Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2500128(TA45-2500128)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A qui demandait la délivrance sous astreinte d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, dès lors que la requérante est titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle en cours de validité et que ses droits sociaux et son droit de travailler ne sont pas suspendus. Il relève également qu'une attestation de prolongation d'instruction lui sera délivrée après l'expiration de son titre. La demande de frais de justice est également rejetée.
N° TA45-2500154(TA45-2500154)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur la demande du maire de Bourges, a ordonné la désignation d’un expert afin d’examiner un immeuble situé 76 rue de Bourbonnoux, propriété de la succession de Mme C A, présentant un péril pour la sécurité publique en raison de sa vétusté et de dégradations évolutives. Cette décision est fondée sur les articles L. 511-2, L. 511-4 et L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur les articles R. 531-1 et R. 556-1 du code de justice administrative. L’expert désigné devra, dans les vingt-quatre heures, constater l’état du bâtiment et des mitoyens, évaluer le danger éventuel et son caractère imminent, et proposer des mesures de nature à y remédier.
N° TA45-2403215(TA45-2403215)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 18 juillet 2024 par lequel la préfète du Loiret obligeait M. B, ressortissant portugais, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que M. B, résidant habituellement en France depuis plus de cinq ans, bénéficiait d'un droit au séjour permanent en vertu des articles L. 233-1 et L. 234-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En application de l'article L. 251-2 du même code, un citoyen de l'Union européenne titulaire de ce droit ne peut faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, même pour un motif d'ordre public. Par conséquent, la décision d'éloignement a été jugée entachée d'une erreur de droit, entraînant l'annulation de l'arrêté dans son ensemble.
N° TA45-2400875(TA45-2400875)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant sierraléonais, contestant l'arrêté préfectoral du 29 janvier 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée récente en France et de l'absence d'attaches familiales stables. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la même Convention, jugeant que les éléments produits par le requérant ne suffisaient pas à établir qu'il serait personnellement exposé à des traitements inhumains ou dégradants en cas de retour en Sierra Leone.
N° TA45-2405240(TA45-2405240)
Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Loiret de délivrer à M. A une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Le requérant, conjoint de Français, n’avait pas obtenu le renouvellement de son attestation malgré plusieurs demandes, alors que sa demande de carte de séjour était toujours en cours d’instruction. Le juge a reconnu l’urgence et l’utilité de la mesure, compte tenu des risques de suspension de son emploi et de ses droits sociaux. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA45-2401579(TA45-2401579)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant égyptien, qui contestait l’arrêté du préfet d’Indre-et-Loire du 2 février 2024 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence de l’auteur de l’acte, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la courte durée de présence en France (deux ans), de l’absence d’attaches familiales solides et de la persistance de liens dans le pays d’origine. En conséquence, les décisions subséquentes d’éloignement n’étaient pas privées de base légale, et l’ensemble des conclusions (annulation, injonction, frais) a été rejeté.
N° TA45-2304273(TA45-2304273)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et que le droit d'être entendu du requérant n'avait pas été méconnu. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 435-1 et L. 423-23.
N° TA45-2304271(TA45-2304271)
Cette décision du Tribunal Administratif d'Orléans (2ème chambre) rejette la requête de Mme C, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 13 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal écarte l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu, et l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, et la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne relative au droit d'être entendu.
N° TA45-2300060(TA45-2300060)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet d'Indre-et-Loire lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement fondé sa décision sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), M. A étant entré irrégulièrement et ne justifiant d'aucun droit au séjour à la date de l'arrêté. Les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation lié à l'absence de mention de l'accord franco-tunisien et la violation du droit d'être entendu, ont été écartés comme inopérants ou infondés.
N° TA45-2405219(TA45-2405219)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A qui demandait une injonction de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. La requérante avait formé une demande de titre de séjour le 17 juin 2024, sur laquelle une décision implicite de rejet était née le 18 octobre 2024 en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA45-2300660(TA45-2300660)
Le Tribunal Administratif d'Orléans (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 30 janvier 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté comme inopérant le moyen tiré de l'article L. 425-9 du CESEDA, le requérant ne contestant pas utilement le motif de l'arrêté fondé sur l'absence de conséquences d'une exceptionnelle gravité en cas de défaut de soins. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.
