Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2404979(TA45-2404979)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, un ressortissant guinéen, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que le refus était légalement fondé sur le 4° de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. B avait déposé sa demande d'asile plus de trois ans après son entrée en France, sans motif légitime. Il a également jugé que l'OFII n'avait pas commis d'erreur d'appréciation concernant la vulnérabilité du demandeur, aucun élément particulier n'étant ressorti de l'entretien. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA45-2405550(TA45-2405550)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 22 novembre 2024 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de renouveler le titre de séjour "étudiant" de M. C B et l'a obligé à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le requérant risquant de perdre son emploi et ses moyens de subsistance. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet ayant pu commettre une erreur de droit en ajoutant une condition non prévue par l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui ne requiert pas la démonstration du caractère réel et sérieux des études pour le renouvellement du titre.
N° TA45-2405568(TA45-2405568)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi par le maire de Nogent-le-Rotrou sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise d'un immeuble situé 26 rue de Rhône, présentant un péril pour la sécurité publique en raison de sa vétusté, de fissures et d'infiltrations. La juge des référés a désigné un expert architecte pour examiner le bâtiment et les mitoyens, évaluer le danger et proposer des mesures de sécurité dans un délai de vingt-quatre heures. Cette décision s'appuie sur les articles L. 511-2, L. 511-4 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les articles R. 531-1 et R. 556-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2405570(TA45-2405570)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Bourgueil visant à désigner un expert pour examiner un immeuble communal menaçant ruine. La solution retenue confirme la compétence du maire pour agir en matière de péril, après avoir vérifié qu'il s'était valablement opposé au transfert de cette police à l'intercommunalité. L'expert désigné devra constater l'état du bâtiment et proposer des mesures de sécurité, conformément aux articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l'habitation, ainsi qu'à l'article L. 5211-9-2 du code général des collectivités territoriales.
N° TA45-2404674(TA45-2404674)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. B d'un logement de la résidence universitaire Grandmont gérée par le Crous d'Orléans-Tours. Le juge a constaté que M. B occupait le logement sans droit ni titre après le non-renouvellement de son droit d'occupation et une mise en demeure restée sans effet. La solution retenue est fondée sur la nécessité d'assurer le fonctionnement normal et la continuité du service public du logement étudiant, en application des articles L. 822-1 et suivants du code de l'éducation. L'urgence et l'utilité de la mesure ont été caractérisées par l'impossibilité pour le Crous de disposer du logement pour d'autres étudiants, et les arguments de M. B sur ses difficultés financières et techniques n'ont pas été retenus faute de preuves.
N° TA45-2404676(TA45-2404676)
Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l’expulsion d’un étudiant occupant sans titre un logement du Crous d’Orléans-Tours. Le juge a considéré que l’urgence et l’utilité de la mesure étaient caractérisées par la nécessité d’assurer la continuité du service public, le logement étant nécessaire pour répondre aux demandes d’autres étudiants. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’éducation relatives aux missions des Crous et sur la jurisprudence administrative relative à l’expulsion des occupants sans droit ni titre.
N° TA45-2404677(TA45-2404677)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un étudiant (M. A) occupant sans titre un logement de la résidence universitaire Grandmont gérée par le Crous d'Orléans-Tours. Le juge a retenu la compétence de la juridiction administrative, estimant que l'expulsion vise à assurer la continuité du service public administratif du Crous. Constatant l'absence de contestation sérieuse du titre d'occupation et l'urgence liée à la nécessité de satisfaire les demandes d'autres étudiants, il a fait droit à la demande du Crous sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. L'ordonnance enjoint à l'occupant de libérer les lieux sous quinze jours, sous peine d'expulsion avec le concours de la force publique.
N° TA45-2404806(TA45-2404806)
Cette décision du Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la requête de l'Ehpad Cher Sologne qui demandait le remplacement d'un groupe électrogène aux frais de la société SDMO INDUSTRIES. Le juge des référés constate que la demande principale, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, est irrecevable car elle est présentée simultanément avec une demande accessoire d'expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du même code, ce qui est contraire aux règles de procédure. Par ailleurs, le juge rappelle que, bien qu'il puisse ordonner des mesures urgentes pour assurer la continuité du service public, la condition d'utilité et l'absence de contestation sérieuse ne sont pas remplies en l'espèce. La requête est donc rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence.
