Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2403213(TA45-2403213)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. A contre deux arrêtés préfectoraux. Le premier arrêté du 9 juillet 2024 lui refusait le séjour, l'obligeait à quitter le territoire français avec interdiction de retour d'un an, et imposait des obligations de pointage et de remise de passeport. Le second arrêté du 6 novembre 2024 l'assignait à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient ni les articles L. 435-3, L. 423-23, L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, les requêtes ont été rejetées, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA45-2404852(TA45-2404852)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant les arrêtés du préfet d'Eure-et-Loir du 13 novembre 2024 lui refusant le séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des stipulations de l'accord franco-tunisien. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
N° TA45-2405167(TA45-2405167)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté préfectoral du 26 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir, le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment le défaut d'examen, l'erreur manifeste d'appréciation de la menace à l'ordre public, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Bien que le préfet n'ait pas justifié la menace à l'ordre public, le tribunal a jugé que cette erreur était sans incidence, car la décision était également fondée sur le motif légal de l'entrée irrégulière de l'intéressé sur le territoire français, en application du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2404778(TA45-2404778)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme C B, ressortissante congolaise, contestant les arrêtés de la préfète du Loiret ordonnant son transfert aux autorités espagnoles (responsables de sa demande d'asile) et son assignation à résidence. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur des actes, la méconnaissance des articles 17 et 3 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant les décisions légales et non entachées d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, il a annulé les arrêtés contestés et rejeté les conclusions accessoires de la requête.
N° TA45-2404931(TA45-2404931)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B C, qui contestait l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 7 août 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA45-2405202(TA45-2405202)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant mauritanien, contestant son transfert aux autorités espagnoles et son assignation à résidence. Le requérant soutenait que la décision de transfert était illégale, notamment en l'absence de preuve d'une demande de réadmission et en méconnaissance des articles 7, 10 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la présence en France de la sœur de M. B, réfugiée, n'était pas fondé, car l'intéressé n'avait pas sollicité la clause discrétionnaire prévue à l'article 17 du règlement. En conséquence, la décision de transfert étant légale, l'assignation à résidence n'était pas illégale par voie de conséquence.
N° TA45-2405303(TA45-2405303)
Le Tribunal administratif d'Orléans annule la décision du 3 décembre 2024 par laquelle la directrice territoriale adjointe de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis fin à l'hébergement de M. A, un demandeur d'asile sierra-léonais. Le tribunal estime que cette décision est entachée d'un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé, l'OFII n'ayant pas suffisamment justifié le rejet des explications fournies par M. A concernant les conflits de voisinage et les absences reprochées. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 551-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadre les conditions de cessation des conditions matérielles d'accueil, et sur la directive européenne 2013/33/UE.
N° TA45-2405173(TA45-2405173)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête en référé suspension de M. C, qui contestait la décision 48 SI du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas saisi le tribunal d'une requête en annulation ou réformation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En l'absence de cette requête principale, la demande de suspension a été jugée irrecevable et rejetée sans examen de l'urgence ou du doute sérieux sur la légalité.
N° TA45-2405251(TA45-2405251)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation d'un arrêté du préfet du Cher l'assignant à résidence et d'une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet des Pyrénées-Orientales. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français, car la requête, enregistrée le 9 décembre 2024, était tardive, le délai de recours de quarante-huit heures suivant la notification de l'arrêté du 6 décembre 2023 étant expiré. La solution retenue est fondée sur les articles L. 614-1 et L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article R. 421-5 du code de justice administrative.
N° TA45-2404839(TA45-2404839)
Le Tribunal administratif d'Orléans rejette la requête de M. A, qui demandait l'exécution sous astreinte du jugement du 16 octobre 2024 ordonnant son logement d'urgence. Le juge estime que, dans ce précédent jugement, il s'était déjà implicitement prononcé sur l'absence d'astreinte, épuisant ainsi sa compétence. La solution est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA45-2405324(TA45-2405324)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A pour contester la décision de France Travail fixant la durée de son allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) à 285 jours. Le juge a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative, estimant que le litige relève de l'ordre judiciaire. Cette solution est fondée sur les articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, qui précisent que les litiges relatifs aux prestations d'assurance chômage gérées par France Travail pour le compte de l'organisme gestionnaire sont soumis au régime contentieux antérieur à la création de l'institution.