N° TA45-2300059(TA45-2300059)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du 6 décembre 2022 de la préfète d'Indre-et-Loire lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais le tribunal a estimé qu'il ne justifiait pas de liens personnels ou familiaux d'une intensité suffisante en France, eu égard à sa situation de célibataire sans charge de famille et à ses attaches conservées au Sénégal. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, incluant sa demande d'injonction et celle fondée sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2300058(TA45-2300058)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme B, ressortissante libyenne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d'Indre-et-Loire. La requérante invoquait notamment des vices de procédure liés à l'avis de la commission du titre de séjour, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses moyens, considérant que la décision attaquée était suffisamment motivée et que la composition de la commission était régulière. Il a également jugé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, ni à l'intérêt supérieur de ses enfants, et a validé l'obligation de quitter le territoire français. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2300050(TA45-2300050)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour "salarié". Le tribunal a retenu la fin de non-recevoir opposée par le préfet, estimant que la requête, enregistrée le 5 janvier 2023, était tardive. Il a appliqué le principe de sécurité juridique, considérant que la décision implicite de rejet était née le 9 décembre 2021 et que Mme B en avait eu connaissance, sans exercer de recours dans un délai raisonnable d'un an. Les textes appliqués sont les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les articles L. 112-3, R. 112-5 et L. 112-6 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA45-2201313(TA45-2201313)
Cette décision du Tribunal Administratif d'Orléans (2ème chambre) concerne une requête en excès de pouvoir de M. B et Mme C contre le refus implicite du maire de Mittainvilliers-Vérigny de faire cesser les nuisances sonores d'une pompe à chaleur communale. Les requérants demandent à titre principal une expertise pour mesurer les nuisances, ou à titre subsidiaire l'annulation du refus et une injonction de cessation sous astreinte. Le tribunal rappelle son office : il peut apprécier la légalité du refus et enjoindre des mesures, mais sans se substituer à l'administration pour définir une politique publique. Il précise que l'illégalité du refus n'est constituée que si, au regard de l'obligation légale, des mesures déjà prises et des difficultés, l'administration n'a pas pris les mesures appropriées pour prévenir la poursuite de la méconnaissance caractérisée d'une règle de droit. Les textes appliqués sont le code de la santé publique (articles R. 1336-5 et suivants) et le code de justice administrative.
N° TA45-2500160(TA45-2500160)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Loches visant à désigner un expert pour examiner un immeuble situé 2 rue Alfred de Vigny, propriété de Madame C D, présentant un péril pour la sécurité publique en raison de sa vétusté et de dégradations évolutives. Sur le fondement des articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que de l'article R. 556-1 du code de justice administrative, le juge a ordonné la nomination d'un expert architecte. Celui-ci devra, dans les vingt-quatre heures, constater l'état du bâtiment et des mitoyens, évaluer le danger et son caractère imminent, et proposer des mesures de nature à y mettre fin.
N° TA45-2500155(TA45-2500155)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la demande ne relevait pas de sa compétence territoriale, car le requérant résidait à Tourcoing (Nord) au moment de l'introduction de son recours, en application de l'article R. 312-8 du même code. En conséquence, l'ordonnance a rejeté l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA45-2400673(TA45-2400673)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté préfectoral du 28 septembre 2023 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels justifiant son admission au séjour. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, compte tenu des attaches familiales conservées au Bangladesh et de l'absence de continuité de séjour établie. En conséquence, toutes les conclusions de M. A, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
N° TA45-2405125(TA45-2405125)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet d'Indre-et-Loire de délivrer à Mme B un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour mention "étudiant" dans un délai de huit jours. La requérante, confrontée à des difficultés techniques sur la plateforme ANEF, avait déposé sa demande par courrier recommandé, sans obtenir de réponse de l'administration. Le juge a considéré que l'urgence était établie, l'absence de document de séjour empêchant la requérante de réaliser un stage obligatoire pour valider son année universitaire et de conserver son emploi. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA45-2400649(TA45-2400649)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante géorgienne, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Il a également estimé que la demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas fondée, faute de motifs exceptionnels ou humanitaires démontrés. Enfin, la décision ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée récente en France et de l'absence d'attaches familiales solides sur le territoire.