Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
17 348 décisions disponibles — page 329/868
N° TA45-2304404(TA45-2304404)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 11 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour "salarié", l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation et de la méconnaissance des articles L. 435-1, L. 423-23 du CESEDA et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit fait droit aux conclusions accessoires.
N° TA45-2303519(TA45-2303519)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de la SA Scalis de sa requête en plein contentieux. La société demandait la condamnation de l'État à l'indemniser du préjudice résultant du retard dans l'octroi du concours de la force publique pour exécuter une décision d'expulsion. Le désistement a été accepté sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, aucune opposition n'ayant été relevée. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.
N° TA45-2500084(TA45-2500084)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. F, ressortissant tunisien, contestant l’arrêté du préfet de la Sarthe du 10 janvier 2025 lui refusant le séjour, l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des stipulations de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
N° TA45-2303520(TA45-2303520)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par la SA Scalis d'une demande de condamnation de l'Etat à l'indemniser du préjudice subi en raison du retard dans l'octroi du concours de la force publique pour exécuter une décision d'expulsion. La société requérante a toutefois déclaré se désister de sa requête par un acte enregistré le 9 octobre 2024. Par ordonnance du 21 janvier 2025, le tribunal, faisant application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement pur et simple. Aucune somme n'a été mise à la charge de l'Etat.
N° TA45-2500096(TA45-2500096)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B, ressortissant mongol. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, le refus faisant basculer l'intéressé dans une situation irrégulière et l'empêchant de travailler, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de l'absence de motivation et d'une possible méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2500122(TA45-2500122)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Finistère du 10 janvier 2025 fixant le pays de destination de son éloignement. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation, de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La décision s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2304147(TA45-2304147)
Le Tribunal administratif d'Orléans a donné acte du désistement de M. A..., qui contestait le refus du CNAPS de lui délivrer une autorisation préalable pour un stage de maintien des compétences en vue du renouvellement de sa carte professionnelle d'agent de sécurité. Le requérant n'ayant pas confirmé expressément le maintien de sa requête malgré une invitation en ce sens, il a été réputé s'être désisté en application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. L'ordonnance constate ce désistement sans examiner le fond du litige.
N° TA45-2203173(TA45-2203173)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de la SAS Millet Gérard contestant la décision de l’INAO du 7 juillet 2022, qui lui interdisait de revendiquer une partie de la parcelle ZK n° 148 en appellation d’origine contrôlée (AOC) Sancerre. Le tribunal a jugé que la délimitation de l’aire parcellaire, approuvée par le comité national de l’INAO en juin 1983 et déposée en mairie, faisait foi et que la société n’établissait pas que la limite basse retenue méconnaissait les prescriptions du rapport d’experts de 1982. Il a également écarté le moyen tiré de la prescription fondé sur l’article L. 665-5 du code rural et de la pêche maritime, cette disposition ne s’appliquant qu’aux manquements aux règles de déclaration de plantations et d’arrachage de vignes, et non au litige. La demande de frais de justice a été rejetée.
N° TA45-2201959(TA45-2201959)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte du désistement d'instance de M. A..., qui contestait la décision du directeur du centre hospitalier de Blois mettant fin à ses fonctions de chef de service et demandait une indemnisation. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête après y avoir été invité, il est réputé s'être désisté en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative. Les conclusions du centre hospitalier de Blois au titre de l'article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA45-2500139(TA45-2500139)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension des délibérations n° 2024-12-03 et n° 2024-12-04 du conseil de la communauté de communes du Val d'Amboise. La requérante, Mme A, contestait la modification des statuts de l'office de tourisme et la désignation de ses nouveaux dirigeants. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'adoption d'un acte administratif, même potentiellement illégal, ne constitue pas par elle-même une urgence, et la perspective d'un futur vote budgétaire ne suffit pas à la caractériser. La requête a donc été rejetée par ordonnance motivée sans instruction contradictoire, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2400501(TA45-2400501)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la SAS SOCCOIM d’une demande de décharge partielle de taxe foncière et de cotisation foncière des entreprises pour les années 2021 et 2022, concernant une installation de stockage de déchets. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé des dégrèvements supérieurs aux montants demandés, rendant le litige sans objet. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Les conclusions accessoires présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA45-2400822(TA45-2400822)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B C, ressortissante congolaise, qui demandait l'annulation de la décision du préfet de Loir-et-Cher refusant de lui délivrer un titre de séjour en tant qu'accompagnante de son fils malade. La requérante soutenait une erreur d'appréciation de l'état de santé de son enfant, mais le tribunal a estimé que les éléments médicaux fournis ne démontraient pas que le défaut de prise en charge entraînerait des conséquences d'une exceptionnelle gravité, comme l'exige l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA45-2303521(TA45-2303521)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la SA Scalis d’une demande de condamnation de l’État à l’indemniser du préjudice subi en raison du retard dans l’octroi du concours de la force publique pour exécuter une décision judiciaire d’expulsion. Par un acte enregistré le 9 octobre 2024, la société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance du 21 janvier 2025. Aucune condamnation n’a donc été prononcée à l’encontre de l’État.