N° TA45-2201707(TA45-2201707)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A qui contestait le refus du préfet de l'Allier de lui attribuer quatre points à la suite d'un stage de sensibilisation à la sécurité routière. Le juge a estimé que la notification de la lettre 48SI d'invalidation de son permis pour solde de points nul, refusée par l'intéressé le 12 mars 2022, était régulière et antérieure au stage des 18 et 19 mars 2022. En application des articles L. 223-6 et R. 223-8 du code de la route, le préfet était tenu de rejeter la demande de reconstitution de points. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA45-2305019(TA45-2305019)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence, rejette la requête de M. B contestant un indu de 12 177,75 euros de revenu de solidarité active, prime d'activité et aide personnalisée au logement. Le requérant invoquait l'absence de responsabilité personnelle et son incapacité à rembourser, mais le juge estime ces circonstances sans incidence sur le bien-fondé de la créance. La décision rappelle que la contestation du bien-fondé de l'indu ne peut être fondée sur ces motifs, et renvoie à une éventuelle demande gracieuse de remise. Les textes appliqués sont le code de l'action sociale et des familles, le code de la construction et de l'habitation, et le code de la sécurité sociale.
N° TA45-2201312(TA45-2201312)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence et par un juge unique, a rejeté la requête de M. B. Celui-ci contestait la suspension de son allocation de logement par la caisse d'allocations familiales d'Eure-et-Loir à compter d'octobre 2021. Le tribunal a estimé que la suspension était fondée, car un contrôle avait révélé que M. B exerçait une activité indépendante non déclarée et ne justifiait pas de ses ressources. La décision s'appuie sur les articles L. 823-1 et R. 822-2 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA45-2405356(TA45-2405356)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête en référé suspension de l'association collectif de l'étang et de M. B, qui contestaient la décision du maire de Saint-Symphorien de ne pas s'opposer à la déclaration préalable de Free Mobile pour l'implantation d'un pylône relais. La juridiction a constaté que les requérants n'avaient pas introduit de requête en annulation au fond, condition préalable à une demande de suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En l'absence de cette requête principale, la demande de suspension a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans examen de l'urgence ou du doute sérieux sur la légalité.
N° TA45-2301826(TA45-2301826)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence et par un juge unique, a pris acte du désistement pur et simple de Mme A de sa requête en excès de pouvoir. La requérante contestait les décisions du 20 mars 2023 de la commission départementale des personnes handicapées du Loiret lui attribuant la qualité de travailleur handicapé et l'orientant vers le marché du travail. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement de la requérante à l'audience.
N° TA45-2404188(TA45-2404188)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. C, qui contestait la note attribuée à sa fille à l’épreuve anticipée de français du baccalauréat général 2024. Le juge a considéré que les allégations relatives à l’attitude de l’examinatrice n’étaient pas assorties de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. Il a également rappelé qu’il ne lui appartient pas de contrôler l’appréciation du jury sur la valeur d’une prestation, sauf erreur matérielle ou considération étrangère, ce qui n’était pas établi. La requête a donc été rejetée comme irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2203704(TA45-2203704)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B et Mme A contestant le refus implicite de l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat (ANAH) d'accorder la prime "MaPrimeRénov'" pour l'isolation de leurs combles. Les requérants se bornaient à affirmer l'éligibilité de leurs travaux sans apporter les précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. Sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que ce moyen, manifestement insuffisamment précis, justifiait le rejet de la demande par ordonnance.
N° TA45-2305130(TA45-2305130)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 5 850,93 euros. La requérante soutenait que la caisse d'allocations familiales aurait dû déduire ses charges (environ 50 %) du chiffre d'affaires de son activité de location de chambres d'hôtes pour le calcul de ses ressources. Le tribunal a rappelé que, conformément à l'article R. 262-19 du code de l'action sociale et des familles, pour les travailleurs indépendants au régime micro-social, le RSA est calculé sur le chiffre d'affaires réalisé, auquel s'appliquent des abattements forfaitaires prévus par le code général des impôts, et non sur la base des charges réelles. Par conséquent, la demande de Mme B a été jugée infondée.
N° TA45-2405190(TA45-2405190)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Bouygues Télécom et de la société Cellnex France Infrastructures. Les requérantes demandaient la suspension de l'arrêté du 11 octobre 2024 par lequel le maire de Guainville s'est opposé à leur déclaration préalable pour la construction d'un pylône de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les sociétés n'établissant pas que le projet était indispensable pour assurer la continuité de la couverture du territoire national. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.