N° TA45-2404824(TA45-2404824)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de M. A B, ressortissant marocain, contestant un arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 2 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et retenant son passeport, ainsi qu'un arrêté du 17 décembre 2024 l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'accord franco-marocain ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que l'obligation de quitter le territoire était légale. Il a également estimé que l'assignation à résidence était justifiée par l'existence d'un risque de fuite et proportionnée. Les demandes d'annulation et d'injonction ont donc été rejetées.
N° TA45-2405541(TA45-2405541)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 22 décembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français, sans délai, avec interdiction de retour d'un an, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 312-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le juge a relevé que le requérant était assigné à résidence à Brest (Finistère). Par conséquent, le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Rennes, auquel le dossier a été transmis par ordonnance.
N° TA45-2404909(TA45-2404909)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 8 novembre 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son incarcération jusqu'en 2026 et de l'absence de démonstration de liens familiaux suffisamment stables en France. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA45-2405040(TA45-2405040)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. La décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été jugée suffisamment motivée et non entachée d'un vice de procédure, l'entretien de vulnérabilité ayant pu avoir lieu le même jour que la demande d'asile. Le tribunal a également estimé que la requérante n'apportait pas d'éléments concrets démontrant une erreur manifeste d'appréciation de sa vulnérabilité.
N° TA45-2405059(TA45-2405059)
Le Tribunal administratif d'Orléans rejette la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Cher du 23 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le juge estime que la décision n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la situation personnelle du requérant (célibataire, sans enfant, retour récent en France, absence d'emploi stable). La requête est fondée sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA45-2405109(TA45-2405109)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui contestait les arrêtés du 28 novembre 2024 de la préfète du Loiret l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l'assignant à résidence. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur des actes, l'insuffisance de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier les articles relatifs à l'obligation de quitter le territoire et à l'absence de délai de départ volontaire en raison d'une menace pour l'ordre public.
N° TA45-2405110(TA45-2405110)
Le Tribunal administratif d'Orléans annule la décision du 27 novembre 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à Mme C, ressortissante congolaise, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le juge estime que, bien que la demande de réexamen d'asile de l'intéressée justifie un refus de principe en application du 3° de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Cette erreur résulte de la vulnérabilité particulière de Mme C, qui souffre de troubles dépressifs et post-traumatiques, est mère d'un très jeune enfant et se trouve sans logement stable.
N° TA45-2405259(TA45-2405259)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du préfet d'Indre-et-Loire du 15 novembre 2024 refusant de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant béninois. Le juge a retenu que la condition d'urgence était satisfaite, notamment en raison du risque de licenciement imminent de M. A, lié à la suspension de son contrat de professionnalisation, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution s'appuie sur les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2405265(TA45-2405265)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 13 novembre 2024 renouvelant son assignation à résidence et fixant les modalités de contrôle. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une irrégularité de notification, un défaut d'examen de sa situation, une erreur manifeste d'appréciation et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.
N° TA45-2404669(TA45-2404669)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion d'un étudiant occupant sans titre un logement d'une résidence universitaire gérée par le Crous d'Orléans-Tours. Le juge a considéré que la mesure était urgente et utile pour assurer la continuité du service public, l'occupant n'ayant pas contesté la décision de non-renouvellement de son droit d'occupation ni donné suite à la mise en demeure de quitter les lieux. L'ordonnance enjoint à l'étudiant de libérer le logement sous quinze jours et autorise, à défaut, le recours à la force publique pour procéder à l'expulsion.
N° TA45-2405450(TA45-2405450)
Le tribunal administratif d'Orléans, statuant en tant que juge des référés, a été saisi par M. B d'une requête en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de Maine-et-Loire l'obligeant à quitter le territoire français. Constatant que l'intéressé réside à Angers (Maine-et-Loire), le tribunal a estimé qu'en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Nantes. Par une ordonnance du 27 décembre 2024, il a donc transmis le dossier à cette juridiction, sans se prononcer sur le fond.
N° TA45-2404668(TA45-2404668)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme A du logement universitaire qu'elle occupe sans titre depuis le 1er septembre 2024. Le juge a retenu que le maintien de l'occupante, malgré une décision de non-renouvellement et une mise en demeure, fait obstacle à la mission de service public de logement étudiant confiée au Crous par le code de l'éducation. La condition d'urgence a été caractérisée par l'atteinte à la continuité du service public, et la mesure d'expulsion a été jugée utile pour permettre l'attribution du logement à un autre étudiant. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et du code de justice administrative.