Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
17 348 décisions disponibles — page 323/868
N° TA45-2400495(TA45-2400495)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision de la commission de recours amiable de la CAF de Touraine lui réclamant le remboursement de 1 472,04 euros d'allocation de logement sociale perçue indûment de mars à novembre 2022. Le juge unique a estimé que Mme A vivait en concubinage avec M. B, comme elle l'avait elle-même déclaré, et que la surface de son logement (9 m²) ne permettait pas le bénéfice de l'aide au logement en application de l'article R. 822-25 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue confirme le bien-fondé de l'indu, faute pour la requérante d'apporter la preuve de l'absence de vie commune. Les textes appliqués sont les articles L. 823-1, R. 822-2 et R. 822-25 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que l'article 515-8 du code civil.
N° TA45-2400505(TA45-2400505)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence et juge unique, rejette la requête de M. B qui demandait l'annulation du refus de remise gracieuse d'un indu d'aide personnelle au logement de 724,92 euros. L'indu résultait d'une déclaration erronée de frais réels aux impôts. Le juge, exerçant un plein contentieux, a estimé qu'au regard de la situation de précarité et de la bonne foi, la modicité de la somme restant due (268,74 euros) ne justifiait pas une remise. La décision est fondée sur l'article L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA45-2402494(TA45-2402494)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme A qui contestait l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher suspendant son permis de conduire pour cinq mois. La requérante invoquait un défaut de motivation, une méconnaissance de la procédure contradictoire et l'absence d'indication sur l'homologation du cinémomètre. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure contradictoire n'était pas applicable en raison de l'urgence prévue à l'article L. 224-2 du code de la route. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de restitution du permis.
N° TA45-2402442(TA45-2402442)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant un titre de séjour à un ressortissant tunisien confié à l'Aide sociale à l'enfance (ASE) avant sa majorité. La juridiction a considéré que le préfet n'avait pas suffisamment examiné la situation personnelle du requérant au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet la délivrance d'un titre "salarié" ou "travailleur temporaire" sous conditions. L'arrêté a été jugé entaché d'un défaut d'examen et d'une erreur manifeste d'appréciation, conduisant à son annulation.
N° TA45-2401686(TA45-2401686)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les recours pour excès de pouvoir de Mme B D épouse A et de M. C A contre les arrêtés du préfet d'Indre-et-Loire du 4 avril 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Les requérants contestaient notamment un vice de procédure lié à l'absence de communication de l'avis de la commission du titre de séjour, l'erreur de fait sur les antécédents invoqués, la méconnaissance de l'article L. 435-1 du CESEDA, de l'article 8 de la CEDH et de l'article 3-1 de la CIDE. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, validant ainsi les décisions préfectorales.
N° TA45-2401602(TA45-2401602)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme B d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la CAF de Loir-et-Cher de lui accorder une remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 530,49 euros. Le juge rappelle que ce litige relève du plein contentieux, l'obligeant à apprécier lui-même la situation de précarité et la bonne foi de la requérante. Toutefois, il constate que la dette a été intégralement soldée par des retenues sur prestations, rendant la demande de remise sans objet. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, il prononce un non-lieu à statuer.
N° TA45-2400722(TA45-2400722)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A d'une demande d'exécution, sous astreinte, du jugement du 2 mai 2023 annulant le refus de reconnaître l'imputabilité au service de son accident. En cours d'instance, le ministère des sports a finalement reconnu cette imputabilité par une décision du 24 avril 2024. Constatant que la demande d'exécution avait ainsi perdu son objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.
N° TA45-2500006(TA45-2500006)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A d'un recours pour excès de pouvoir contre un refus du ministre de l'intérieur de rectifier son relevé d'information intégral et de reconstituer des points de permis de conduire. En cours d'instance, le ministre a fait droit à la demande en supprimant les mentions litigieuses et en rétablissant la validité du permis. M. A s'est alors désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 28 janvier 2025, le tribunal, statuant sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement.
