préalablement saisi les services compétents. En conséquence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 121-7, L. 222-5, L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles, ni de la convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA45-2500977(TA45-2500977)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du préfet d'Indre-et-Loire classant sans suite sa demande de naturalisation pour défaut de production de pièces dans le délai imparti. Le requérant invoquait des difficultés pour obtenir les documents, mais n'a pas apporté de précisions suffisantes sur les circonstances ayant empêché leur transmission. Le juge a estimé que ce moyen n'était pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée comme manifestement infondée.
N° TA45-2203959(TA45-2203959)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi de deux requêtes (n° 2203957 et 2203959) par M. et Mme L, ainsi que par M. et Mme G, visant à annuler un arrêté du 25 avril 2022 par lequel le maire de Combleux a délivré un permis de construire à la SCI GG Immo pour une maison individuelle, une annexe, un garage et une piscine. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'incomplétude du dossier, la méconnaissance du règlement du PLUm, une fraude, une erreur manifeste d'appréciation et des risques pour la salubrité publique (article R. 111-2 du code de l'urbanisme). Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a mis à la charge des requérants les frais de justice au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2203966(TA45-2203966)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi de deux requêtes (n° 2203957 et 2203959) par M. et Mme L, ainsi que par M. et Mme G, demandant l'annulation d'un permis de construire délivré le 25 avril 2022 par le maire de Combleux à la SCI GG Immo pour la construction d'une maison individuelle, d'une annexe, d'un garage et d'une piscine. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'incomplétude du dossier, la méconnaissance du règlement du PLUm, une fraude, une erreur manifeste d'appréciation et des risques pour la salubrité publique (article R. 111-2 du code de l'urbanisme). Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a condamné les requérants à verser des sommes aux défendeurs au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2203967(TA45-2203967)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi de deux requêtes (n° 2203957 et 2203959) par M. et Mme L, ainsi que par M. et Mme G, visant à annuler un arrêté du 25 avril 2022 par lequel le maire de Combleux a délivré un permis de construire à la SCI GG Immo pour une maison individuelle, une annexe, un garage et une piscine. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'incomplétude du dossier, la méconnaissance du règlement du PLUm, une fraude, une erreur manifeste d'appréciation et des risques pour la salubrité publique (article R. 111-2 du code de l'urbanisme). Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a condamné les requérants à verser des sommes à la commune et à la SCI au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.