N° TA45-2402037(TA45-2402037)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme A B d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 30 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. En cours d'instance, le préfet a délivré à l'intéressée une carte de séjour temporaire le 5 septembre 2024, retirant implicitement l'arrêté contesté. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions à fin d'annulation et d'injonction étaient devenues sans objet, et a rejeté les demandes de frais irrépétibles.
N° TA45-2102256(TA45-2102256)
Cette décision du Tribunal Administratif d'Orléans (5ème chambre) porte sur la demande de la SARL la Ferme du Pizay visant à obtenir la condamnation de l'État à lui verser une indemnité de 66.493,41 euros. La société estime avoir subi des préjudices en raison de contrôles abusifs et d'une suspension d'agrément sanitaire irrégulière liés à son activité d'abattage rituel de volailles. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la fréquence des contrôles, fondée sur le règlement (UE) 2017/625 et la note technique de la direction générale de l'alimentation, n'était pas abusive et que la procédure de suspension d'agrément avait été régulière. La solution retenue est donc le rejet des conclusions indemnitaires et des frais de justice.
N° TA45-2101283(TA45-2101283)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a examiné les recours de la société RDSL contre le refus de l’inspection du travail d’autoriser le licenciement de M. A, salarié protégé. Le ministre du travail a annulé la décision initiale de l’inspecteur du travail et a refusé l’autorisation sollicitée. La société contestait cette décision ministérielle, invoquant un défaut de motivation et une erreur sur la qualification juridique des faits, estimant que les agissements de M. A constituaient un harcèlement moral. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les faits reprochés n’étaient pas suffisamment établis par des témoignages probants et ne justifiaient pas une autorisation de licenciement. Les textes appliqués incluent le code du travail relatif à la protection des salariés et le code de justice administrative.
N° TA45-2301229(TA45-2301229)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande indemnitaire de l'EARL Domaine Angelliaume, qui sollicitait 11 940 euros de FranceAgriMer pour le rejet de sa demande d'aide à l'investissement vitivinicole. Le tribunal a jugé que la décision de rejet du 14 juin 2022, fondée sur le caractère incomplet du dossier (absence du formulaire "taille de l'entreprise"), n'était pas entachée d'illégalité fautive. Il a considéré que la requérante, en tant que professionnelle, ne pouvait ignorer les modalités d'octroi de l'aide et qu'elle n'avait pas alerté les services de FranceAgriMer pour régulariser sa situation. La requête a été rejetée, et la demande de FranceAgriMer au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
N° TA45-2203576(TA45-2203576)
Le Tribunal administratif d'Orléans annule l'arrêté du 2 juin 2022 par lequel le président du conseil départemental d'Indre-et-Loire a refusé de reconnaître imputable au service l'accident de trajet dont Mme C a été victime le 24 février 2022. La décision est annulée pour incompétence de l'auteur de l'acte, le signataire ne justifiant pas d'une délégation de signature régulièrement publiée. Le tribunal n'examine pas les autres moyens de la requête, relatifs à l'erreur de droit et à la qualification d'accident de trajet. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.
N° TA45-2203377(TA45-2203377)
Le Tribunal Administratif d’Orléans (5ème chambre) a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre la délibération n° 2022-230 du 19 juillet 2022 du conseil municipal de Châteaudun, autorisant la cession d’un ensemble immobilier pour 280 000 euros. Les requérants contestaient le prix de vente, estimé très inférieur aux avis du service des Domaines (510 000 € puis 555 000 €), et dénonçaient un défaut d’information du conseil municipal sur les offres, les charges et l’intérêt général. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la commune avait suffisamment motivé sa décision par l’intérêt général (revitalisation, création d’emplois) et que l’écart de prix, bien que significatif, n’était pas entaché d’une erreur manifeste d’appréciation au regard des contraintes de l’immeuble. La décision s’appuie sur les principes du droit des contrats administratifs et de la légalité des délibérations, sans méconnaître les dispositions du code général des collectivités territoriales.
N° TA45-2202580(TA45-2202580)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a été saisi par M. B d’une demande d’indemnisation pour le non-respect du délai de prévenance de deux mois lors de la fin de son contrat de projet avec la communauté de communes Bléré-Val de Cher. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que si le délai de prévenance n’avait pas été respecté, M. B n’établissait pas l’existence d’un préjudice direct en lien avec cette irrégularité, ayant perçu ses salaires jusqu’au terme du contrat. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du décret n° 88-145 du 15 février 1988 et de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984.