Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2400154(TA45-2400154)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du 2 novembre 2023 de la préfète du Loiret lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de compétence liée de l'autorité préfectorale. Il a également jugé que la décision de refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire ne méconnaissaient pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant d'établir une vie privée et familiale stable en France. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 435-1 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2402504(TA45-2402504)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, ressortissante du Suriname, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision de la préfète du Loiret ne méconnaissait pas l'intérêt supérieur de l'enfant, garanti par l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu du placement de sa fille en assistance éducative depuis 2020. Le tribunal a également écarté les autres moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de saisine de la commission du titre de séjour, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté attaqué, fondé sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2402536(TA45-2402536)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du 10 mai 2024 de la préfète du Loiret lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'examen de sa situation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation. Il a jugé que M. C ne pouvait se prévaloir des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers applicables aux seuls ressortissants non algériens, et qu'il ne remplissait pas les conditions de l'accord franco-algérien pour obtenir un titre de séjour. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2401219(TA45-2401219)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de sa situation. Il a estimé que le refus de titre de séjour, fondé sur l'accord franco-algérien et le code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, et que l'obligation de quitter le territoire ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2500411(TA45-2500411)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, saisi en référé par le maire d'Amboise sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné la désignation d'un expert pour examiner le mur d'enceinte sud-est du château royal d'Amboise, propriété de la Fondation Saint Louis. Le maire invoquait un péril pour la sécurité publique en raison de la vétusté et des dégradations de l'ouvrage. Le juge a fait droit à cette demande, désignant un architecte pour constater l'état du mur, évaluer l'existence et l'imminence d'un danger, et proposer des mesures de nature à y mettre fin. Cette décision s'inscrit dans le cadre de la police de la sécurité des bâtiments menaçant ruine.
N° TA45-2401150(TA45-2401150)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 18 février 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la procédure d'avis médical était régulière, le médecin rapporteur n'ayant pas siégé au sein du collège de l'OFII, et que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et n'était pas contraire à l'article 3 de la même convention.
N° TA45-2402027(TA45-2402027)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet d'Indre-et-Loire. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement fondé son refus sur l'absence de caractère réel et sérieux des études, conformément à l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté les moyens tirés de l'incompétence, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA45-2401661(TA45-2401661)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté préfectoral du 2 janvier 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que le refus de titre de séjour, fondé sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la cellule familiale pouvant se reconstituer en Guinée. La solution retenue est donc le rejet de l'intégralité des demandes de M. A.
N° TA45-2401498(TA45-2401498)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, estimant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sur le fondement des articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2400877(TA45-2400877)
Le Tribunal Administratif d'Orléans annule l'arrêté du 12 décembre 2023 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire a retiré le certificat de résidence algérien de 10 ans de Mme C et lui a fait obligation de quitter le territoire. Le tribunal juge que cette décision constitue un retrait de titre de séjour, et non un refus de délivrance, et qu'aucune disposition légale ou conventionnelle ne permet un tel retrait en l'absence de fraude. Le préfet a donc commis une erreur de droit. L'annulation de la décision de retrait entraîne celle de l'obligation de quitter le territoire français et fait renaître le certificat de résidence de Mme C.
N° TA45-2401530(TA45-2401530)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante congolaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 mars 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire était infondé, la délégation de signature étant régulière. Le second moyen, fondé sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, a été jugé insuffisamment étayé, faute de précisions et de pièces justificatives. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2201284(TA45-2201284)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du 8 décembre 2021 par lequel la préfète d'Indre-et-Loire avait abrogé sa nomination en tant que lieutenant de louveterie. Le tribunal a qualifié cette décision de retrait de commission de mesure de police administrative, et non de sanction, fondée sur l'article R. 427-2 du code de l'environnement. Il a écarté le moyen tiré du défaut de motivation en fait, estimant que les griefs avaient été portés à la connaissance du requérant par un courrier joint à l'arrêté. Enfin, le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration n'était pas applicable à ce type de décision de police.
N° TA45-2302275(TA45-2302275)
Le Tribunal Administratif d'Orléans (2ème chambre) a rejeté la requête de la société Maison des Forestines et de Mme D. Celle-ci demandait l'annulation d'un permis de construire modificatif délivré le 31 janvier 2023 par le maire de Bourges à la société Forest Immo, ainsi que du permis de construire initial du 30 mars 2020. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, ce dernier bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la fraude alléguée par les requérantes n'était pas établie, faute de démonstration de manœuvres intentionnelles du pétitionnaire pour échapper à la règle d'urbanisme.
N° TA45-2400457(TA45-2400457)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante gabonaise, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la commission du titre de séjour n'avait pas à être saisie, faute pour la requérante de justifier d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, comme l'exige l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et par l'article L. 423-23 du même code.
N° TA45-2500289(TA45-2500289)
Le Tribunal administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 15 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de la violation du droit à être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2201345(TA45-2201345)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. et Mme A, propriétaires d'une maison située en face d'un complexe sportif, qui demandaient la condamnation de la commune de Mardié pour les nuisances (sonores, dégradations, intrusions) subies du fait du fonctionnement d'un city-stade édifié à 14 mètres de leur habitation. Le tribunal a rejeté leur demande d'indemnisation de 34 000 euros et leur injonction de déplacement de l'ouvrage, estimant que les préjudices allégués n'étaient pas établis et que le lien de causalité avec l'ouvrage public n'était pas démontré. La responsabilité sans faute de la commune n'a donc pas été retenue.
N° TA45-2202418(TA45-2202418)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. et Mme C contestant l'arrêté du 6 mai 2022 par lequel le maire de Saint-Pryvé-Saint-Mesmin a retiré le permis de construire tacite obtenu pour une maison individuelle. Les requérants invoquaient notamment une erreur de fait sur la date du permis tacite et une méconnaissance des articles L. 424-5 du code de l'urbanisme et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration. La commune a demandé le rejet de la requête et sollicité une substitution de motif fondée sur le plan de prévention des risques d'inondation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens des requérants, validant ainsi le retrait du permis tacite.
N° TA45-2202424(TA45-2202424)
Le Tribunal administratif d'Orléans était saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre des saisies-attributions pratiquées par l’INRAP pour le recouvrement de titres exécutoires relatifs à des fouilles archéologiques préventives. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les moyens soulevés par M. A, tirés de l’absence de notification des titres et de la prescription, étaient irrecevables car ils n’avaient pas été contestés lors du premier acte de poursuite, conformément aux articles R. 281-3-1 c) et R. 281-5 du livre des procédures fiscales. Il a également écarté l’exception d’incompétence soulevée par l’INRAP, confirmant la compétence de la juridiction administrative pour connaître du litige. La demande de compensation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA45-2302711(TA45-2302711)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté préfectoral refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le requérant ne pouvait se prévaloir des dispositions de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) concernant le parent d'enfant réfugié, car sa demande de titre de séjour avait été présentée uniquement sur le fondement de l'article L. 423-7 du CESEDA (parent d'enfant français). La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA45-2500104(TA45-2500104)
Le Tribunal administratif d'Orléans, par une ordonnance du 30 janvier 2025, a constaté qu'il n'était pas compétent pour connaître de l'appel formé par M. A... contre un jugement du 28 novembre 2024. Ce dernier contestait uniquement les frais de justice (1 500 euros) mis à sa charge au profit de l'EHPAD « Les Marronniers » sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En application des articles R. 351-3, R. 811-1 et R. 221-7 du code de justice administrative, le tribunal a transmis le dossier à la cour administrative d'appel de Versailles, seule compétente pour statuer sur cet appel.