Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2500273(TA45-2500273)
Le Tribunal administratif d’Orléans, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, constate que le requérant a été assigné à résidence à Nantes postérieurement à l’introduction de sa requête. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 312-8 du même code, le tribunal estime que le litige relève désormais de la compétence territoriale du tribunal administratif de Nantes. Par ordonnance, il transmet donc le dossier à cette juridiction.
N° TA45-2402697(TA45-2402697)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet du Cher refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour cinq ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation irrégulière persistante de l'intéressé et de son absence de liens familiaux en France. La décision a également validé l'interdiction de retour, estimant qu'elle était proportionnée et ne violait pas le droit d'être entendu.
N° TA45-2500318(TA45-2500318)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d’Orléans, prise par un magistrat désigné, concerne un litige relatif à une décision de prolongation d’interdiction de retour sur le territoire français prise par le préfet de la Seine-Maritime. Le juge constate que, depuis l’assignation à résidence de M. B à Rouen, le tribunal territorialement compétent n’est plus celui d’Orléans mais celui de Rouen, en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif de Rouen, sur le fondement des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA45-2400454(TA45-2400454)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B A d'une requête en plein contentieux visant à obtenir la décharge d'une cotisation de taxe d'habitation pour l'année 2023. En cours d'instance, l'administration fiscale a prononcé le dégrèvement total de cette imposition. Constatant que la demande était devenue sans objet, le tribunal a, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, rendu une ordonnance constatant le non-lieu à statuer.
N° TA45-2500282(TA45-2500282)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a été saisi par M. B A d'un recours en excès de pouvoir contre des décisions du préfet de la Loire-Atlantique lui refusant le séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour. Constatant qu'à la date des décisions attaquées, le requérant résidait à Nantes, le tribunal a estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du Tribunal administratif de Nantes. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 312-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA45-2300177(TA45-2300177)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de la SAS DLB Participations, qui sollicitait le remboursement d'un crédit de TVA de 134 850 euros. La société, active dans l'élevage et le négoce de chevaux de course, contestait le refus de l'administration fiscale de déduire la TVA sur l'achat de six chevaux, considérés comme des immobilisations. Le tribunal a estimé que la participation aux courses hippiques, bien que bénéficiant à la valorisation de l'élevage, constituait une activité distincte et non assujettie à la TVA, ne permettant pas la déduction de la taxe sur les chevaux de course. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, notamment les articles 256 et 271, ainsi que sur la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne.
N° TA45-2402204(TA45-2402204)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée en droit et en fait, et que le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas assorti de précisions suffisantes. Concernant l'interdiction de retour, le tribunal a jugé que l'absence de menace pour l'ordre public était sans incidence sur sa légalité. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les moyens soulevés étant manifestement infondés ou insuffisamment étayés.
N° TA45-2304555(TA45-2304555)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante bangladaise, qui contestait le refus de la préfète du Loiret de lui délivrer un titre de séjour pour raisons de santé et pour sa vie privée et familiale. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, tant en droit qu'en fait, et qu'elle ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a également estimé que la préfète n'avait pas commis d'erreur de droit en se fondant sur l'avis du collège de médecins de l'OFII, et que la requérante ne démontrait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité en cas de retour au Bangladesh.
N° TA45-2202802(TA45-2202802)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de M. et Mme B A tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2015. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré d'une irrégularité de la procédure de vérification de la société Zenith promotion, en raison de l'indépendance des procédures d'imposition. Sur le fond, il a rappelé que les sommes inscrites au crédit d'un compte courant d'associé sont présumées être des revenus distribués imposables, et que les requérants n'ont pas apporté la preuve qu'ils n'avaient pas pu en disposer. La solution s'appuie sur les articles 109-1-2° et 12 du code général des impôts.
N° TA45-2500170(TA45-2500170)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant roumain, qui contestait l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 17 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas fondé, compte tenu de la menace pour l'ordre public que constituait le comportement de l'intéressé. La solution s'appuie sur les articles L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs à l'éloignement des citoyens de l'Union européenne.
N° TA45-2202772(TA45-2202772)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de la SASU Ecom Révolution, qui sollicitait la restitution de la TVA acquittée pour la période du 3 juin 2019 au 30 juin 2020. La société, active dans la vente en ligne, soutenait avoir facturé la taxe à tort et invoquait le principe de neutralité de la TVA. Le tribunal a jugé que les fichiers Excel produits par la société, dépourvus de date certaine et modifiables, ne suffisaient pas à démontrer l'absence de risque de pertes de recettes fiscales, condition nécessaire à la régularisation de la taxe indûment facturée. La solution s'appuie sur les articles 283 du code général des impôts et la jurisprudence européenne relative à la neutralité de la TVA.
