Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2203576(TA45-2203576)
Le Tribunal administratif d'Orléans annule l'arrêté du 2 juin 2022 par lequel le président du conseil départemental d'Indre-et-Loire a refusé de reconnaître imputable au service l'accident de trajet dont Mme C a été victime le 24 février 2022. La décision est annulée pour incompétence de l'auteur de l'acte, le signataire ne justifiant pas d'une délégation de signature régulièrement publiée. Le tribunal n'examine pas les autres moyens de la requête, relatifs à l'erreur de droit et à la qualification d'accident de trajet. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.
N° TA45-2104448(TA45-2104448)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du maire de Coteaux-sur-Loire de le raccorder aux réseaux d'eau et d'électricité pour sa parcelle. La juridiction a estimé que le refus était légalement fondé sur les dispositions du plan de prévention des risques d'inondation (PPRi) du Val d'Authion, qui interdisent les constructions et installations en zone AEP, et sur l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, permettant au maire de prévenir les inondations. Le tribunal a notamment retenu que le projet de M. A, incluant des bâtiments et un grillage, était incompatible avec la réglementation applicable. La demande de substitution de motifs présentée par la commune a été accueillie, justifiant le refus de raccordement.
N° TA45-2303814(TA45-2303814)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B... d'une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus du CNAPS de renouveler sa carte professionnelle d'agent de sécurité. En réponse à une demande de confirmation du maintien de ses conclusions, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de l'ensemble de ses conclusions. Par ordonnance du 21 janvier 2025, la présidente de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.
N° TA45-2203377(TA45-2203377)
Le Tribunal Administratif d’Orléans (5ème chambre) a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre la délibération n° 2022-230 du 19 juillet 2022 du conseil municipal de Châteaudun, autorisant la cession d’un ensemble immobilier pour 280 000 euros. Les requérants contestaient le prix de vente, estimé très inférieur aux avis du service des Domaines (510 000 € puis 555 000 €), et dénonçaient un défaut d’information du conseil municipal sur les offres, les charges et l’intérêt général. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la commune avait suffisamment motivé sa décision par l’intérêt général (revitalisation, création d’emplois) et que l’écart de prix, bien que significatif, n’était pas entaché d’une erreur manifeste d’appréciation au regard des contraintes de l’immeuble. La décision s’appuie sur les principes du droit des contrats administratifs et de la légalité des délibérations, sans méconnaître les dispositions du code général des collectivités territoriales.
N° TA45-2202127(TA45-2202127)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. F C, assistant familial, qui contestait la décision du président du conseil départemental du Loiret du 22 avril 2022 lui retirant définitivement son agrément. Le tribunal a jugé que, sur le fondement des articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles, le département avait légalement pu retirer l'agrément en raison de suspicions suffisamment établies de gestes déplacés envers des mineurs accueillis, faisant l'objet d'une enquête pénale, compromettant la sécurité et l'épanouissement des enfants. La décision a été considérée comme proportionnée et régulièrement motivée, la délégation de signature étant produite.
N° TA45-2305206(TA45-2305206)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A contestant le permis de construire délivré par le maire d'Amboise à la SCA Foncière Esprit "Béguinage" pour la création de 21 logements pour personnes âgées. La requérante invoquait notamment l'insuffisance du dossier de permis de construire, la méconnaissance des prescriptions de l'OAP "La Marnière" et une atteinte à la sécurité publique. Le tribunal a estimé que le dossier de demande était complet et que le projet respectait les orientations de l'OAP, notamment en matière de conservation de la végétation et d'aménagement de connexions piétonnes. La décision a été rendue au visa des articles R. 431-8 du code de l'urbanisme et des dispositions du plan local d'urbanisme.
N° TA45-2305220(TA45-2305220)
Le Tribunal Administratif d'Orléans annule l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 7 juillet 2023 refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien, et les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire. La juridiction retient que le refus méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté et de la stabilité de la vie commune de M. B avec son épouse française. Cette annulation entraîne celle des mesures d'éloignement et de présentation au commissariat.
N° TA45-2201959(TA45-2201959)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte du désistement d'instance de M. A..., qui contestait la décision du directeur du centre hospitalier de Blois mettant fin à ses fonctions de chef de service et demandait une indemnisation. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête après y avoir été invité, il est réputé s'être désisté en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative. Les conclusions du centre hospitalier de Blois au titre de l'article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA45-2500084(TA45-2500084)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. F, ressortissant tunisien, contestant l’arrêté du préfet de la Sarthe du 10 janvier 2025 lui refusant le séjour, l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des stipulations de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
N° TA45-2405252(TA45-2405252)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante tunisienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet d'Eure-et-Loir de lui délivrer un titre de séjour "recherche d'emploi création d'entreprise" ou une attestation de décision favorable. Le juge a estimé que la mesure sollicitée était dépourvue d'utilité, dès lors que la décision favorable avait été notifiée à l'intéressée et qu'il lui appartenait simplement de se présenter en préfecture pour récupérer son titre, sans difficulté avérée. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA45-2200303(TA45-2200303)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A, agent de la commune de Chécy, d'une demande d'indemnisation de 122.887 euros pour des préjudices liés à un accident de service survenu le 10 septembre 2012 et à une rechute, ainsi que pour des fautes dans la gestion de sa carrière (absence de promotion, refus de protection fonctionnelle, discrimination, défaut d'aménagement de poste). Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, considérant qu'il n'établissait pas de lien direct et certain entre les préjudices allégués et l'accident de service, et que les fautes invoquées n'étaient pas constituées. La demande d'expertise avant-dire droit a également été rejetée comme dépourvue d'utilité. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité administrative sans faute et pour faute, sans référence à des textes spécifiques.