N° TA45-2400459(TA45-2400459)
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par Mme A d’une demande d’exécution d’un jugement du 28 mars 2023 annulant plusieurs arrêtés préfectoraux la plaçant en disponibilité d’office et ordonnant le réexamen de sa situation. En cours d’instance, l’administration a reconstitué la carrière de l’intéressée par des arrêtés de février et avril 2024, puis l’a mise à la retraite d’office pour invalidité non imputable au service à compter du 4 mars 2020. Constatant que ces mesures ont épuisé l’objet de la demande d’exécution, le tribunal, par ordonnance du 28 janvier 2025, a prononcé un non-lieu à statuer en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2400036(TA45-2400036)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 21 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant, ne justifiant pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, ne pouvait se prévaloir de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir une admission exceptionnelle au séjour. La solution s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui régit exclusivement la situation de l'intéressé, et sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA45-2404719(TA45-2404719)
Le Tribunal Administratif d’Orléans, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait qu’il soit enjoint à la préfète du Loiret de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l’autorisant à travailler. Le juge a estimé que la mesure sollicitée était dépourvue d’utilité, dès lors que la préfecture avait déjà fixé un rendez-vous au requérant pour déposer les documents nécessaires à l’instruction de sa demande. La solution retenue est fondée sur l’absence d’urgence ou d’utilité de la mesure au sens des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA45-2405566(TA45-2405566)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte du désistement pur et simple de Mme B, qui contestait une contrainte émise par la CAF d'Indre-et-Loire pour le recouvrement d'un indu. La requête a été enregistrée le 27 décembre 2024, et le désistement a été déclaré par mémoire le 16 janvier 2025. Le magistrat désigné, statuant sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance du 28 janvier 2025. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se limitant à constater l'absence d'opposition à ce désistement.
N° TA45-2100669(TA45-2100669)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B A, salariée protégée de France Télévisions, qui contestait la décision de la ministre du travail autorisant son licenciement pour motif disciplinaire. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée et que les faits reprochés, notamment un comportement agressif et des propos inappropriés, étaient établis et suffisamment graves pour justifier le licenciement. Il a également écarté les moyens tirés du non-respect du principe non bis in idem, de la prescription des faits, et du lien avec le mandat syndical ou l'état de santé de la requérante. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés mandatés et au contrôle de l’administration en matière d’autorisation de licenciement.
N° TA45-2500345(TA45-2500345)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait la délivrance sous astreinte d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, faute pour le requérant de démontrer avoir effectivement déposé une demande de renouvellement, l'avis de réception produit étant insuffisant. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA45-2203155(TA45-2203155)
Le Tribunal administratif d'Orléans a constaté le désistement d'office de Mme B, qui contestait le refus de la CDAPH de Loir-et-Cher de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention stationnement. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande en ce sens fondée sur l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. L'ordonnance donne acte de ce désistement et clôt l'instance.
N° TA45-2400190(TA45-2400190)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de M. B, ressortissant camerounais, qui contestait un arrêté de la préfète de l'Allier refusant le renouvellement de son titre de séjour "stagiaire" et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant ne justifiait pas d'une convention de stage en cours à la date de l'arrêté, ni de moyens d'existence suffisants, en méconnaissance des articles L. 426-2 et R. 426-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA45-2303239(TA45-2303239)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-Saint-Denis du 27 juillet 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de signature lisible et de défaut d'examen de la situation personnelle. Il a jugé que la décision était fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le requérant ne justifiant pas d'une entrée régulière ni d'un titre de séjour valide. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA45-2402378(TA45-2402378)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme H, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 23 mai 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a considéré que la décision était suffisamment motivée et que la préfète n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que la vie privée et familiale de l'intéressée pouvait se poursuivre en Côte d'Ivoire. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA45-2403241(TA45-2403241)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme B d'une requête en excès de pouvoir visant à contester le retrait de points sur son permis de conduire, ainsi que le rejet implicite de son recours gracieux par le ministre de l'intérieur. Par un mémoire du 21 janvier 2025, la requérante s'est désistée purement et simplement de sa requête. Le magistrat désigné, statuant sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance du 28 janvier 2025. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.
N° TA45-2404743(TA45-2404743)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait la décision du ministre des armées de dénoncer son contrat d'engagement et de le radier des contrôles. Le juge a estimé que le recours contentieux n'était pas précédé du recours administratif préalable obligatoire devant la commission des recours des militaires (CRM), conformément à l'article R. 4125-1 du code de la défense. Bien que l'article L. 4139-15-1 du même code dispense de ce préalable pour les décisions prises sur le fondement d'une enquête administrative, le tribunal a considéré que cette exception ne s'appliquait pas en l'espèce. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.