N° TA45-2400735(TA45-2400735)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C E, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour par la préfète du Loiret. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que les erreurs manifestes d'appréciation au regard des articles L. 423-7, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a considéré que la décision était suffisamment motivée, que le signataire disposait d'une délégation de compétence régulière, et que la préfète n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA45-2500192(TA45-2500192)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la sanction de mise à la retraite d'office prononcée le 12 décembre 2024 par le recteur de l'académie d'Orléans-Tours à l'encontre de M. B, professeur des écoles. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, dès lors que la décision privait l'intéressé de sa rémunération et de la possibilité d'exercer ses fonctions. Cependant, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la composition du conseil de discipline, de la méconnaissance du principe d'impartialité et du caractère disproportionné de la sanction, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Par conséquent, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2500246(TA45-2500246)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a été saisi par Mme B, une mineure étrangère sur le point de devenir majeure, qui contestait le refus du département de Loir-et-Cher de prolonger sa prise en charge au titre d'un contrat jeune majeur. Elle invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à plusieurs libertés fondamentales, dont le droit à la vie et la dignité humaine. En cours d'instance, le département s'est engagé à conclure un contrat jeune majeur avec la requérante. Le juge a constaté que cet engagement rendait sans objet les conclusions principales de la requête, mais a maintenu la possibilité de statuer sur les frais d'instance. L'ordonnance applique les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que les dispositions relatives à l'aide juridictionnelle.
N° TA45-2301600(TA45-2301600)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de la SAS BGB, venant aux droits de la société Beauce Gâtinais Biogaz, qui sollicitait la décharge de cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 à 2022. La société invoquait l'exonération prévue au 14° de l'article 1382 du code général des impôts pour les installations de méthanisation, en soutenant que son capital était détenu majoritairement par des exploitants agricoles, y compris indirectement via la SICAP. Le tribunal a jugé que la SICAP, dont l'objet social est la distribution d'énergie électrique, ne peut être qualifiée d'exploitant agricole au sens de l'article L. 311-1 du code rural et de la pêche maritime, et que la composition de son actionnariat est indifférente. Par conséquent, la condition de détention majoritaire par des exploitants agricoles n'étant pas remplie, l'exonération a été refusée.
N° TA45-2500086(TA45-2500086)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait son transfert aux autorités portugaises et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision de transfert, fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013, n'était pas entachée d'illégalité, notamment en ce qui concerne l'absence de preuve de demande de réadmission ou de défaut d'examen. L'assignation à résidence, étant une conséquence légale du transfert, a également été validée. Les textes appliqués incluent le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2500169(TA45-2500169)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A A, ressortissant cubain, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par le préfet d'Eure-et-Loir. Le requérant soutenait que la décision était insuffisamment motivée, mais le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral mentionnait de manière suffisamment précise les motifs de droit et de fait, notamment les condamnations pénales de l'intéressé et l'absence d'attaches familiales en France. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 611-1 (1° et 5°) et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de la directive 2008/115/CE. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, considérant que le comportement de M. A A constituait une menace pour l'ordre public.
N° TA45-2301235(TA45-2301235)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte, par ordonnance du 24 janvier 2025, du désistement pur et simple du Centre national d'enseignement agricole par correspondance (CNEAC) de son recours pour excès de pouvoir. Le CNEAC contestait la décision du recteur de l'Académie d'Orléans-Tours du 31 janvier 2023 prononçant sa fermeture pour 11 mois à compter du 1er septembre 2023. La solution retenue est le donné acte du désistement, mettant fin à l'instance sans examen au fond. Cette ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2405604(TA45-2405604)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A B d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision du directeur interrégional des services pénitentiaires de Dijon refusant la reconnaissance de l'imputabilité au service de son accident du 18 juin 2024. M. B s'est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 24 janvier 2025, la présidente de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2500161(TA45-2500161)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. E, ressortissant afghan, qui contestait son transfert aux autorités belges et son assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment l'incompétence, le défaut de motivation, la violation des règlements européens (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et des droits fondamentaux. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, validant ainsi les décisions de la préfète du Loiret. La solution retenue s'appuie sur le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.