N° TA45-2400822(TA45-2400822)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B C, ressortissante congolaise, qui demandait l'annulation de la décision du préfet de Loir-et-Cher refusant de lui délivrer un titre de séjour en tant qu'accompagnante de son fils malade. La requérante soutenait une erreur d'appréciation de l'état de santé de son enfant, mais le tribunal a estimé que les éléments médicaux fournis ne démontraient pas que le défaut de prise en charge entraînerait des conséquences d'une exceptionnelle gravité, comme l'exige l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA45-2401764(TA45-2401764)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision du président du Conseil départemental d'Eure-et-Loir lui refusant le revenu de solidarité active (RSA). Le juge a constaté que la requérante n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles avant de saisir le tribunal. En l'absence de cette formalité, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2301229(TA45-2301229)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande indemnitaire de l'EARL Domaine Angelliaume, qui sollicitait 11 940 euros de FranceAgriMer pour le rejet de sa demande d'aide à l'investissement vitivinicole. Le tribunal a jugé que la décision de rejet du 14 juin 2022, fondée sur le caractère incomplet du dossier (absence du formulaire "taille de l'entreprise"), n'était pas entachée d'illégalité fautive. Il a considéré que la requérante, en tant que professionnelle, ne pouvait ignorer les modalités d'octroi de l'aide et qu'elle n'avait pas alerté les services de FranceAgriMer pour régulariser sa situation. La requête a été rejetée, et la demande de FranceAgriMer au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
N° TA45-2400501(TA45-2400501)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la SAS SOCCOIM d’une demande de décharge partielle de taxe foncière et de cotisation foncière des entreprises pour les années 2021 et 2022, concernant une installation de stockage de déchets. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé des dégrèvements supérieurs aux montants demandés, rendant le litige sans objet. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Les conclusions accessoires présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA45-2304803(TA45-2304803)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme E, ressortissante algérienne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire pris par le préfet d'Indre-et-Loire. La requérante invoquait un vice de procédure lié à l'avis du collège de médecins de l'OFII et une erreur d'appréciation sur l'état de santé de son enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme E, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2500139(TA45-2500139)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension des délibérations n° 2024-12-03 et n° 2024-12-04 du conseil de la communauté de communes du Val d'Amboise. La requérante, Mme A, contestait la modification des statuts de l'office de tourisme et la désignation de ses nouveaux dirigeants. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'adoption d'un acte administratif, même potentiellement illégal, ne constitue pas par elle-même une urgence, et la perspective d'un futur vote budgétaire ne suffit pas à la caractériser. La requête a donc été rejetée par ordonnance motivée sans instruction contradictoire, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2500133(TA45-2500133)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B A, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 avril 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a constaté que la notification de l'arrêté, présentée le 6 mai 2024 et non réclamée, était réputée reçue à cette date, faisant courir un délai de recours de trente jours en vertu de l'article R. 776-2 du code de justice administrative. La requête, enregistrée le 19 décembre 2024, était donc tardive, et l'obtention ultérieure d'une copie de l'arrêté n'a pas pu rouvrir ce délai. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA45-2201700(TA45-2201700)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. L, agent contractuel de la communauté d’agglomération Bourges Plus, qui demandait réparation pour les préjudices résultant de sa suspension de fonctions et du non-renouvellement de son contrat. Le tribunal a jugé que la mesure de suspension, prise le 31 janvier 2020 sur le fondement de l’article 30 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983, était justifiée par l’intérêt du service et les faits de harcèlement sexuel signalés, sans qu’une sanction disciplinaire ultérieure soit nécessaire. Il a également estimé que le non-renouvellement du contrat, intervenu le 3 février 2021, était fondé sur l’intérêt du service, compte tenu de la perte de confiance et de la réorganisation des services, et non sur une volonté d’évincer l’agent. En conséquence, aucune faute de nature à engager la responsabilité de la collectivité n’a été retenue.
N° TA45-2203173(TA45-2203173)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de la SAS Millet Gérard contestant la décision de l’INAO du 7 juillet 2022, qui lui interdisait de revendiquer une partie de la parcelle ZK n° 148 en appellation d’origine contrôlée (AOC) Sancerre. Le tribunal a jugé que la délimitation de l’aire parcellaire, approuvée par le comité national de l’INAO en juin 1983 et déposée en mairie, faisait foi et que la société n’établissait pas que la limite basse retenue méconnaissait les prescriptions du rapport d’experts de 1982. Il a également écarté le moyen tiré de la prescription fondé sur l’article L. 665-5 du code rural et de la pêche maritime, cette disposition ne s’appliquant qu’aux manquements aux règles de déclaration de plantations et d’arrachage de vignes, et non au litige. La demande de frais de justice a été rejetée.